De retour mais complétement débordée

Je suis de retour mais très fatiguée et complètement débordée par une maison et un déménagement à gérer presque toute seule. Et oui, on a trouvé une maison dans le Sud des Landes, à quelques kilomètres de la côte. Comme Monsieur est déjà parti là-bas depuis depuis quelques temps, c’est moi qui fait les cartons, gère toutes les démarches administratives ou presque, etc. Et le temps presse : le déménagement est prévu le 25 en Normandie et deux jours plus tard dans le Sud Ouest.

Bref, tout ça pour vous dire que je vais faire de mon mieux pour publier régulièrement sur ce blog mais je ne garantis rien…

En attendant, voici une petit histoire du célèbre Nasreddine qui m’a bien fait rire.

« Un vieillard de quatre-vingts ans« 

« Dans le café, les hommes discutaient de vive voix lorsque Nasreddine arriva.

– Tu dois pouvoir nous éclairer, Hodja, lui dit l’un des hommes. Est-ce qu’un homme de quatre-vingts ans peut avoir des enfants ?

– Sans aucun doute, répondit Nasreddine. A une seule condition : il faut qu’il ait un voisin de vingt ans.« 

DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.

Une petite histoire de Nasr Eddin…

A méditer…

En tant qu’enseignante, cette petite histoire me fait beaucoup réfléchir…

« L’éducation« 

 

« Un jour, le jeune veau du voisin entra dans le jardin de Nasreddine et se mit à brouter les plantes et les fleurs. Le Hodja le poussa gentiment dehors et se dirigea avec un bâton vers l’étable où il se mit à battre la vache.
Sa femme, qui l’avait suivi, lui dit :
– Mais que fais-tu ? Elle n’y est pour rien. C’est le veau qui a tout saccagé !
– Elle n’y est pour rien ? C’est sa mère ! Si elle l’avait bien éduqué, il n’aurait jamais agi de la sorte.
« 

DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine, le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.

Une petite histoire de Nasr Eddin…

« Habille-moi maintenant« 

« Un jour le roi dit à Nasreddine :

– Quand tu mourras, je t’habillerai avec le plus beau des linceuls !

– Habille-moi maintenant et enterre-moi nu, répondit Nasredine.« 

DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.

Une petite histoire de Nasr Eddin…

« Mourir de vieillesse« 

« Quelqu’un avait rapporté au roi que Nasreddine se moquait souvent de lui. Il l’envoya chercher :

– Nasreddine ! Tu as dépassé les limites. Tu seras mis à mort !

-Accorde-moi une faveur, mon Seigneur, dit le Hodja en tremblant.

– La seule faveur que je pourrai t’accorder est de te laisser choisir la façon de mourir.

– Merci, Seigneur, dit Nasredine soulagé. Je choisis de mourir de vieillesse.

– Le roi éclata de rire et lui pardonna.« 

 

 

DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.

Une petite histoire de Nasr Eddin…

« La guerre et le cerveau« 

« C’était la guerre…
Nasreddine qui avait eu le malheur d’y participer reçut une flèche qui se planta dans sa tête. On  le transporta vite vers les lignes arrière pour le soigner.
– De deux choses l’une, dit le médecin, ou bien la flèche n’a pas traversé l’os et là je pourrai le sauver, ou bien elle a touché le cerveau, et dans ce cas, il n’y a rien à faire.
Nasredine leva la tête péniblement et dit :
– Aucun risque, docteur, aucun risque !
                 – Et comment le sais-tu ? s’étonna le médecin.
                 – Si j’avais vraiment un cerveau, je n’aurais jamais fait la guerre. »

DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.                            

Des aventures de Nasr Eddin Hodja

Nasr Eddin Hodja est un personnage mythique de la culture arabo-musulmane. Ses aventures sont connues dans de nombreux pays. Ingénu, faux naîf, impertinent, savant, toujours drôle et sympathique, il pointe du doigt les travers de l’homme. Ses histoires ont toujours une dimension de critique sociale, politique ou religieuse.

Jihad Darwiche a rassemblé quelques unes d’entre elles pour notre plus grand bonheur ! On est surpris ou sidéré, on éclate de rire ou on a le sourire aux lèvres mais on n’est jamais indifférent : c’est un vrai régal !

DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.

Une statue de Nasr Eddin Hodja sur son âne à Boukhara, en Ouzbékistan :

Abandon !

Quatrième de couverture :
« Une femme disparaît, laissant un journal intime qui relate son mariage au quotidien. Pout tous ceux qui la connaissent, elle incarnait l’épouse parfaite, heureuse et épanouie; mais son journal révèle frustrations et désirs inassouvis…
Un roman d’une vérité troublante sur le couple, la sexualité et les relations homme femme. »

Ce livre semble faire l’unanimité ou presque sur la blogosphère mais je l’ai abandonné au bout de 140 pages environ. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment… Je n’ai pas accroché… Les propos parfois un peu crus ne m’ont pas dérangés, l’idée de mettre au grand jour des idées enfouies au plus profond me séduisait au départ, je me suis faite à l’écriture à la deuxième personne du pluriel après quelques pages…  mais l’histoire manque de suspens, d’intrigue et de dynamisme. En un mot, peut-être un peu trop d’introspection et pas assez d’ouverture au monde extérieur.

Lire les avis de Camille, Lily, Cuné, Stéphanie et Solenn.

GEMMEL, Nikki, La mariée mise à nu, Au diable vert, 2007.

Quel bonheur !

Il y a quelques temps, je me suis inscrite à mon premier swap : le swap litté jeunesse. Et ce matin, j’étais dans mon salon (en train de prendre RDV chez le coiffeur mais ça tout le monde s’en contrefiche !) quand j’ai vu le facteur s’arrêter devant chez moi avec un colis. Et là je me dis : « c’est bizarre, je n’attends pas de commande sur Internet (oui, oui, j’ai tendance à faire la chasse aux bonnes affaires sur le Web), c’est pas déjà le colis du swap quand même… » Et si ! Lucie (que j’ai confondu au départ avec Lucy, une autre bloggeuse : Mille excuses !) : n’a pas perdu de temps !!!!

Et en plus, elle a fait les choses bien. Tous était emballé avec du joli papier vert, aux couleurs de mon blog. J’avoue que j’avais envie d’ouvrir tout de suite mais je me suis forcée à faire une photo avant!

Dans le colis, un roman de Malika Ferdjouk, auteur que je ne connais pas encore, un autre Valérie Zenatti, un de mes auteurs préférés en jeunesse et un manga, Le Cheminot. A cela s’ajoute trois marquetapage, un mug et une jolie carte. Comme vous pouvez le constater, j’ai été gâtée !


Un très grand merci à Lucie !

Dès que j’aurai un peu de temps, je vais aller découvrir son blog car un swap sert aussi à faire de nouvelles rencontres et à élargir son horizon.

« Pablo de la Courneuve » de Cécile Roumiguière

Pablo est colombien. Avec sa famille, il a dû fuir son pays pour des raisons politiques. Arrivé en France clandestinement, il vit à la Courneuve mais il a beaucoup de mal à s’intégrer. Ses camarades de classes le traitent de voleur (« Colombien, vaurien… » !), il pleut, tout est gris, il ne doit pas se faire remarquer car il n’a pas de papiers, sa sœur veut arrêter ses études pour aller travailler à l’usine alors qu’en Colombie elle voulait devenir enseignante, etc. Bref, tout va mal pour ce jeune garçon de 12 ans.

Mais, petit à petit, Pablo fait la rencontre de la Goule, une vieille femme mystérieuse que tous les gamins du quartier aiment embêter, de Nina, une petite fille de CE2 qui lui parle de sa vie dans un château, et de Georges qui travaille à la mairie et aide sa famille à avoir des papiers. Au contact de toutes ces personnes, il commence à raconter son histoire, à s’intégrer et à découvrir que la vie en France n’est pas si mal que cela. Bien entendu, la Colombie garde une place privilégiée dans son cœur!

Pablo de la Courneuve est un beau roman sur le thème de l’immigration. Racisme, intégration, problèmes de papiers, mal du pays : tous ces sujets sont abordés avec beaucoup de finesse et de sensibilité. On ne referme pas le livre en pleurant mais plutôt avec le sourire aux lèvres et plein d’espoir pour la vie future de Pablo.

C’est un billet de Gawou qui m’a donné envie de lire ce magnifique roman.

ROUMIGUIERE, Cécile, Pablo de la Courneuve, Seuil, 2008.

Les livres, des sauveurs !

Étienne vit dans une maison où tout le monde aime lire. Lui, c’est le cas désespéré : celui qui n’aime pas lire et qui ne changera jamais : « Que tous ceux qui rabâchent que, pour faire aimer la lecture aux enfants, il suffit de les faire vivre entourés de livres, arrêtent de se raconter des histoires.  Moi, j’ai toujours baigné dedans, au point qu’ils ont fini par me noyer« .

Oui, mais voilà, il ne faut jamais dire jamais : « du jour au lendemain, alors que j’ai toujours détesté lire – c’était au stade de l’allergie, sans les démangeaisons, mais avec une vraie montée  d’irritation rageuse chaque fois que ma grand-mère débarquait pour dîner avec, pour ma sœur et moi, des livres enveloppés dans du papier cadeau rouge aux dessins noirs qui me sort encore par les yeux -, je me suis mis à lire.  Pire à aimer ça. Pire, à avoir envie de donner envie aux autres« . Ce qui a donné le goût de lire à Étienne, c’est le divorce de ses parents. Le soir où il l’apprend, il n’arrive pas à dormir et veut regarder la télé mais son père dort dans le salon. Du coup, il se retrouve seul, mal dans sa peau, dans le bureau de sa mère et tombe sur un recueil de nouvelles de Salinger. Il aime beaucoup et enchaîne sur d’autres livres : L’attrape cœur, le Da Vinci Code, Orgueil et préjugés, Christine Angot, Shakespeare, etc.

Étienne découvre également qu’il aime écrire. D’où ce récit à la première personne où il parle du divorce de ses parents, de sa découverte du plaisir de lire et d’écrire (les remarques sur l’acte d’écrire sont nombreuses), de son premier amour et… de son premier rapport sexuel.

Contrairement à ce que je pensais au début, ce livre raconte la vie d’un adolescent. Certes, la lecture et l’écriture tiennent une place importante mais il n’y a pas que cela dans le vie d’Étienne ! Je m’attendais donc à autre chose et c’est sans doute pour cela que j’ai été un peu déçue. Néanmoins, c’est un beau roman à l’écriture originale, plein de vie, d’humour et de finesse.

Et puis, je me suis un peu retrouvée dans le personnage d’Etienne quand il dit « c’est cette histoire qui m’a tiré de la mienne. En finissant de la lire, j’étais moins mal« . Pour moi aussi, les livres sont parfois un remède. En tous les cas, ils me permettent de rêver et de m’évader du quotidien.

C’est un récent billet de BelleSahi qui m’a donné envie d’emprunter ce livre à la médiathèque.

Calarabel a beaucoup aimé.

WILLER, Ellen, Le garçon qui ne pouvait pas voir les livres en peinture, Ecole des loisirs, 2007.

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