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Finette m’a taguée. Et ça tombe très bien car avec le déménagement, je n’ai pas du tout le temps de lire et encore moins d’être régulière sur ce blog… Donc voici un petit tag très rapide. La règle est la suivante : prendre le livre le plus proche, trouver la cinquième phrase puis recopier les quatre suivantes.

« Je ne pouvais lui expliquer, et m’expliquer à moi-même,
que je devais à quelqu’un trois années de ma vie,
et ensuite ma vie entière.
Et que Massada ne tombe pas une seconde fois.

Lorsque Kineret a dit de sa voix douce la célèbre incantation Et que Massada ne tombe pas une seconde fois, nous étions en larmes, prêtes à prendre les armes et à nous faire dégommer dans la minute pour protéger notre petit pays. Ce pays où les veuves ont trente ans, où les canons ne se sont jamais tus et où, lorsque l’on dit le fils du voisin est « tombé », chacun sait que c’est à la guerre.« 

Quand j’étais soldate m’a été offert par Lucie dans le cadre du Swap littérature jeunesse. Je ne l’ai pas encore lu car je le réserve pour ce été. Tout ce que je peux vous dire c’est que c’est l’histoire de Valérie, 18 ans à la fin des années 80, obligée de faire son service militaire dans l’armée israélienne pendant deux ans comme toutes les jeunes filles de son pays.

Hier soir dans ma boîte aux lettres…

Hier soir, en rentrant du boulot, après une journée bien speed (comme d’habitude en ce moment…), il y avait un petit paquet dans ma boîte aux lettres. Je me suis dit : « tiens, voilà le livre que j’avais prêté à Florinette« . Elle m’a envoyé un mail mardi pour me dire qu’elle venait de le poster donc c’était logique…

Mais non, heureuse surprise, c’était le livre envoyé gratuitement dans le cadre de l’opération Masse critique de Babélio.

Maintenant, il va falloir que je trouve un peu de temps pour le lire, entre deux cartons de déménagement. Ou que j’attende les vacances, dans moins de trois semaines ! Recevoir des livres gratuitement, j’adore !

« Mille soleils splendides » de Khaled Hosseini

En Afghanistan, dans un pays en proie à la guerre depuis des années et des années, les destins de deux femmes s’entremêlent.

La première, Mariam, passe son enfance dans la campagne des environs d’Herat avec sa mère. Son père, Jalil, ne vit pas avec elle car Mariam est une enfant illégitime, née d’une union hors mariage entre une gouvernante et son riche employeur. Le jour où la jeune fille se rend en ville pour retrouver son père -qui devait l’emmener voir un film au cinéma pour son anniversaire mais qui n’est jamais venu la chercher- sa mère se suicide. Elle n’a pas supporté que sa fille l’abandonne pour cet homme qui est son père mais qui a honte d’elle et n’a pas le courage d’assumer ses actes. Puisque Mariam est désormais orpheline, Jalil n’a pas d’autre choix que de la recueillir sous son toit. Ses femmes s’arrangent très vite pour se débarrasser d’elle en la mariant avec le premier venu. Il s’agit d’un homme veuf prénommé Rachid. Il est d’une trentaine d’année son aîné et habite à Kaboul, très loin d’Herat. A à peine 15 ans, Mariam se retrouve donc mariée de force avec un inconnu et part habiter dans un ville où elle ne connaît personne. L’enfer commence pour elle à ce moment là…

La deuxième femme de ce roman s’appelle Laila. Elle est élevée à Kaboul par ses parents, dans un famille cultivée où les femmes sont libres et non soumises au dictat des hommes. Son ami d’enfance, Tariq, est toujours à ses côtés. Ils grandissent ensemble et tombent amoureux l’un de l’autre. Mais la guerre fait rage en Afghanistan, les massacres sont incessants, les bombes pleuvent de partout et tout le monde meurt dans la capitale. Tariq décide donc de s’enfuir avec sa famille et demande Laila en mariage pour qu’elle puisse partir avec lui. La jeune fille ne peut se résoudre à quitter ses parents. Sa mère veut rester chez elle car ses deux fils sont des martyrs morts pour le pays et elle aurait l’impression des les trahir en s’enfuyant à l’étranger. Tarik et Laila sont donc séparés. Au moment où les parents de Laila se décident enfin à quitter Kaboul, une bombe s’abat sur leur maison. Laila, seule survivante, est recueillie par Mariam et Rachid. Elle aussi n’a plus de famille et se retrouve seule au monde, elle aussi se voit contrainte d’épouser Rachid…

C’est à partir de ce moment là que le destin de Mariam se mêle à celui de Laila. Au départ rivales, les deux femmes vont apprendre à se connaître et à s’entraider pour faire face à leur tyran de mari.

                              

J’ai beaucoup aimé ce roman même si au départ j’ai été un peu déçue par rapport à ce que j’ai lu sur la quatrième de couverture : je pensais que les destins de Mariam et Laila se croisaient dès le début mais ce n’est pas du tout le cas. Les 200 premières pages sont consacrées à leur vie chacune de leur côté.

Passé cette « déception », je me suis complètement laissée absorber par ce roman qui met en avant le destin tragique de deux femmes soumises à la brutalité de leur mari, à la folie d’un régime politique qui les considère comme des moins que rien et aux dures réalités de la vie en temps de guerre. Certains passages remuent les tripes et on se dit que de nombreuses femmes afghanes vivent sans doute les mêmes atrocités que les deux héroïnes. C’est un roman mais il pourrait s’agir de la réalité…

Solenn et Gambadou ont beaucoup aimé ce livre également.

HOSSEINI, Khaled, Mille soleils splendides, Belfond, 2007.

Pour la défense du prix unique du livre

Le projet de loi de « Modernisation de l’économie », actuellement en discussion dans notre pays, propose un amendement remettant en question la loi Lang sur le prix unique du livre. Cette loi est régulièrement remise en question et c’est grave car il en va de la survie de nos libraires.

Gawou a écrit un billet très intéressant sur le sujet avec des explications et des liens qui permettent de comprendre les enjeux de cette loi et l’importance de la défense du prix unique du livre. Je vous conseille vivement de le lire !

Soirée théâtre

J’ai lu Le petit Chaperon Uf il y a quelques temps déjà et j’avais adoré. Ce soir, je suis allée voir la pièce à Évreux et je n’ai pas été déçue ! Le texte de Jean-Claude Grumberg est mis en scène par Sylvie Orcier et les deux rôles principaux, celui du caporal Wolf et du Chaperon, sont joués par Hervé Briaux et Laurence Cordier.

Un des objectifs de cette pièce est de dénoncer le nazisme et le génocide juif sans jamais les nommer. Ainsi, l’auteur souhaite susciter le questionnement et le débat chez les spectateurs. Je pense que c’est un bon moyen pour discuter de cette période tragique de l’histoire, notamment avec les plus jeunes. 

Si le sujet est cruel, la mise en scène laisse beaucoup de place à la fantaisie, notamment à travers les costumes et la musique. On rit souvent, la cape du petit Chaperon est magnifique et le loup a l’air à la fois ridicule et terrible.
La musique est omniprésente tout au long de la pièce et, chose assez rare, tous les comédiens jouent d’au moins un instrument. Selon les moments, la musique renforce le côté tragique ou absurde de l’histoire.

Bref, j’ai passé un super moment, malheureusement trop court puisque la pièce ne dure que cinquante minutes. Un petit bémol cependant : le magnifique théâtre à l’italienne d’Evreux étant en travaux depuis un ou deux ans, la Scène Nationale Evreux-Louviers fait de son mieux pour trouver des lieux adéquates et cette fois-ci, la représentation s’est déroulée dans un gymnase… avec des gradins inconfortables au possible…

Millénium, encore et toujours !

Quatrième de couverture :
« Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles
aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à
lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des
gens haut placés : une sombre histoire
de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout
revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme
prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu
à une agression manifestement très planifiée.
Enquêter sur des sujets
qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de
jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les
victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les
médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a
vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique
lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit,
exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un
bidon d’essence et d’une allumette ?
S’agissait-il d’une des filles des
pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est
dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui
signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au
rythme affolant. »

                               

Que dire de plus que tout ce qui a déjà été dit sur la blogosphère et ailleurs ?

Comme beaucoup, j’ADOOOOOOOOOOOORE Millénium et j’ai refermé ce deuxième tome en regrettant de ne pas avoir le troisième sous la main. Mais il va falloir que j’attende : la liste de réservation à la médiathèque est assez impressionnante…
En tous cas, je me suis régalée et je suis heureuse d’en savoir enfin un peu plus sur l’énigmatique Lisbeth Salander. Comme je me suis refusée à lire toute critique sur le troisième et dernier tome, je ne sais pas du tout de quoi il parle ni quel en est le personnage principal. Je peux donc faire toutes les hypothèses… Vivement qu’il soit disponible !

LARSSON, Stieg, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Millénium 2, Actes Sud, 2006.

« La déclaration » De Gemma Malley

« Mon nom est Anna et je ne devrais pas être là. Je ne devrais pas exister. Pourtant j’existe.« . Voici les premières phrases de La Déclaration.

Anna n’aurait pas dû naître. Ses parents n’ont pas respecté la loi selon laquelle les adultes renoncent à avoir des enfants en échange de l’immortalité. Depuis qu’elle a été trouvée par des Rabatteurs vers l’âge de 2 ans et demi, la jeune fille est devenue un Surplus et vit dans le foyer de Grange Hall où elle doit travailler très dur pour racheter la faute de son père et de sa mère.

Là bas, les Surplus subissent les pires atrocités et étudient pour devenir les esclaves des Légaux qui ont le droit à la Longévité. Anna a tout oublié de son passé. Elle est tellement endoctriné que désormais, elle déteste ses parents. C’est un bon Surplus et si tout va bien, dans six mois, elle sera placée dans la maison d’un légal pour faire toutes les corvées.

Un jour, un nouveau Surplus qui semble savoir beaucoup de choses sur elle arrive au foyer. La mécanique si bien huilée par Mrs Pincent, le responsable de Grange Hall, semble s’enrayer. Anna commence à se poser des questions et l’ordre habituel qui règne dans ce lieu atroce est perturbé.

                                        

La déclaration est un roman captivant dans lequel le suspens est maintenu jusqu’au bout. Comme  tous les livres de science fiction, il a aussi une dimension réflexive. Il pose la question des conséquences de nos actes pour les générations futures : grâce à une pilule « magique » les adultes ne meurent plus mais les ressources de la Terre ne sont pas inépuisables. La jeune génération doit-elle subir les choix égoïstes des adultes et renoncer à la vie pour leur permettre de vivre des jours heureux… et éternels ?

Ce roman montre également jusqu’où peut aller l’endoctrinement et comment il est facile de réduire quelqu’un à l’esclavage quand on le coupe du monde extérieur dès le plus jeune âge. Heureusement, il y a toujours des gens pour résister et combattre le système. Dans cette histoire, c’est Peter, un adolescent remarquable par son courage, qui est porteur d’espoir et essaie d’entraîner Anna dans son sillage.

La Déclaration plaira, je l’espère, aux ados à partir de 13-14 ans. Dommage que le titre du livre soit écrit en rose sur la première de couverture. On comprend pourquoi au fil des pages mais au départ on pense à « déclaration d’amour ». Ce genre de « détail » peut faire passer toute une partie du lectorat à côté d’un bon roman…

Lire l’avis de Clochette, de Stéphanie, de Clarabel, d’Olga, de Cuné, et j’en oublie certainement…

MALLEY, Gemma, La Déclaration L’Histoire d’Anna, Naïve, 2007.

Pause………

Je vais rejoindre Monsieur pour le week-end ici :

La Rochelle est à peu près à mi chemin entre la Normandie et le Pays basque et on a la chance d’avoir un pied à terre dans cette magnifique ville alors on en profite !

Ensuite, direction la Suisse normande, et plus précisément ici, avec une trentaine d’élèves en très grande difficulté scolaire (et souvent sociale, familiale, etc). Je sais par expérience que je vais revenir sur les rotules, que je vais mettre au moins 15 jours à me remettre de cette semaine mais je sais aussi que ce sera une expérience très enrichissante. Au programme : escalade, tir à l’arc, kayak et activités autour de l’environnement. Un vrai bonheur !

Encore un swap !

J’ai découvert les swaps il n’y a pas très longtemps et je crois que je suis en train de devenir accro… C’est grave docteur ?

En me baladant sur le blog de Karine j’ai découvert le swap « Eternel féminin », organisé par Anjelica.

J’ai eu de la chance car le nombre de place est limité à 40 et je fais partie des derniers inscrits !

Monsieur va me dire « Ah, encore un truc de féministe ». Il aime bien me provoquer à ce sujet et à chaque fois, ça marche…

Le colis devra contenir un livre d’une auteur et un cd d’une chanteuse ou musicienne. Vive les femmes !!!!!!

« Au pays de mes histoires » de Morpurgo

Au pays de mes histoires est un mélange de courtes histoires passionnantes et de réflexions sur le métier d’écrivain. Michael Morpurgo explique notamment la genèse de quelques unes de ses œuvres comme Soldat Peaceful ou Cheval de Guerre. Dans ses romans, il s’inspire souvent de lieux qu’il aime bien au point de se sentir appartenir à ces endroits : « Je ne cherchais pas d’idées pour mes livres, je n’en cherche jamais, mais je vais toujours dans des endroits où elles pourraient me trouver […]. En écrivant sur un endroit que je connais et que j’aime autant, je m’imagine que j’appartiens à cet endroit, à son passé, son paysage, son peuple. » (p.138-139).

Au pays de mes histoires est également pour l’auteur l’occasion d’un retour sur sa propre enfance et ses évènements marquants. Et comme c’est raconté avec beaucoup de poésie et de finesse, on se régale !

Michael Morpurgo rend aussi un bel hommage aux auteurs qu’il admire : Sean Rafferty, Ted Hughes et surtout Stevenson (il aimerait avoir écrit L’île au trésor à sa place !).

Ce livre est le premier que je  lis de Michael Morpurgo et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié ses talents de conteur. Le collier du géant, La question Mozart ou Mon père est un ours polaire sont des histoires remarquables et je pourrais en citer bien d’autres encore.

Un petit extrait qui m’a particulièrement plû :

L’histoire s’écrira quand son heure sera venue. J’ai appris depuis quelques temps à ne pas forcer l’allure, à ne pas imposer ma volonté à l’histoire, mais à lui laisser le temps de trouver sa voix pour tisser sa trame, pour se rêver hors de ma tête, de telle sorte qu’en approchant la crayon du papier, je sente que je vis en elle… » (p.26).

Que les histoires vivent encore longtemps en vous Monsieur Morpurgo !

Lire l’avis de Clarabel, de Gachucha, et de BelleSahi .

MORPURGO, Michael, Au pays de mes histoires, Gallimard Jeunesse, 2007.

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