« On s’y fera » de Zoyâ Pirzâd

L’histoire se passe de nos jours, en Iran. Arezou, 41 ans, a repris l’agence immobilière de son père avec sa meilleure amie, Shirine. Aux yeux de tout le monde, c’est une femme moderne et indépendante  : elle a divorcé, vit seule avec sa fille de 19 ans et subvient aux besoins de sa famille. Mais tout ceci n’est qu’apparences. Partagée entre sa mère, capricieuse et égoïste, et sa fille qui n’a pas accepté son divorce et ne pense qu’à elle, Arezou ne sait plus où donner de la tête. Les conflits entre générations sont nombreux et elle doit tout gérer, à la maison comme au travail. Heureusement, c’est une femme pleine d’humour et on passe vite du rire aux larmes dans ce roman.

Un jour, poussée par sa fidèle amie et collaboratrice Shirine, elle fait visiter une maison à vendre à un homme particulièrement difficile. Le cœur n’y est pas mais elle doit faire son travail ! Ce qu’elle ne sait pas à ce moment là, c’est que cet homme va changer sa vie.

                              

Autant le dire tout de suite, j’ai beaucoup aimé ce roman. C’est un Iran moderne, bien loin de ce qu’on peut parfois imaginer en France, que Zoyâ Pirzad présente ici. Arezou et les femmes de son entourage sont très indépendantes et très modernes même si elles subissent quand même une certaine pression sociale.

Les réalités de la vie quotidienne à Téhéran ne sont pas laissées de côté. Elles apparaissent en arrière plan, par petites touches : bon d’alimentation, intervention de la police des mœurs dans un café, discussion entre femmes dans le bus sur la stérilisation et l’attitude des hommes qui les laissent se débrouiller avec les enfants (qui sont parfois nombreux) et ne subviennent pas aux besoins de la famille, etc.

L’humour et les jeux de mots ont aussi leur place dans ce roman, même si on ne peut pas toujours en comprendre toutes les subtilités (le roman est écrit en persan et, comme dans toute traduction, les jeux de langage n’ont pas la même saveur une fois traduits).

Bref On s’y fera est un livre plein de gaieté et de bonne humeur que je vous conseille vivement !

Lire l’avis de Clarabel.

PIRZAD, Zoyâ, On s’y fera, Zulma, 2007.

9 réflexions sur « « On s’y fera » de Zoyâ Pirzâd »

  1. La seule auteur iranienne que j’ai lu il y a peu de temps s’appelle Chahdortt Djavann, mais écrit en français, si je me souviens bien… J’avais bien aimé aussi.

  2. editions zulma
    moi aussi On s’y fera j’ai beaucoup aimé, un récit qui nous emporte loin et un oeil neuf pour nous posé sur l’iran, dans la même collection je vous recommande chaudement Palestine de Haddad

La parole est à vous !

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