Les quatres saisons de l’été – Grégoire Delacourt

C’est l’été sur la plage du Touquet. Le destin de quatre couples, à quatre âges de la vie, est en train de se jouer.

Louis a 15 ans. Victoire en a 13. Il est fou amoureux d’elle et d’écide d’attendre qu’elle sorte de l’enfance. Ils passent leurs vacances ensemble. Il ne dit rien, ne tente aucun baiser, aucun geste. Mais Victoire comprend et lui brise le coeur en déclarant : « L’amour, c’est quand on peut mourir pour quelqu’un. Quand on a les mains qui piquent, les yeux qui brûlent, quand on n’a plus faim. Et j’ai pas les mains qui piquent avec toi. » p. 37

Le deuxième personnage de ce roman est une femme qui vit seule avec son fils depuis que son mari l’a quittée du jour au lendemain sans plus jamais donner signe de vie. Dans un hôpital de Berck, elle retrouve par hasard Jérôme, ce premier amour dont elle n’a jamais vraiment fait le deuil. Forcément, elle est déçue…

Monique a 55 ans. Elle est mariée avec Jacques depuis de nombreuses années. Ils ont eu trois fils désormais adultes. Monique était une maman heureuse mais aujourd’hui, sa vie lui semble vide. Jacques ne la regarde plus et ne la comble plus.

Rose et Pierre se sont connus pendant la guerre. En plongeant ensemble dans le sable pour éviter des tirs ennemis, ils se promettent le mariage en cas de survie. En ce 14 juillet 1999, ils ont décidé de finir leurs jours ensemble là où ils se sont rencontrés.

C’est avec beaucoup de délicatesse et de poésie que Grégoire Delacourt nous raconte l’histoire des ces quatre couples. Plus que quatre histoires d’amour, c’est quatre histoires de vie dont il est question ici. Les illusions perdues, les rêves de grand amour, le confrontation avec la réalité de la vie.

Le ton est intime et nostalgique mais plus on avance dans le roman et donc dans les âges de la vie, plus les personnages semblent sereins et heureux. C’est plutôt de bonne augure, non ?

« J’ai fait mon deuil de mon rêve d’un amour si fort qu’on puisse en mourir » nous dit l’un des narratrices page 121. « Nous sommes une histoire sans histoire. un amour immense, qui ne mérite pas un livre, personne n’en a d’ailleurs jamais réussi un, qui commencerait par « Ils vécurent heureux ». Au fond, nous sommes un couple sans intérêt. » annonce une autre page 254. Le secret d’un amour qui dure ne réside t-il pas finalement dans cette simplicité ?

Un magnifique roman qui se dévore tout seul.

Pour Leiloona, c’est « un très bon roman […] dont la construction tellement bien pensée apporte un gros plus ». C’est vrai que j’ai oublié de vous parler de cette construction qui permet d’établir des liens intéressants entre les quatre histoires. Sandrine a aimé elle aussi.

DELACOURT, Grégoire, Les quatre saisons de l’été, JC Lattès, 2015.

9 réflexions sur « Les quatres saisons de l’été – Grégoire Delacourt »

La parole est à vous !

%d blogueurs aiment cette page :