Quatre murs – Kéthévane Davrichewy

Un couple âgé. Un mari qui décède. Une femme qui reste seule et qui n’arrive plus à entretenir la maison. Du classique, malheureusement. Il n’y a donc plus le choix, il faut vendre la maison familiale de Sommanges. Saul, Hélène, Réna et Élias, adultes depuis longtemps, se retrouvent sur place le jour du déménagement. Pour les uns, se séparer de cet endroit chargé de souvenirs est un véritable déchirement. Pour les autres, c’est la vie. Leur mère, profitant de leur présence à tous les quatre sans enfant ni conjoint, évoque la délicate question de l’héritage. Une fois de plus, ils ne sont pas d’accord.

Quelques mois plus tard, la fratrie est invitée, sur l’insistance de leur mère, a passé quelques jours chez Saul, en Grèce, dans le pays de leur origine. Le voyage est l’occasion pour chacun d’évoquer l’enfance, cet accident dont on évite habituellement de parler, l’envol de chacun pour gagner son indépendance, les relations au sein de la fratrie, etc. Les tensions sont bien évidement nombreuses. Chacun voit les choses à sa manière. Personne n’est d’accord. Sauf pour dire que la famille n’est plus unie comme elle l’était lorsqu’ils étaient enfants.

« Est-ce qu’on a transformé le passé avec le temps ? Ou chacun le voit-il à sa façon ? » p. 141

Le lecteur découvre donc tour à tour les pensées de Saul, d’Hélène et des jumeaux Élias et Réna sur leur fratrie. Si le sujet de la perte de l’innoncence et de la complexité des relations familiales me paraît intéressant, je suis restée un peu sur ma faim avec ce roman. L’auteur ne va pas suffisamment au fond des choses, il n’y a pas vraiment de suspens et finalement, on se demande ce qu’apporte toute cette réflexion.

DAVRICHEWY, Kéthévane, Quatre murs, Sabine Wespieser Éditeur, 2014.

8 pensées sur “Quatre murs – Kéthévane Davrichewy”

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