Opoul-Périllos

C’est presque par hasard que nous avons découvert pendant nos dernières vacances une petite commune perdue au milieu des Corbières nommée Opoul-Périllos. Ma cousine lisait un livre dont l’histoire se déroulait là-bas et avait envie d’aller y faire un tour. Pourquoi pas ?

Nous voilà sur des routes de montagne sinueuses, au milieu de la garrigue. Tout à coup, un château apparait au milieu de nulle part ! On s’arrête et malgré le vent qui souffle en très fortes rafales, nous montons, par un petit chemin caillouteux, pour aller voir cette ruine de plus près. Il fait froid mais la vue sur la plaine du Roussillon, le Canigou et la mer Méditerranée est tellement magnifique que nous sommes bien récompensés de notre effort !

Le château, construit en 1246 et aussi appelé forteresse de Salveterra, est accroché à la paroi rocheuse. De loin, on ne le distingue pas beaucoup du reste de la montagne et sur place, on a une vue époustouflante sur les alentours. Nos ancêtres étaient des gens malins : ils pouvaient voir sans être vu. Gare à l’ennemi !

Quand nous arrivons au pied du château, le jour décline petit à petit. L’atmosphère est étrange et il y a tellement de vent qu’on tient à peine debout. Nous ne restons donc pas longtemps (pas envie de se prendre une vieille pierre sur la tête !) et je regrette de ne pas avoir pu me balader un peu plus au milieu des ruines.

Après cette belle balade, nous reprenons la route vers Périllos. Tous ce que nous savons de ce village, c’est qu’il est rattaché à Opoul depuis 1972 et qu’il a été abandonné. Mais qu’en reste t-il ? Où se trouve t-il exactement ? Dans quel état est-il ? Sur une longue route sinueuse ou deux voitures se croisent avec beaucoup de difficultés, nous apercevons une lumière au loin. C’est la seule du village ! Et pour cause, ce village est en ruine, abandonné ! Un petite étoile est accrochée au clocher de l’église restaurée depuis peu par l’association Terre de Pierres. Cette association réhabilite petit à petit le village, en respectant les matériaux et les techniques de construction locales. Elle veut sauvegarder ainsi la mémoire de Périllos. Une buvette a même été installée pour que les touristes qui viennent se promener l’été puissent se rafraichir. Quelle bonne idée !

 

 

Les deux seuls monuments du village sont l’église et le château dont il ne reste plus grand chose. Quelques tombes témoignent de l’époque où le village était encore habité. Plusieurs causes sont avancées pour expliquer cet abandon progressif : exode rurale, mortalité infantile, crise du phylloxéra (maladie qui attaque la vigne), etc. Le dernier habitant, un berger, a quitté le village au début des années 1970.

 

J’ai adoré ce village et j’attends avec impatience le jour où je pourrai y retourner. Malheureusement, il est à plus de 900 kilomètres de chez moi. Il faudra donc attendre les prochaines vacances dans la région ! En attendant, il me reste de magnifiques souvenirs, quelques photos et aussi quelques sites de passionnés :celui ci , celui là ou celui là. Malgré ces quelques lectures, je n’ai pas réussi à répondre à toutes mes interrogations sur ce village. Le mystère, c’est peut-être ce qui contribue, pour une bonne part, à l’attrait de Périllos…

5 réflexions sur « Opoul-Périllos »

  1. Bonsoir Prendre l’initiative de se rendre sur les lieux où se déroule l’histoire d’un livre n’est peut être pas une mauvaise façon pour se motiver à voyager…avec au bout la découverte de la destination Je connais pas cet endroit, merci de nous l’avoir présenté mais j’ai déjà entendu parler de villages « fantômes » en France qu’on essaie de faire revivre, les communes vendent pour des prix dérisoires les ruines…si je ne dis pas de sottises il me semble que du côté du lac du Salagou, un village est en train de reprendre vie Bien à vous Arthur

La parole est à vous !

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