Les séparéees – Kétévane Davrichewy

Alice et Cécile étaient inséparables depuis l’enfance. Ados puis jeunes adultes dans les années 1980, elles ont connu les espoirs suscités par l’élection de François Mitterand, les albums de Julien Clerc ou de Patti Smith qui passent en boucle, l’arrivée du Sida, etc. Plus tard, l’une est partie vivre pour quelques temps à New-York, l’autre est restée en France. Les années ont passé. Elles se sont mariées, ont élevé leurs enfants et ont continué à se voir et à tout partager ou presque.

Au fil du temps, cette amitié fusionnelle s’est tout de même étiolée jusqu’à ce que les deux amies finissent par complètement couper les ponts. Au moment où débute le roman, elles ne se sont pas vues depuis cinq ans. Cécile est à l’hopîtal, plongée dans le coma. Elle entend tout et son cerveau fonctionne très bien mais elle ne peut ni parler ni bouger. Alice, elle, est assise dans un café et feuillette un magazine retraçant les années Mitterand. Chacune de leur côté, les deux femmes se souviennent du passé et tentent de comprendre comment elles en sont arrivées à ne plus se parler.

A travers l’histoire de ces deux femmes et de leur entourage, c’est toute la complexité des sentiments humains qui est mise en avant. Les malentendus, les non-dits, les secrets ont une place importante. Ils se dévoilent par petites touches grâce au croisement des points de vue d’Alice et de Cécile.

Les sujet traités dans ce roman sont intéressants : l’amitié, la fin de l’enfance, la complexité des relations humaines, la famille. Le ton est juste, l’écriture de qualité. Cependant, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Certains passages m’ont semblé peu clairs et le dénouement laisse certaines questions en suspens. Je crois que d’ici quelques jours, je ne me souviendrai plus de grand chose.

J’ai découvert Kéthévane Davrichewy récemment avec Quatre murs, un roman qui m’a laissée un peu sur ma faim, mais je m’étais promis de refaire un essai avec cet auteur. Je crois que ce n’était finalement pas une bonne idée… ou alors ce n’était pas le bon moment. De la fatigue, une lecture morcelée, ça n’aide pas.

DAVRICHEWY, Kéthévane, Les séparées, Sabine Wespieser Editeur, 2012.

10 pensées sur “Les séparéees – Kétévane Davrichewy”

  1. Ah mince; J »avais adoré cette lecture. Mais ça arrive, on a tous des sensibilités différentes et la lecture morcelée n’aide pas non plus. Je te souhaite de belles lectures à venir

  2. J’avais eu un coup de coeur pour La mer Noire et me suis précipitée sur Les séparées qui m’a déçue… J’ai tout de même récidivé avec Quatre murs et je l’ai trouvé sans grand intérêt. C’est dommage, cette auteure m’est sympathique !

La parole est à vous !

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