Pietra viva – Léonor de Recondo – Lu par Lazare Herson-Macarel

Nous sommes en 1505. Le sculpteur Michel-Ange s’aprète à disséquer un corps quand il découvre que c’est celui de son ami, le moine Andrea. Sans chercher à connaître les causes de sa mort, sous le choc, il décide de partir immédiatement pour Carrare où il doit sélectionner les marbres qui serviront au tombeau du pape Jules II.

Là-bas, il travaille sans se ménager aux cotés des carriers. Michelangelo a un véritable don pour choisir les marbres et travailler la pierre. Il a nettement moins de facilités à communiquer avec les êtres humains. Misanthrope, il se pose cependant beaucoup de questions sur lui-même depuis qu’il est à Carrare.

La présence de ses amis carriers lui fait du bien. Le petit Michele, un enfant de six ans qui vient de perdre sa mère et s’est attaché à lui, le force à réagir en le poussant dans ses retranchements par son attitude et ses questions innocentes. Cavallino, le fou qui se prend pour un cheval, joue un rôle moindre mais Michelangelo semble le seul à le comprendre. Étonnant pour un homme aussi arrogant, non ?

Au fil des pages, le sculpteur se livre à une introspection quasi mystique. Depuis toujours, il se noie dans le travail. Cela n’est pas innocent. A travers cette histoire, l’auteur nous propose en réalité une réflexion sur la vie, la mort, la beauté et l’art.

Soyons honnête, si j’ai lu Pietra viva jusqu’à la fin, c’est parce qu’il n’est pas très long (3h55) et que le lecteur, Lazare Herson-Macarel, est très bon. Je suis restée totalement insensible à l’écriture de Léonor de Recondo, pourtant maîtrisée et de bonne qualité. Les émotions ressenties par Michel-Ange, son aspect tourmenté, son amour du marbre, m’ont laissée indifférente. Un premier rendez-vous raté avec Leonor de Recondo. Dommage !

Les avis de Sylire et Enna bien plus enthousiastes que moi.

RECONDO, Leonor de, HERSON-MACAREL, Lazare, Pietra viva, Sixtrid, 2015.

4 réflexions sur « Pietra viva – Léonor de Recondo – Lu par Lazare Herson-Macarel »

  1. j’ai effectivement beaucoup plus aimé que toi mais je crois aussi que si je l’avais lu à un autre moment j’aurai peut-être été moins sous le charme de l’écriture. Mais j’ai aussi aimé le personnages en creux de Michelangelo qui n’est pas montré sous un jour très positif

  2. Tu l’as lu pendant les vacances, cet été, c’est ça ? C’est certain que
    le moment où on lit un livre et l’état d’esprit dans lequel on est peut
    influencer fortement le ressenti.

La parole est à vous !

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