Les temps sauvages – Ian Manook

J’ai quitté Yerudelgger en mai dernier avec l’envie d’enchaîner sur la suite de ses aventures. Un roman qui promène son lecteur au coeur de l’Asie centrale, ce n’est pas si courant que cela !

Dans Les temps sauvages, Yeruldelgger part à la recherche du meurtrier de Colette, l’ex prostituée qui lui a servi de couverture dans sa précédente enquête, et de son fils adoptif porté disparu. Il éprouve beaucoup de respect et d’amitié pour cette femme mais on lui tend un piège et on l’accuse de l’assassinat.

Il apparaît trés vite que quelqu’un cherche encore une fois des ennuis au comissaire. Erdenbat, son salaud de beau-père qui avait été laissé pour mort, serait-il encore vivant ?

Pendant ce temps là, ses collègues enquêtent sur deux meurtres mystérieux qui ont eu lieu dans les steppes mongoles. C’est dans ce cadre qu’Oyun rencontre un beau militaire dont elle tombe immédiatement sous le charme. On se dit que c’est trop beau pour être vrai et que ça sent l’entourloupe à plein nez. Ian Manook n’a pas pour habitude de faire dans le romantisme !

En France, un mystérieux chinois tente de tuer un flic. Au Havre, on retrouve par hasard six enfants morts dans un container et un seul survivant. Ces enfants d’origine mongole étaient semble t-il des voleurs recrutés pour alimenter un trafic juteux. Qui est à la tête de tout cela ?

De la Mongolie à la France en passant par la Russie et la Chine, Yeruldelgger tente de trouver le lien entre toutes ces affaires dans lesquelles la corruption règne en maître. Ses méthodes sont toujours aussi violentes et il est plus que borderline pour un flic.

Les rebondissements sont nombreux et l’intrigue parfois tortueuse. Certaines situations sont même un peu trop invraisemblables à mon goût. Le contexte dans lequel se déroule l’intrigue et les réflexions sur la culture mongole sont cependant toujours aussi intéressants et ça reste un bon polar.

Pour Hélène, c’est un roman à consommer sans modération.

MANOOK, Ian, Les temps sauvages, Albin Michel, 2015.

10 pensées sur “Les temps sauvages – Ian Manook”

  1. bon je n’avais pas été emballée par le précédent (en plus Manoock avait très mal pris mes réserves et j’avais détesté la manière dont il s’en était défendu), je crois que je vais passer mon tour sur celui-là du coup (c’est une impression où je te sens moins enthousiaste que pour Yeruldegger?)

La parole est à vous !

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