Park Avenue – Cristina Alger

Paul Ross travaille dans le milieu de la finance à New-York et fait partie du clan Darling depuis qu’il a épousé sa femme, Merrill. Cette dernière appartient à une très riche famille. Son père, Carter, est à la tête d’une entreprise qui gère des fonds spéculatifs et résiste plutôt bien à la crise qui secoue le milieu depuis quelques temps. Sa mère organise des galas de charité et profite de la fortune de son mari.

Paul, lui, vient d’un milieu plus modeste. Il a épousé Merrill par amour et s’est habitué petit à petit aux demeures de luxe, aux week-end dans les Hampton ou encore aux soirées où il faut absolument être ! La crise économique plongeant les grandes banques dans la panique, il perd son travail comme beaucoup de gens dans le milieu. Et bien entendu, en retrouver un autre s’avère très difficile. Sous les conseils de sa femme, Paul finit donc par accepter de diriger l’équipe d’avocats de son beau-père. 

Très vite, c’est la panique. Un scandale vient éclabousser la famille Darling et Paul se retrouve mêlé à tout cela alors que cela fait à peine deux mois qu’il a pris ses fonctions. Chacun des membres de ce clan qui paraissait si soudé va devoir regarder la vérité en face et prendre ses responsabilités.

L’argent, le pouvoir, le statut social et la famille sont les thèmes principaux de ce roman. Les multiples personnages qui gravitent autour des Darling ont tous soif d’argent et semblent n’en avoir jamais assez. Heureusement, ils ne ressemblent pas tous à Bernarf Madoff et certains ont encore quelques valeurs. Mais les apparences sont parfois trompeuses et jouer un double jeu s’avère finalement assez facile, du moins dans un premier temps. Le lecteur n’a plus qu’à attendre les dernières pages pour voir jusqu’où la manipulation peut aller.

Si les pages se tournent vite, les descriptions des nombreux personnages sont parfois déroutantes. Il faut du temps avant de comprendre le rôle de chacun et il aurait peut être été préférable de s’attacher à la personnalité de quelques uns plutôt que de multiplier les portraits.

Reconnaissons à l’auteur, issue elle-même d’une famille de financiers et ancienne avocate et analyste chez Goldmann Sachs, le mérite de nous avoir épargné les détails techniques et d’avoir su rendre accessible le milieu de la finance au néophyte.

Le dénouement est un peu trop facile mais Park Avenue a le mérite de m’avoir vidé la tête sans trop me poser de questions et c’est déjà pas si mal, non ?

ALGER, Cristina, Park Avenue, Albin Michel, 2013.

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