« Les Naufragés de l’île Tromelin » d’Irène Frain

Le 31 juillet 1761, L’utile fait naufrage sur une petite île déserte perdue au milieu de l’océan indien et cernée par les déferlantes. Depuis, quelques jours, Lafargue, le capitaine, est en conflit avec Castellan et la majorité de l’équipage au sujet de l’itinéraire à suivre. Deux cartes ont été embarquées à bord et indiquent des coordonnées différentes pour cette île dangereuse. A cause de son obstination à ordonner « Cap à l’Est », Lafargue provoque le naufrage du navire.

Comme d’autres, il sort vivant de la catastrophe mais s’enferme dans le mutisme et des crises de tics régulières le secouent. C’est donc Castellan qui assume toutes les responsabilités sur l’île et organise la survie des rescapés, blancs de l’équipage comme noirs de la cale. Car L’utile transportait un cargaison clandestine d’esclaves…

Sur l’île, la solidarité se met très vite en place pour construire un bateau et s’enfuir. Parmi les blancs,certains refusent de participer à ce difficile travail. Le jour du départ, ils seront pourtant à bord alors que les noirs qui n’ont pas ménagé leurs efforts restent sur place avec pour seul espoir la promesse faite par Castellan de revenir les chercher au plus vite.

Malgré toute se bonne volonté, l’officier ne pourra pas honorer sa promesse. 15 ans plus tard, on retrouve sept femmes et un bébé sur le lieu du naufrage. Ils sont vivants mais dans quel état…

 

Les Naufragés de l’île Tromelin est tiré d’une histoire vraie et l’intérêt de ce roman réside principalement dans son aspect historique. Il montre très bien le sort réservé aux esclaves au siècle des Lumières. Malheureusement, à l’époque, seul un très petit nombre d’hommes avait conscience de l’ignominie de leurs actes. Même Castellan qui avait véritablement l’intention de revenir pour sauver les Noirs de la cale ne les considérait pas comme égaux aux blancs puisqu’ils étaient installés dans un camp à part et n’avaient pas le droit au même sort que les autres. Reconnaissons tout de même les effets positifs de cette horrible aventure : elle a contribué à révéler aux hommes du siècle des Lumières l’atrocité du sort réservé aux esclaves et àaparticipé, au moins en partie, à l’abolition de l’esclavage le 4 février 1794 : « Tous les hommes sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français, et jouiront des tous les droits assurés par la Constitution« . 

Pour lire d’autres avis, c’est par ici.

Merci à Suzanne de Chez les filles et aux éditions Michel Lafon pour m’avoir proposé de recevoir ce livre gratuitement.

FRAIN, Irène, Les naufragés de l’île Tromelin, Michel Lafon, 2009.

9 réflexions sur « « Les Naufragés de l’île Tromelin » d’Irène Frain »

  1. Tu as l’air d’avoir aimé ce livre, contrairement à bien d’autres avis ces temps-ci. Bien sûr que je comprends que tu n’aies pas le temps de répondre aux commentaires ! Tout va bien chez toi ? Quand récupères-tu ta petite ?

  2. @Aifelle : A vrai dire, j’ai pas trop eu le temps de lire d’autres avis… J’ai bien aimé ce livre pour son aspect historique mais du point de vue littéraire c’est pas génial ! Difficile de faire les deux en même temps !
    Je ne sais toujours pas quand me fille va renter à la maison et c’est vraiment pesant… On le saura doute au dernier moment. On espère d’ici la fin de la semaine prochaine. Vivement la fin du tunnel !

  3. En effet ce livre m’attirait par son aspect historique au départ, et puis j’ai bien aimé.
    Patience pour récupérer ta petite ; j’espère qu’elle grossit et grandit!

  4. Comme toi, je trouve qu’il manque d’un certain « romanesque littéraire ».
    Courage pour ces derniers jours avant l’arrivée de ta petite puce dans sa maison!
    Bises

  5. moi j’ai adoré ce roman mais le plus important c’est que ta puce grandisse bien et que tu te reposes bien avant de la récupérer.
    Une douce caresse à ta petite oihane

  6. Malgré l’aspect historique qui me tente bien, je ne suis pas vraiment certaine d’aimer ce roman…J’espère que tu récupéreras très vite ta petite à qui je fais un gros bisou et à toi aussi par la même occasion ! ))

  7. Un livre édifiant malheureusement sur la cruauté dont on faisait preuve envers les Noirs. En plus il montre aussi ce que devait être la vie à bord d’un navire, quand on voit que certains marins étaient embarqués de force ou ne savaient pas nager.
    La vie humaine n’avait pas beaucoup de valeur pour certains .
    Et pour finir, moi aussi j’espère que ta puce va rapidement rentrer.

La parole est à vous !

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