Les livres, des sauveurs !

Étienne vit dans une maison où tout le monde aime lire. Lui, c’est le cas désespéré : celui qui n’aime pas lire et qui ne changera jamais : « Que tous ceux qui rabâchent que, pour faire aimer la lecture aux enfants, il suffit de les faire vivre entourés de livres, arrêtent de se raconter des histoires.  Moi, j’ai toujours baigné dedans, au point qu’ils ont fini par me noyer« .

Oui, mais voilà, il ne faut jamais dire jamais : « du jour au lendemain, alors que j’ai toujours détesté lire – c’était au stade de l’allergie, sans les démangeaisons, mais avec une vraie montée  d’irritation rageuse chaque fois que ma grand-mère débarquait pour dîner avec, pour ma sœur et moi, des livres enveloppés dans du papier cadeau rouge aux dessins noirs qui me sort encore par les yeux -, je me suis mis à lire.  Pire à aimer ça. Pire, à avoir envie de donner envie aux autres« . Ce qui a donné le goût de lire à Étienne, c’est le divorce de ses parents. Le soir où il l’apprend, il n’arrive pas à dormir et veut regarder la télé mais son père dort dans le salon. Du coup, il se retrouve seul, mal dans sa peau, dans le bureau de sa mère et tombe sur un recueil de nouvelles de Salinger. Il aime beaucoup et enchaîne sur d’autres livres : L’attrape cœur, le Da Vinci Code, Orgueil et préjugés, Christine Angot, Shakespeare, etc.

Étienne découvre également qu’il aime écrire. D’où ce récit à la première personne où il parle du divorce de ses parents, de sa découverte du plaisir de lire et d’écrire (les remarques sur l’acte d’écrire sont nombreuses), de son premier amour et… de son premier rapport sexuel.

Contrairement à ce que je pensais au début, ce livre raconte la vie d’un adolescent. Certes, la lecture et l’écriture tiennent une place importante mais il n’y a pas que cela dans le vie d’Étienne ! Je m’attendais donc à autre chose et c’est sans doute pour cela que j’ai été un peu déçue. Néanmoins, c’est un beau roman à l’écriture originale, plein de vie, d’humour et de finesse.

Et puis, je me suis un peu retrouvée dans le personnage d’Etienne quand il dit « c’est cette histoire qui m’a tiré de la mienne. En finissant de la lire, j’étais moins mal« . Pour moi aussi, les livres sont parfois un remède. En tous les cas, ils me permettent de rêver et de m’évader du quotidien.

C’est un récent billet de BelleSahi qui m’a donné envie d’emprunter ce livre à la médiathèque.

Calarabel a beaucoup aimé.

WILLER, Ellen, Le garçon qui ne pouvait pas voir les livres en peinture, Ecole des loisirs, 2007.

N’attendez pas trop longtemps d’Agnès Marietta

Quatrième de couverture :

« Une maison à vendre dans le
Vexin. Son propriétaire, Delbreuve, au caractère excentrique, entend
choisir l’acheteur qui en sera digne. Il s’adresse à un agent
immobilier, Jacques Verniot, un homme qui vit en demi-teinte auprès
d’une épouse épuisante. Verniot aspire au calme, et cette maison est la
maison de ses rêves, mais il se doit de la proposer avant tout à ses
clients.
Clara Miniot, une romancière à succès, mère célibataire d’un
grand fils très conventionnel, refuse de se laisser enfermer dans un
cadre familial ou professionnel. Sur un coup de tête, elle décide
d’acheter une maison dans le Vexin et contacte Jacques Verniot.
Autre
acheteuse potentielle : Nathalie Desmarets, mariée, deux enfants, qui
fait de l’événementiel et désire introduire un peu de poésie dans sa
vie. Autour de cette demeure, véritable catalyseur du désir et du
destin, se rencontrent et se croisent ces quatre personnages aux voix
familières, avec leurs doutes, leur solitude et leurs attentes. Ils
vont tisser des liens, mais attention : les craintes, les hésitations,
les regrets ne sont plus de mise. Ne laissez pas passer la chance,
n’attendez pas trop longtemps. »

Un roman sympa, à lire quand on a envie de se changer les idées, de ne pas se prendre la tête. Même si les sentiments des quatre personnages centraux sont parfois un peu difficiles à suivre et à cerner, même si ce roman comporte quelques clichés, j’ai passé un agréable moment de lecture. M’imaginer cette belle maison à vendre, balayée par les vents, au beau milieu du Vexin Normand, a été pour moi un véritable plaisir. Et puis, je me serais bien invitée à boire un verre en compagnie de Jacques Verniot, agent immobilier pas comme les autres, de Clara Miniot, écrivain dont la famille désespère de la voir se ranger un jour, et de tous les autres protagonistes de cette histoire.

Julie a bien aimé, elle aussi.

Ce livre est existe aussi en format poche, chez Pocket.

MARIETTA, Agnès, N’attendez pas trop longtemps, Anne Carrière, 2006.

Quelques photos du Pays Basque

J’aime beaucoup ces maisons à étages, typiques du Pays Basque, avec leurs colombages rouges et leurs balcons. Souvent, elles sont très bien entretenues. On en voit très peu en mauvais état. Les propriétaires doivent avoir du boulot pout repeindre toutes ces belles façades !

Le Pays Basque c’est aussi la mer…

… et le montagne !

On a vraiment de la chance que Monsieur soit muté dans cette belle région !

De retour !

Me voilà de retour après une semaine passée à sillonner les routes des Landes et du Pays basque, pour découvrir la région mais aussi essayer de trouver un nouveau logement.

Voici une photo prise au bord du lac d’Hossegor. On aperçoit en arrière plan quelques unes des villas élégantes et soignées qui bordent les deux rives de ce lac. C’est un endroit magnifique où il fait bon se balader !

Et une autre de la plage, toujours à Hossegor. Théoriquement, le paradis des surfeurs est ici mais ce jour là, il n’y avait pas de vagues et la plage était quasi déserte…

Vivement les beaux jours qu’on puisse se baigner et profiter du soleil !

Pause………

Demain matin, je pars en voyage de reconnaissance dans la région de Bayonne. Et oui, Monsieur va être muté la-bàs très prochainement. Quant à moi, je l’ai pas (encore) eu ma mut’ donc je reste en Normandie (hoin, hoin, hoin…). Non, je plaisante ! Même si la séparation risque d’être (très) difficile, on ne sera pas sans se voir et c’est un nouveau départ pour nous. Quelle joie de découvrir le Pays Basque et les Landes. Ce sont des régions magnifiques ! Je mettrai quelques photos en ligne quand je serai de retour, d’ici une dizaine de jours.

Taguée

Yspaddaden m’a taguée. Je trouve que ça permet de mieux savoir qui se cache derrière l’écran alors je me prête volontiers au jeu !

Mon premier job : animatrice dans un centre de loisirs. J’ai fait ça tous les étés quand j’étais étudiante. Je me souviens que je rentrais chez moi complètement crevée mais c’était génial ! Le mieux, c’est quand on emmenait les gamins en camping pendant une semaine ou 15 jours. J’ai des souvenirs mémorables !

Ma première voiture : une saxo grise, offerte par mes parents ! Ce n’est pas si vieux que ça, je roule donc toujours avec !

Ma première page de scrap/ Page Web : j’ai commencé mes premiers pas sur le Web avec ce blog. J’avais envie de le faire depuis longtemps mais je me demandais bien ce que j’allais pouvoir raconter. Puis, je suis partie en voyage cet été et au retour, je me suis lancée. Très vite, les lectures ont pris une place TRÈS importante car contrairement aux livres, les voyages c’est pas tous les jours. Malheureusement !

Mon premier voyage
: quand on me dit voyage, je pense tout de suite voyage à l’étranger. Je suis allée en Angleterre et en Espagne quand j’étais au collège et aussi en Allemagne (quand j’étais animatrice) mais le premier vrai voyage, c’était l’été dernier : 15 jours en Ouzbékistan et au Tadjikistan dont une petite semaine de trek dans la montagne, au milieu de nulle part. Vous trouverez quelques photos et articles sur ce blog ! J’en garde un excellent souvenir et j’y retourne souvent, dans ma tête !

Mon premier baiser : joker ! Ma mère est une fidèle lectrice de ce blog et je ne voudrais pas rougir la prochaine fois que je vais la voir (ah, ah, ah, je m’en sors bien sur ce coup là !).

Je propose à Florinette, BelleSahi, Finette, Ori, Jumy et Sylire de s’y coller, si elle le souhaite bien entendu.

 

« Camarades de classe » de Didier Daeninckx

Quatrième de couverture :

La narratrice, Dominique, travaille
avec succès dans une agence de publicité. Son mari, François, approche
comme elle de la soixantaine. Cadre dans un groupe pharmaceutique en
cours de restructuration, il est miné par la perspective d’un possible
licenciement à quelques années de la retraite. Un message arrive un
jour sur la boîte électronique de François, provenant d’un ancien ami
de lycée qui tente de renouer le contact grâce au site internet
« camarades-de-classe.com ». Dominique répond à l’insu de son mari et
sollicite les confidences…

Dans la correspondance électronique qui
naît s’affrontent des visions contradictoires d’un même passé. Ces
anciens gosses d’Aubervilliers, qui fréquentaient la même classe en
1964, ont connu des trajectoires diverses, marquées par Mai 68 et par
la culture communiste. L’un est devenu chanteur de charme, l’autre est
demeuré stalinien, un autre a tourné escroc au grand cœur, d’autres
sont chimiste, universitaire exilé, détective privé, SDF, ou bien mort.

Mais la photo de classe autour de laquelle s’organisent ces retrouvailles virtuelles recèle une énigme d’un autre ordre…

En revisitant la banlieue rouge dans la
période encore triomphante du parti communiste, Didier Daeninckx nous
raconte, avec précision et humanité, l’histoire d’une génération
marquée par les bouleversements des années soixante et soixante-dix.

                                     

Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman… Habituellement, Didier Daeninckx, est un auteur que j’apprécie beaucoup, notamment parce qu’il dénonce des points sombres de notre histoire peu connus du grand public parce que souvent passés sous silences dans les médias et les manuels scolaires.

Mais cette fois-ci, j’ai été un peu déçue. Peut être que je suis passée à côté de certaines choses : ce livre raconte l’histoire d’une génération qui n’est pas la mienne mais plutôt celle de mes parents. Je n’ai jamais connu la guerre d’Algérie, l’âge d’or du communisme ou encore Mai 68. J’ai donc tourné les pages de ce roman les unes après les autres en me demandant quand l’intrigue allait commencer mais il se trouve qu’il n’y en a pas vraiment (Didier Daeninckx ne nous a pas habitués à ça !). La fin m’a également déconcertée. Certes, elles est inattendue mais quel est son intérêt ? Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs mais j’aimerais bien avoir le point de vue de ceux qui l’ont déjà lu.

Camarades de classe est tout de même un livre intéressant : Didier Daeninckx est une valeur sûre  de la littérature française et ses romans ont toujours une dimension de critique sociale.

Ces anciens camarades de classe qui se retrouvent grâce au Net découvrent petit à petit qu’ils ont tous suivis des trajectoires différentes : Mai 68 est passé par là et le déterminisme social n’est plus aussi présent. Le fils d’ouvrier ne devient plus forcément ouvrier. Malheureusement, l’ascenseur social ne fonctionne pas toujours dans le bon sens et les aléas de la vie font qu’on peut se retrouver parfois dans des situations professionnelles et personnelles terribles…

J’ai beaucoup apprécié l’attitude de François, le mari de la narratrice, qui préfère refuser de dresser la liste des emplois les moins utiles de son entreprise en échange du maintien de son emploi, plutôt que de ne plus pouvoir se regarder dans la glace le matin. En voilà un au moins pour qui les valeurs ont toujours un sens !

C’est la première fois que je parle de Didier Daeninckx ici et je trouve qu’on parle peu de lui sur la blogosphère. Le hasard a voulu que le premier livre de lui que je lis depuis que j’ai ce blog ne me plaît pas plus que ça. Dommage ! Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je ne vous conseillerai donc pas de commencer par Camarades de classe. Itinéraire d’un salaud ordinaire, La route du rom, Meurtres pour mémoire ou encore Cannibale sont nettement plus intéressants à mon goût.

DAENINICKX, Didier, Camarades de classe, Gallimard, 2008.

« Garden of love » de Marcus Malte

Quatrième de couverture :

« Troublant, diabolique même, ce manuscrit qu’Alexandre Astrid reçoit par la poste ! Le titre : Garden of love. L’auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu’il s’agit de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l’auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s’ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs.
Comme dans un impitoyable palais des glaces où s’affronteraient passé et présent, raison et folie, Garden of love, est un roman palpitant, virtuose, peuplé de voix intimes qui susurrent à l’oreille confidences et mensonges, tentations et remords. Et tendent un redoutable piège. Avec un fier aplomb. »


Les quatrièmes de couverture des livres ne sont pas toujours d’une grande qualité mais cette fois-ci, je trouve que tout y est. Je ne saurais pas faire mieux pour résumer ce remarquable roman qui m’a tenu en halène jusqu’au bout grâce à une intrigue superbement menée.

L’auteur s’est amusé à brouiller les pistes (notamment grâce au thème de la schizophrénie) à mélanger la réalité et la fiction, le passé et le présent. Le lecteur doit donc accepter de ne pas tout comprendre et reconstituer les différentes pièces du puzzle petit à petit. J’ai parfois été un peu déroutée par les changements de narrateur, j’ai dû revenir en arrière à deux ou trois reprises car j’étais un peu perdue mais tout cela fait partie du jeu et ne m’a pas empêché de dévorer ce livre! De plus, l’écriture est d’une grande qualité, ce qui ne gâche rien au plaisir de lire, bien au contraire !

Si vous voulez en savoir plus sur cet auteur, je l’ai rencontré il y a quelques temps.

Hélène aussi a adoré ce roman.

Pour visiter le site de l’auteur, c’est ici.

MALTE, Marcus, Garden of love, Zulma, 2007.

Un minuscule inventaire de Jean-Philippe blondel

Antoine, la quarantaine, vit désormais seul : sa femme l’a quitté pour aller vivre avec un dentiste. Bien entendu, les deux enfants sont partis avec elle…

Un jour, il voit une publicité pour un vide-grenier dans le journal local et décide d’y participer pour faire du tri dans sa vie et repartir sur le bon chemin :

« pour être léger, pour être un nuage qui se déplace avec lenteur et grâce, je dois divorcer de mon trop-plein, me séparer des affaires qui traînent dans les recoins ou sur les étagères, de ces objets offerts ou achetés de plein gré qui pourrissent lentement sur des planches oubliées. Tous ces non-souvenirs qui encombrent les mémoires vides. Je dois dépoussiérer pour prendre mon envol« .

Mais voilà, la paire de boucles d’oreille, la petite couverture en laine jaune ou encore le hamac rouge, objets en apparences anodins, ne changent pas de propriétaires sans rappeler à Antoine de vieux souvenirs. Ce vide-grenier est l’occasion pour lui de faire un bilan.

Puis, passé et présent se rejoignent: les nouveaux propriétaires de tous ces objets dévoilent eux aussi leurs sentiments et expliquent les raisons de leur achat.

                               

La première fois que j’ai lu la quatrième de couverture de ce roman en librairie, je l’ai reposé en me disant que ça devait être un livre triste sans grand intérêt, un de plus sur le thème du divorce. Et puis, quelques semaines plus tard, j’ai décidé de l’acheter quand même car Jean-Philippe Blondel est un auteur que j’apprécie beaucoup. Jusqu’ici, aucun de ses livres ne m’a déçue, bien au contraire. Cette fois encore, je ne regrette rien !

Comme toujours chez cet auteur, on trouve des personnages vrais et sincères qui n’ont pas peur d’exprimer leur ressenti. Un minuscule inventaire explore les thèmes de l’amitié, des relations père-fils, de la transmission entre parents et enfants, du secret, du divorce et de la solitude.

Je me suis retrouvée dans le personnage d’Antoine car certains de ces questionnements et de ses sentiments sont aussi les miens. De plus, je n’ai jamais décidé de faire un vide-grenier mais il m’arrive parfois de tomber par hasard sur certains objets qui me rappellent de vieux souvenirs enfouis, bon ou mauvais.

Bref, vous l’aurez compris, je vous recommande vivement ce magnifique roman !

Lire l’avis de Lily, de Cathe, de Clochette, de Cuné, d’Anne, de Florinette et d’Hélène,

BLONDEL, Jean-Philippe, Un minuscule inventaire, Pocket, 2007.

Un outil très pratique !

Hier soir, j’avais pas mal de choses à faire et j’ai eu le malheur de me mettre devant l’ordinateur en rentrant du boulot : « juste quelques minutes, histoire de lire mes mails et de visiter un ou deux blogs pour décompresser ». Mais voilà, comme souvent, je me suis laissée engloutir par le Net !

Au moins, cette fois-ci, j’ai été efficace : j’ai installé ce petit moteur de recherche, à droite. Certains connaissent déjà (j’ai piqué l’idée sur d’autres blogs…). C’est un outil pratique qui permet de faire des recherches sur ce blog ou sur le web. Comme ça, pas besoin de créer un index des auteurs ou des titres pour retrouver de vieilles critiques !

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