« L’oiseau des steppes » de Jean-Sébastien Blanck

Il était une fois, dans une lointaine contrée un peu à l’écart de la route de la soie, un royaume que personne ou presque ne connaissait. Les habitants étaient très pauvres. Ils ne connaissaient pas l’agriculture -leur terre était balayée par les vents, très dure et aride. Il n’y avait pas de villes, pas de maisons, pas de richesses. Les hommes, les femmes et les enfants dormaient sous des tentes et survivaient comme ils le pouvaient. Un jour, le roi demande à Paladjan, un jeune homme qui avait déjà appris beaucoup de choses en écoutant les discours des cavaliers égarés dans cette contrée, de parcourir le monde pour le découvrir. Des années et des années plus tard,  le rois est mort, son fils lui a succédé et Paladjan revient parmi les siens. Il fait partager à son peuple tout ce qu’il a appris.

L’oiseau des steppes est un conte merveilleux plein de poésie qui emmène le lecteur sur la route de la soie mais lui permet aussi de réfléchir aux bienfaits comme aux méfaits de la civilisation. L’influence orientale est indéniable tant du point de vue des thèmes (voyage, guerre, conquêtes, richesses, royauté, rencontres entre peuples, etc.) que de la narration.

J’étais très enthousiaste avant de lire ce texte car j’aime beaucoup tous les récits mythiques qui se déroulent en Asie centrale et permettent de partir à la rencontre d’anciennes civilisations. Malheureusement, j’ai décroché à partir de la deuxième moitié du récit. Les dialogues qui entrecoupent la narration -sans doute pour faciliter la lecture des plus jeunes- m’ont gênée et je crois que j’aurais préféré que Paladjan nous fasse partager un peu plus  longtemps ses merveilleuses découvertes.

Les illustrations de Rodrigo Lujan -aquarelles et techniques numériques- manquent de chaleur à mon goût. Les aquarelles à l’état brut, non retravaillées, ça a plus de charme !

L’oiseau des steppes est tout de même un conte qui peut plaire à ceux qui ne connaissent pas beaucoup les contes orientaux et les romans du Moyen-Age qui racontent la période antique. Je pense notamment aux jeunes lecteurs… Si je n’ai pas vraiment accroché, c’est sans doute parce que je connais bien cette abondante littérature.

Merci Babelio et aux éditions alzabane pour l’envoi de ce livre.

BLANCK, Jean-Sébastien, L’oiseau des steppes, Alzabane éditions, 2007.

5 pensées sur “« L’oiseau des steppes » de Jean-Sébastien Blanck”

  1. moi j’ai eu la feuille et son vent … magnifique aussi du même éditeur et avec Babelio également j’étais très heureuse de ce tirage . un très beau livre, et très belle histoire .

  2. @pimprenelle : je crois que l’auteur-éditeur a proposé beaucoup de ses livres à Babelio. Les sujets et les styles semblent assez variés.
    @Pascale : Bienvenus sur ce blog !

  3. je me retrouve dans ton billet! la lecture me semble est difficile d’accès. Par contre les adultes peuvent apprécier je pense le côté vraiment instructif de cet univers. Pour les illustrations La Vigne qui aimait un lierre n’utilise pas de techniques numériques, on sent un travail d’artiste. Par contre je reste tout de même attirée par Alzabane l’oiseau de la Lune et La feuille et le vent…

La parole est à vous !

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