Née contente à Oraibi – Bérengère Cournut

J’ai découvert Bérengère Cournut l’été dernier avec l’excellent De pierre et d’os, qui m’a donné envie de lire son précédent roman. Publié en 2017 au Tripode, Née contente à Oraibi transporte le lecteur sur les plateaux désertiques d’Arizona, parmi les Hopis, un peuple amérindien.

C’est là que naît Tayatitaawa, une petite fille aux jambes mal formées. On suit son parcours, de la naissance au début de la vie d’adulte. Les étapes marquantes de son enfance et de son adolescence permettent de découvrir les us et coutumes ancestrales des Hopis. Les croyances tiennent une place prépondérante et l’année est ponctuée de cérémonies permettant de communiquer avec les esprits. Bérengère Cournut laisse la part belle à un quotidien fait de dénuement, rythmé par les saisons. La nature, les éléments, les animaux sont omniprésents et les Hopis vivent en harmonie avec eux.

Comme dans tout roman initiatique qui se respecte, Tayatitaawa est confrontée à un certain nombre d’obstacles. Elle perd son père, voit sa mère s’enfoncer dans la dépression et soupçonne son frère de pratiques mystérieuses. Pour un lecteur lambda, le roman est forcément dépaysant ! Des photos permettent de se représenter plus facilement les Hopis et leurs conditions de vie.

On sent dans ce texte un travail de documentation important et une grande sensibilité, que l’on retrouvera dans De pierre et d’os. Née contente à Oraibi ne possède cependant pas le même souffle narratif. L’écriture est moins poétique et il manque l’esprit d’aventure qui fait le sel du dernier roman de Bérengère Cournut. Cela reste néanmoins une lecture intéressante.

COURNUT, Bérengère, Née contente à Oraibi, Le tripode, 2019.

11 réflexions sur « Née contente à Oraibi – Bérengère Cournut »

  1. Pour l’instant, je n’ai lu ni l’un, ni l’autre .. Je choisirai d’abord « de pierre et d’os » dont l’ambiance m’attire davantage.

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