Une très belle découverte !

Je ne connaissais pas Jean-Philippe Blondel jusqu’à hier. C’est grâce à Clochette que j’ai fait cette belle découverte. Quand j’ai commencé à lire This is not a love song,  je n’ai pas pu le lâcher. En moins d’une demi-journée, je l’ai lu en entier !

Vincent a 37 ans. Il vit avec sa femme et ses deux filles en Angleterre. Un jour, celle-ci décide de passer une semaine chez ses parents avec ses filles pour se faire dorloter, se reposer et prendre un peu de temps libre. Vincent ne sait pas trop quoi faire mais finalement, plutôt que de rester tout seul, il décide d’aller en France, chez ses parents. Il n’y retourne qu’une fois par an, en coup de vent car il ne se sent pas bien dans sa famille. C’est donc l’occasion d’y passer un peu plus de temps.

A 27 ans, il est parti vivre en Angleterre avec celle qui deviendra sa femme. A l’époque, il était un « loser » : petits boulots à droite et à gauche, multiples conquêtes féminines, fêtes entre copains, alcool… Il rencontre Susan une assistante anglaise issue d’une famille aisée, qui passe un an en France. Il se dit que cette histoire ne va peut être pas durer mais suivre Susan à son retour en Angleterre est pour Vincent un moyen de prendre un nouveau départ, de fuir sa famille, sa ville, ses amis… En Angleterre, personne ne le connaît, personne ne le juge et très vite il est à la tête d’une entreprise de sandwiches haut de gamme. Une belle réussite sociale pour un ancien « loser » !

A Londres, il oublie complètement son passé, ce passé qui va resurgir lors de cette semaine dans sa ville natale. Que sont devenus Olivier, son « deuxième meilleur ami », Fanny, son ex et surtout Etienne son ancien colocataire avec qui il a partagé sa vie pendant plusieurs années ?

Vincent est cynique et égoïste mais je me suis sentie très vite proche de ce personnage pas toujours en accord avec sa conscience. Il aime sa femme et ses enfants et ne profite pas de sa réussite pour écraser les autres. Simplement, il est très critique vis à vis de ses parents, de son frère et de son ancienne vie. Et sa conscience ne le laisse pas tranquille… J’ai aussi beaucoup aimé ses répliques cinglantes et son humour.

This is not a love song invite le lecteur à réfléchir sur son propre passé (est-ce qu’on a toujours agi de façon juste vis à vis des gens qui, à un moment donné, on fait partie de notre vie ?), sur le rapport à la famille, l’amitié, la réussite sociale…

Quelques passages qui m’ont particulièrement marqués :
« Je n’ai pas l’habitude de frapper un homme à terre. Je n’ai de toute façon pas l’habitude de frapper un homme. Je ne me bats pas. J’esquive. Je cours autour du ring jusqu’à épuisement de l’adversaire. Et, ensuite, je prends la courbe d’escampette. » (p. 99).

« Est-ce qu’on reste responsable des gens avec lesquels on a vécu, un fois que notre histoire commune s’est terminée ? » (p. 164).

A lire de toute urgence !

BLONDEL, Jean-Philippe, This is not a love song, Robert Laffont, 2007.

La vie dans un village africain

L’histoire se passe dans un village du Burkina. Fanta vit avec sa grand-mère, Mâ. Sa sœur est à l’école en ville et sa mère, Delphine, a fui le pays pour aller travailler en France. Elle est femme de ménage et garde des enfants à la sortie de l’école. Elle envoie régulièrement de l’argent au pays mais elle ne peut pas rentrer pour les vacances car elle n’a pas de papiers en France. Quand elle téléphone, Fanta a l’impression de parler à une étrangère : ça fait tellement longtemps qu’elle a vu sa mère…

Mâ, la grand-mère de Fanta, est veuve. Elle vivait en Cote d’Ivoire, à Abidjan mais après le décès de son mari, elle a dû retourner dans son village du Burkina et obéir aux anciens qui ont décidé de marier sa fille Delphine à un homme du village (alors que celle-ci aimait quelqu’un d’autre à Abidjan). Delphine n’a jamais été heureuse avec ce mari qu’on lui a imposé. C’est pour cette raison qu’au bout de quelques années elle a décidé de s’enfuir en France en laissant sa mère s’occuper de ses deux filles, Bintou et Fanta.

Au village, l’arrivée de l’exciseuse fait grand bruit. Mâ et Delphine, contre la coutume, refusent que Fanta et ses cousines soient excisées. Le maître d’école informe les mamans que l’excision est interdite au Burkina. Une loi a été votée. C’est le doute chez les femmes… Une distance se crée entre celles qui sont « purifiées » et celles qui ne le sont pas.

Fanta est partagée entre tous les discours qu’elle entend. Elle se pose aussi des questions sur son avenir : est-ce qu’elle restera au village ou est-ce qu’elle ira rejoindre sa mère à Paris ? Même si la vie est dure, elle n’a pas envie de quitter les siens. En même temps, elle voudrait bien gagner de l’argent pour aider sa famille à vivre.

J’ai bien aimé Fille des crocodiles car cette histoire fait réfléchir sur la vie en Afrique et sur la difficulté de trouver un équilibre entre tradition et modernité. La famille de Fanta est assez moderne, assez en avance par rapport aux autres familles du village sur un certain nombre de questions et, à cause de cela, elle n’est pas toujours bien vue. Petit à petit, les mentalités changent quand même et le progrès trouve sa place.
Fille des crocodiles montre également que partir à l’étranger pour trouver du travail, ce n’est pas toujours évident. Delphine a fait ce choix mais elle vit loin des siens et ne voit pas grandir ses enfants. Sa fille, Fanta, ne sait pas si elle ira la rejoindre car elle est profondément attachée à son pays.

Un beau livre sur l’Afrique qui invite le lecteur à réfléchir !

EHRET, Marie-Florence, Fille des crocodiles, Thierry Magnier, 2007.

Petit périple par le chemin des écoliers

Dimanche dernier, il faisait beau en Normandie. Et oui, ça arrive et ça fait même beaucoup de bien après l’été pourri que l’on a eu ! Du coup nous en avons profité pour aller nous balader. En fin de matinée, direction la Venise normande.

Les Normands, vous reconnaissez Pont-Audemer ? Cette petite ville doit son surnom de Venise normande à ses quelques canaux creusés au Moyen Age. On y trouve des petites ruelles « cachées », vestiges de l’époque médiévale. Il y aussi de très belles maisons à colombages et des jolies cours intérieures.

Enfin bon, il n’y a pas de quoi y passer toute une journée quand même car à part la balade dans la ville, il n’y a pas grand chose à faire. Alors après manger, direction le Marais Vernier.

Ancien méandre de la Seine, le Marais Vernier est une plaine marécageuse où vivent un faune (beaucoup d’oiseaux) et une flore particulières. De nombreuses chaumières ont été construites grâce aux ressources locales (roseaux de la Grand’Mare, pierre et silex du sous-sol, torchis fabriqué à partir du limon…). Certaines sont magnifiques et d’autres tombent en ruine par manque d’entretien. Les gens qui vivent là-bas sont assez éloignés de tout et doivent aller travailler à l’extérieur. Les quelques exploitations agricoles ne semblent pas très riches. A part élever des vaches ou des chevaux et cultiver des pommes, je me demande bien ce que les agriculteurs peuvent faire dans ce marais.

Une fois la balade dans le marais terminée, pas trop pressés de rentrer chez nous, on s’est dit : « on va aller faire un tour à Honfleur, on est au mois d’octobre, il ne devrait pas y avoir trop de monde ». Quels naïfs nous sommes ! Je crois que dès qu’il y a un rayon de soleil, la foule se presse dans se charmant petit port.

Comme d’habitude, nous avons fait le tour du port, admiré les façades des maisons, regardé les vitrines des magasins et visité une ou deux galeries de peinture mais on ne s’en lasse pas. Un petit tour à Honfleur au moins une fois par an, c’est indispensable !

Nous avons fini la journée en flânant dans l’endroit que je préféré à Honfleur : la côte de Grâce, sa paisible chapelle …

… et son superbe point de vue sur la ville et le pont de Normandie. Un
endroit pour se ressourcer, plein de calme et de quiétude (mais chut,
il ne faut pas trop le dire sinon on ne pourra plus profiter
sereinement de cet endroit !!!). La vue du Mont-Joli, à quelques pas de la chapelle, est magnifique également !

Partez à l’aventure en Egypte

Alisson vit une vie tout à fait ordinaire avec ses parents à Orléans. Mais cette année, pour les vacances d’été, il y a du changement ! Son parrain, Jean-Timothée, un célèbre archéologue qu’elle ne voit jamais et qui ne s’occupait jamais d’elle jusqu’ici, lui propose de venir la rejoindre en Egypte pour participer à un stage d’égyptologie. Alisson peut enfin narguer sa meilleur ennemie, Melissa, qui se vente chaque année parce qu’elle passe ses vacances sur le yatch de son père. Au programme du stage : déchiffrage des hiéroglyphes, visite de Saqqara, découverte de la pyramide de kheops, de Louxor…
Au collège, Alisson est plutôt solitaire mais là, elle se fait de nouveaux amis, tous passionnés d’Égypte. Et heureusement qu’elle n’est pas seule car en acceptant de participer au stage, elle s’est jetée sans le savoir dans la gueule du loup. Son parrain Jean Tim vient de découvrir le tombeau d’une célèbre princesse et Kaligane, un célèbre pilleur de tombes, compte bien profiter de la venue d’Alisson pour s’emparer du trésor caché dans le tombeau. Alisson va se retrouver malgré elle dans une aventure risquée.

Voilà un roman qui me rappelle les célèbres aventures du Club des cinq ou du Clan des sept que je lisais à l’adolescence. Vivre l’aventure par procuration, sans risquer de se blesser ou pire, de mourir, quel bonheur ! Ce roman ravira les passionnés d’Egypte car il est bien documenté. On y trouve de nombreuses informations sur les hiéroglyphes, les pharaons, les tombeaux, les momies… Le suspens est entretenu à la fin de chaque chapitre grâce à des procédés bien connus.

Je me suis laissée facilement emporter par les aventure d’Alisson, même si certains passage sont un peu cousus de fils blancs. Mais quand je lisais le Club des cinq ou le Clan des sept, ces fils blancs ne me gênaient pas tant que ça… (ou alors, je ne les voyaient pas !).

BEAUDE, Pierre-Marie, Archéopolis 1. Le pilleur de tombes, Gallimard jeunesse, 2006.

Voyage en terres tziganes


Zoli
est un des romans de la rentrée littéraire et d’habitude, je suis d’assez loin cette rentrée. J’attends de lire des avis sur des blogs, des magazines… pour faire mon choix et trier le bon grain de l’ivraie. Mais voilà, une fois n’est pas coutume, le sujet de ce roman, la vie d’une poétesse tzigane des années 1930 à nos jours, m’a attirée. Pourquoi ? Je ne peux pas vraiment l’expliquer… Je peux juste dire que je ne connais absolument pas la culture tzigane et que j’avais envie d’en savoir un peu plus. L’auteur, Colum McCann a passé quatre ans à faire des recherches et à écrire le livre. Et effectivement, on apprend pas mal de choses sur la vie des roms, leur culture, les persécutions qu’ils ont subies.

L’histoire commence en 1930, en Tchécoslovaquie. Zoli, six ans, voit ses parents mourir sous ses yeux : la communauté tzigane est rassemblée par la Hinkla, la police fasciste, sur un lac gelé. La glace craque et les roulottes s’enfoncent dans les profondeurs glacées. Seuls Zoli et son grand-père, Stanislaus, en réchappent. Pendant plusieurs années, les roms sont persécutés par les fascistes et c’est dans cette ambiance que Zoli va grandir. Heureusement, son grand-père s’occupe d’elle. Il lui apprend à lire et à écrire, ce qui est totalement interdit dans cette communauté où seule la culture de l’oral a sa place. Zoli aime chanter et inventer des poèmes. Elle est influencée par son grand-père qui est communiste et pense que le parti sauvera les roms. A 14 ans, Stanislaus lui choisit un mari qui accepte qu’elle lise et qu’elle écrive. Petit à petit, les lois se durcissent et les tziganes n’ont plus le droit de se déplacer, de voyager. Zoli et les siens vivent cachés dans la forêt.

A la fin de la guerre, Zoli a 16 ans. Les tziganes sont libres. Le poète et imprimeur Martin Stranski, accompagné du jeune anglais Stephen Swann, un traducteur déraciné, fait connaitre les poèmes de Zoli dans le pays. La jeune femme chante la vie des tziganes et devient une icône du parti communiste. Swann tombe amoureux d’elle mais Zoli est libre comme l’air et de toute façon, une tzigane ne peut épouser qu’un tzigane.

Puis, viennent les lois de 1974 : Zoli et les siens son considérés comme des barbares par le régime communiste et ne peuvent plus vivre comme ils veulent : on brule les roues des roulottes, on réquisitionne les chevaux… Les tziganes doivent vivre dans des immeubles, accèder à l’hygiène, être « éduqués »…

C’est à ce moment là que Swann va commettre la pire des trahisons : il publie les poèmes de Zoli dans un livre. Par sa faute, Zoli est bannie par les siens. En effet, la loi tzigane est intransigeante : on ne peut pas figer la culture rom sur du papier. Zoli est considérée comme corrompue, comme celle qui a collaboré avec le parti. Les coutumes de la communauté sont très dures. Zoli n’a plus le droit de fréquenter les roms et une fois que la décision a été prise, il n’y a plus de retour en arrière possible.

Le destin de Zoli bascule. Elle s’enfuit vers la France, vers une autre vie.

Une histoire sombre, un destin tragique. A travers la fiction, c’est toute la réalité du peuple tzigane qui est racontée dans ce roman. Zoli incite également à une réflexion sur la tolérance face aux identité culturelles qui ne sont pas les nôtres, réflexion plus que jamais nécessaire aujourd’hui encore dans notre monde, malheureusement…

Cela dit, il manque quelque chose à ce roman. Certes, il permet de mieux connaitre la culture tzigane et de réfléchir sur la tolérance mais la multiplicité des époques, des lieux et des narrateurs entrainent une complexité pas forcément enrichissante pour l’histoire. De plus, dans certains passage, il est parfois difficile de suivre les personnages et leurs pensées vagabondes. Bref, un bon roman mais pas un Grand roman !

L’avis de Sylvie sur passion des livres
L’article de Rue 89

MCCANN, Colum, Zoli, Belfond, 2007.

« L’échelle de Glasgow » de Marcus Malte

Marcus Malte dépeint souvent des ambiances noires et angoissantes (cf : De poussière et de sang ou Cent jours avec Antoine et Toine) et l’échelle de Glasgow n’échappe pas à la règle…

Mickaël est à l’hôpital, dans le coma. Le diagnostic des médecins est réservé. Son père décide de lui raconter une histoire qu’il pensait garder pour lui, un secret en quelque sorte. Quand on est face à un drame, on se rend parfois compte qu’on a laissé passer certaines choses alors on essaie de rattraper le temps perdu. Et puis, en racontant un peu de l’histoire tous les jours, en maintenant le suspens, le père aidera peut être son fils à se réveiller…
Cette histoire, c’est celle d’Astro Man et de Catfish, deux copains passionnés de guitare qui pensaient que rien au monde ne pourrait les séparer. Ils sont adolescents, passent leur temps à jouer de la musique et rêvent de gloire… Mais très vite, Astro Man révèle son talent, son génie. Il est engagé dans un groupe et Catfish reste dans l’ombre. Les difficultés commencent et l’amitié entre les deux garçons ressemble de moins en moins à un conte de fée.

A travers cette histoire, on devine que le père raconte sa propre adolescence : ses projets, ses ambitions, ses illusions… tous déçus.  Mais tout cela ne l’a pas empêcher de continuer à vivre et, finalement, de trouver le bonheur.  La vie est souvent semée d’embuches mais elle mérite d’être vécue. On ne peut pas la refuser !

L’échelle de Glasgow est un beau roman. Comment ne pas être touché par le monologue de ce père qui tente comme il peut d’expliquer à son fils dans le coma que la vie est belle , qu’il faut se battre, se réveiller ? Si l’histoire est triste, elle laisse cependant une certaine place à l’optimisme, à la vie qui doit continuer malgré tout.

MALTE, Marcus, L’échelle de Glasgow, Syros, 2007.

Commentaire d’Yves Bulteau sur son livre « Les chants de la lune noire »

Quelle surprise pour moi ce soir à la lecture des commentaires postés sur mon blog :Yves Bulteau a envoyé un commentaire suite à une note que j’ai écrite il y a deux jours sur son livre Les chants de la lune noire.

Ce n’est pas si souvent que l’on peut discuter avec les auteurs de leurs œuvres !

Voici un copié-collé de son message :

« Moi, évidemment, je suis plus que passionné de préhistoire, sinon je ne
me serais pas embarqué dans l’écriture d’une trilogie consacrée aux
aventures de Feu hurleur et Fleur ciel (le tome 2 sort très bientôt en
librairie). Je suis cependant sensible au fait que vous ayez surtout
été intéressée par l’écriture. C’était le plus important pour moi:
« inventer » une langue qui permette au lecteur d’entrer dans la tête de
ces hommes d’avant, au cerveau très différent du nôtre. Le plus
difficile, après une journée dans les temps enfouis, c’est de retrouver
sa tête d’Homo soi-disant Sapiens! Et en ce moment plus que jamais, car
je suis en train de m’attaquer à la rédaction du troisième et dernier
volume. »

Pour moi, l’intérêt principal de ce livre réside effectivement dans le langage des hommes préhistoriques. Comment parlaient-ils? Que pensaient-ils? Il y a matière à réflexion… C’est un sujet original et une exemple de plus à donner à ceux (encore trop nombreux !) qui pensent que la littérature de jeunesse est de la sous-littérature, pauvre et sans intérêt.
Bon courage à Yves Bulteau dans l’écriture de la suite de sa trilogie. Si les élèves de mon collège « accrochent » à ce premier tome, j’achéterai la suite…

« Lydia et l’aquarellsite » de Jo Hoestlandt

Lydia passe ses vacances en Bretagne, chez son grand-père qui tient un bar au bord de la mer. Là-bas, elle a ses petites habitudes. Il y a le chien Rox, elle aide au bar, rigole avec Jules, un client qu’elle aime beaucoup…

Ce n’est pas le premier été qu’elle passe en Bretagne mais cette année, elle fait la rencontre de Tony, un aquarelliste. Au début, Tony a beaucoup de mal avec Lydia car il a l’habitude d’être seul et n’a pas d’enfants. Et Lydia parle beaucoup, pose beaucoup de questions… Petit à petit, l’homme devient plus tolérant, plus compréhensif, et lui propose d’apprendre à peindre. Ce sera un nouvel été inoubliable pour la petite fille.

Lydia et l’aquarelliste est un roman pour les 8-10 ans. L’histoire peut paraitre sans grand intérêt mais la légèreté du ton, les fréquents jeux de mots et l’humour donnent beaucoup de vie à ce roman. De plus, le personnage de Lydia est vraiment attachant. De quoi passer un agréable moment de lecture !

HOESTLANDT, Joe, Lydia et l’aquarelliste, Nathan, 2007.

« Sors de ta chambre ! » de Karine Reysset


Clara a seize ans. Cela fait cinq ans que sa mère est décédée et depuis, son père s’est remarié avec Géraldine. Elle n’a jamais rien dit mais elle supporte très mal la présence d’une autre femme dans l’appartement familial. Depuis que Géraldine est arrivée, tous les objets qui lui rappelaient sa mère ont disparu. Un soir, en rentrant du lycée, elle écoute un message sur le répondeur et comprend que Géraldine et son père souhaitent vendre la maison de vacances de la côte normande. C’est trop ! Clara s’enferme dans sa chambre et refuse de parler à son père. Elle décide de ne plus sortir de sa chambre. Heureusement, il y a son petit frère Sylvain et surtout son amoureux Baptiste pour égayer ses tristes journées.

Sors de ta chambre !est une histoire triste. Clara n’a jamais accepté la mort de sa mère et la nouvelle femme de son père, Géraldine. Mais que ce soit Géraldine ou une autre, le problème est le même. Clara est enfermée dans son malheur et n’arrive pas à s’en sortir. Elle se sent seule, démunie et a une très mauvaise image d’elle-même.

Cette histoire m’a beaucoup plus, même si elle est triste. Cependant, la mort d’un proche est un sujet délicat qui peut heurter certains adolescents. Sors de ta chambre ! n’est donc peut être pas à mettre entre toutes les mains.

REYSSET, Karine, Sors de ta chambre !, l’école des loisirs, 2007.

« Les chants de la lune noire » d’Yves Bulteau

L’histoire se passe il y a deux cent mille ans, à l’époque de la préhistoire et les héros sont ….. des hommes préhistoriques !

Pour gagner son nom d’homme, un jeune garçon du clan des Roches blanches part à la chasse. Il surmonte l’épreuve en tuant un « longues dents ».

De son côté, Fleur ciel fuit son camp de l’Eau verte car tous les siens ont été tués par une meute de « longues dents hurleurs ». Elle rencontre par hasard l’Enfant qui revient de l’épreuve où il a gagné son nouveau nom. Ensemble, ils affrontent avec bravoure un « hurleur ». De retour au clan des Roches blanches, l’Enfant reçoit son nom d’homme : Feu hurleur. Il explique que Fleur ciel l’a aidé à vaincre la deuxième bête qu’il a ramenée. Mais dans ce clan, jamais une femme n’a chassé et les hommes ne voient pas cela d’un bon œil. Le camp des Roches blanches accepte quand même Fleur ciel parmi les siens, même si c’est une bouche de plus à nourrir qui est encore trop jeune pour avoir des enfants. Par contre, il est hors de questions de l’emmener à la chasse.
Fleur Ciel et son ami Feu hurleur vont bousculer un petit peu les habitudes du clan.

Les chants de la lune noire est écrit avec un langage très imagé. Au début, j’ai trouvé ça assez déroutant. Finalement, c’est ce qui m’a le plus intéressée dans ce livre car la préhistoire n’est pas une période qui me passionne. J’avoue que je me suis un peu forcée pour le finir mais il va sans doute plaire aux adolescents qui, souvent, sont passionnés par cette période de l’histoire.

BULTEAU, Yves, Les chants de la lune noire, Seuil, 2007.

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