Malala pour le droit des filles à l’éducation – Raphaële Frier et Aurélia Fronty

malala rue du monde

L’histoire de Malala, cette jeune pakistanaise luttant pour le droit des filles à l’éducation et devenue Prix Nobel de la paix en 2014 à l’âge de 17 ans, est désormais bien connue. Mais comment évoquer un sujet si difficile, si complexe, avec des enfants ? Il fallait tout le talent d’une maison d’édition aussi géniale que Rue du monde pour y parvenir.

Raphaële Frier, avec des mots simples et des phrases courtes, retrace la vie de la jeune fille. Née dans le Nord du Pakistan, au sein d’une famille dont le père est directeur d’école, Malala grandit en ville et rend régulièrement visite à son grand-père dans les montagnes pachtounes. Elle entend parler de ces filles mariées de force à des hommes bien plus âgés qu’elle et se rend bien compte que les femmes n’ont pas les mêmes droits que leurs maris.

Les talibans veulent fermer l’école du père de Malala. Après un tremblement de terre, ils en profitent pour faire croire à la population que c’est son comportement irresponsable qui en est la cause. La musique et les films sont interdits. La burqa est imposée aux femmes et la barbe aux hommes. Les filles n’ont plus le droit d’aller à l’école. Malala, soutenue par son père, se révolte et défend la cause des femmes sur Internet et à la télévision. La guerre éclate entre le gouvernement pakistanais et les talibans. En 2012, alors qu’elle se trouve dans le bus scolaire, Malala est victime d’une tentative d’assassinat. Soignée en Grande-Bretagne, elle poursuit son combat à distance et devient le symbole de la lutte pour le droit des filles à l’éducation.

Le texte s’intéresse aux faits et uniquement aux faits. Aucun détail sordide. Aucun apitoiement. Au contraire, l’auteur dresse un portrait plein d’optimisme du combat de Malala et les illustrations d’Aurélia Fronty vont également dans ce sens. Elles sont joyeuses, colorées, douces, agréables. Aucune agressivité ne s’en dégage même quand il s’agit de rendre compte des bombes qui pleuvent sur le pays ou des exactions des talibans. A la fin, quelques pages documentaires viennent compléter les informations transmises dans l’album. Une belle réussite accessible aux jeunes lecteurs dès le primaire.

FRIER, Raphaële, FRONTY, Aurélia, Malala pour le droit des filles à l’éducation, Rue du monde, 2016.

4 pensées sur “Malala pour le droit des filles à l’éducation – Raphaële Frier et Aurélia Fronty”

    1. Oui, exactement ! Ma fille est encore un peu jeune (tout juste 7 ans) pour le lire mais elle l’a regardé et je lui ai parlé de la vie de cette jeune fille.

  1. oh tu me donnes très envie. il me semble que j’ai le livre de poche « moi, malala » que je n’ai pas encore lu d’ailleurs. Merci de ce billet pour mieux comprendre…

    1. Je me demande aussi si je ne vais pas lire la version complète du récit de Malala. Merci de ton passage ici, ça me fait plaisir.

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