Petit traité sur l’immensité du monde – Sylvain Tesson

indexDans son Petit traité sur l’immensité du monde, le célèbre écrivain voyageur Sylvain Tesson mêle réflexions sur le voyage ou plutôt le vagabondage -au sens noble du terme- et anecdotes vécues lors de ses pérégrinations à travers le monde.

Pour l’auteur, le voyage est un moyen de lutter contre la fuite du temps : j’en suis venu à la conclusion que le nomadisme est la meilleure réponse à l’échappée du temps. Mon but n’est pas de le rattraper mais de parvenir à lui être indifférent. A pied, à cheval, ou en side-car, l’écrivain voyageur parcours donc notre planète et notamment l’Asie et la Russie. Il n’oublie jamais d’emmener dans son sac les romans ou les vers de ses écrivains favoris et un carnet en feuilles de riz pour consigner pensées et aventures. Déçu par l’être humain, Sylvain Tesson affectionne tout particulièrement la solitude. Quelques années après avoir écrit ce livre, il a d’ailleurs vécu seul pendant plusieurs mois dans une cabane en bois, adossée à la forêt, au bord du lac Baïkal en Russie.

Avant, il a dormi un peu partout : sur les toits des cathédrales, sur une tombe, au milieu des arbres dans un hamac et où sais-je encore. Quand il n’est pas en voyage, Sylvain Tesson s’échappe en grimpant à mains nues sur les monuments connus ou inconnus, faisant parfois de belles découvertes. Malheureusement, cela a failli lui coûter la vie il y a un ou deux ans lorsqu’il est tombé en escaladant la façade de la maison d’un ami. Lire ces lignes écrites bien avant l’accident prend donc un sens particulier.

Le Petit traité sur l’immensité du monde montre, s’il en était encore besoin, que Sylvain Tesson est un homme atypique à l’esprit complètement « barré ». Sa philosophie de vie est extrême mais certaines de ses réflexions sur notre monde sont tout de même intéressantes : la nécessité d’arrêter la course du temps, la déception inévitable engendrée par l’être humain, l’éloge de la nature, etc. Je dois cependant avouer que je serais incapable de voyager comme il le fait. Par contre, lire le récit de ses aventures sur ma chaise longue a été un vrai régal !

TESSON, Sylvain, Petit traité sur l’immensité du monde, Pocket, 2008.

10 réflexions sur « Petit traité sur l’immensité du monde – Sylvain Tesson »

    1. C’est vrai qu’il a une personnalité très particulière. J’aime bien ses récits de voyage mais je n’adhère pas totalement au personnage.

    1. Je ne crois pas les avoir tous lus mais en général, j’apprécie beaucoup. Je suis étonnée que tu ne le connaisses pas !

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