Marie Blanche – Jim Fergus

Marie-Blanche est une saga familiale qui se déroule sur un siècle, plusieurs générations et trois continents. Elle est en grande partie autobiographique mais l’auteur, Jim Fergus, a tout de même pris quelques libertés par rapport à la réalité.

Renée, la grand-mère du romancier, est née dans une famille d’aristocrates désargentés. Ses parents ne comptent plus les relations hors mariage et comme beaucoup de riches du début du XXème siècle, préfèrent aller à la chasse ou participer à des mondanités que de s’occuper de leur fille. Le personnel qui travaille pour eux est là pour ça. Renée a d’ailleurs sa propre gouvernante.

Le manque d’argent, l’arrivée imminente de la guerre (on est en 1914) et les pressions d’un oncle sans scrupule obligent toute la famille à partir vivre en Égypte. Là-bas, Renée rencontre un de ses premiers prétendents et déclenche la jalousie de sa mère quand son oncle, qui était auparavant l’amant de celle-ci et aime beaucoup les trés jeunes filles, commence à s’intéresser sérieusement à elle.

Mariée trois fois, Renée est une femme égoïste et tyranique qui connaît un destin hors du commun. Elle donne naissance a deux enfants dont une fille, Marie Blanche (la mère de Jim Fergus), dont la vie sera brisée jusqu’à la fin par le caractère de sa mère.

Les chapitres narrant la vie de Renée alternent avec ceux évoquant celle de Marie-Blanche. L’inocence de l’enfance ne dure que très peu de temps pour Marie-Blanche. Celle-ci comprend trés vite l’hypocrisie du monde des adultes et essaie de trouver sa place dans une famille où décider de sa propre vie relève de l’impossible.

Ce pavé de 600 pages reposait sur mes étagères depuis l’été dernier et c’est le challenge « Pavé de l’été » organisé par Brize qui m’a permis de me donner un coup de pied au fesse et de me plonger dans le destin de ces femmes en proie à la tourmante de leur siècle.

Si je l’ai lu sans difficulté et sans réel déplaisir, je l’ai tout de même trouvé un peu long et parfois répétitif. Les vies de Reéne et de Marie-Blanche se ressemblent finalement beaucoup. Toutes les deux subissent la cruauté de leur famille et reproduisent le schéma à leur manière. Il est impossible pour elles de se sortir de la tourmente. L’auteur, lui, en revenant sur son histoire familiale, rend un bel hommage à sa mère et essaie de comprendre ce qui l’a entrainée dans l’alcool et la folie.

FERGUS, Jim, Marie-Blanche, Cherche midi, 2011.

11 pensées sur “Marie Blanche – Jim Fergus”

  1. Et hop, un pavé de moins dans la PAL et un challenge réussi : coup double !
    Ce livre n’est pas pour moi (encore un auteur qui raconte sa vie…) mais je n’en apprécie que plus ton billet, qui me permet de savoir de quoi il retourne.

  2. @Sandrine : je n’ai pas lu « Mille femmes blanches » mais j’ai bine envie de le découvrir. Le sujet m’intéresse !
    @emmyne : j’ai réussi à aller jusqu’au bout sans déplaisir mais j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose. Pour l’hommage, il réside peut être dans le fait que l’auteur ne donne pas de jugement de valeur sur le comportement de sa mère et explique tout le contexte de sa vie. @Valérie : je crois que « Mille femmes blanches » a rencontré un vif succès en France. @Brize : Oh, il ne parle pas du tout de lui mais de sa famille et ça pourrait être celle de n’importe qui d’autre.

La parole est à vous !

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