Louise Michel : la Vierge Rouge -Marym et Bryan Talbot

Son engagement dans la Commune de Paris, son rêve de justice sociale, son combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes et le droit des peuples ont fait de celle que l’on surnomme la Vierge Rouge une héroïne française.

La bande dessinée commence en janvier 1905. Louise Michel vient de mourir et son cercueil traverse Paris sous le regard de la foule venue lui rendre un dernier hommage. Au même moment, la conférencière américaine Charlotte Perkins Gilman arrive gare de Lyon. Elle a eu l’occasion de rencontrer Louise Michel une fois à Londres. Accueillie par une jeune femme dont la mère a bien connu la Vierge Rouge, elles évoquent ensemble, à travers de nombreux flashback, la vie et les grands combats de Louise Michel.

On découvre -ou redécouvre- alors son engagement aux côtés du peuple dans un Paris assiégé et affamé par la guerre de 1870, sur les barricades de la Commune ou aux côtés des Canaques lors de sa déportation en Nouvelle-Calédonie. Féministe, grande oratrice, rassembleuse, convaincue que le progrès passe par la science et l’éducation, elle voue sa vie à ses convictions et n’hésite pas à prendre les armes si cela s’avère nécessaire.

Avec un telle vie, on s’attend à un roman graphique passionnant. Ce n’est malheureusement pas le cas. Si l’aspect documentaire et historique est intéressant, le scénario n’est pas vraiment palpitant. Le trait précis de Bryan Talbot, en noir et blanc avec une touche de rouge de temps en temps, rend cependant l’ensemble pas désagréable à lire. Des notes situées en fin d’ouvrage permettent aux plus intéressés de compléter la lecture. Une BD à découvrir uniquement si on a envie d’en savoir plus sur cette femme au destin hors du commun.

TALBOT, Marym, TALBOT, Bryan, Louise Michel : la Vierge Rouge, La librairie Vuibert, 2016.

27 réflexions sur « Louise Michel : la Vierge Rouge -Marym et Bryan Talbot »

  1. Je l’ai acheté parce que le parcours de cette femme et son engagement me fascinent depuis très longtemps. Pas encore lu mais ça ne saurait tarder, je te dirais si ma déception est (ou pas) à la hauteur de la tienne 😉

    1. Il faut dire que je viens de terminer la série Communardes qui traite de la même époque mais d’une façon bien différente alors cela a sans doute fortement influencé mon jugement. Une élève l’a lu et m’a dit qu’elle avait aimé. A voir donc…

    1. Ce côté didactique m’a vraiment dérangée. Pour moi, l’intérêt de la BD, c’est justement d’apprendre des choses différemment. Sur ce coup là, c’est raté.

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