Pierre Jourde raconte le pilon

L’écrivain Pierre Jourde a publié sur Biliobs, le site littéraire du NouvelObs, un article sur le pilon, cette fameuse opération qui consiste à détruire les millions de livres invendus chaque année. Rien de nouveau pour ceux qui connaissent déjà le sujet, si ce n’est cette info à laquelle je n’avais jamais pensé :

« Mais le pilon ne constitue pas seulement la sanction d’une mévente.
L’éclatante réussite d’un auteur produit autant de pilonnage que
l’échec. Cela fait partie d’une stratégie délibérée de surproduction.
Il n’est pas rare qu’un éditeur prenne dès le départ le parti de faire
imprimer des milliers de livres pour les pilonner. Car leur rôle
consistera à impressionner, à donner le sentiment de l’importance de
l’oeuvre. Il faut se montrer, faire masse dans les Fnac, écraser la
concurrence par le poids. L’entassement de 100.000 livres sert à en
faire acheter 50.000. Les 50.000 autres seront broyés. Car le pilon
coûte moins cher que le stockage. Il rapporte, même: 100 euros la tonne
de papier.
« 

Affolent, non ?

5 réflexions sur « Pierre Jourde raconte le pilon »

  1. Le stockage ne rapporte rien, il coute de l’argent (« location » de l’espace stock au distributeur), de plus, selon le type d’ouvrage, la valeur en est dépréciée au bout de 2 ou 5 ans, donc aucun intérêt à stocker plus de 24 mois.
    Le pilonnage permet de revendre le papier à des sociétés de recyclage.

La parole est à vous !

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