« Qui a peur de la littérature ado ? »

Quatrième de couverture :

« La littérature destinée aux adolescents effraie les adultes au point de
déclencher de violents appétits de censure.
Que contiennent les
fictions de la littérature ado qui soit à ce point ressenti comme
dangereux ? A quels dangers sont exposés les lecteurs adolescents ? Le
danger est-il réel ou fantasmé par des adultes trop inquiets et
oublieux de leur propre adolescence ?
Annie Rolland propose une
réflexion articulée à une lecture psychologique de la littérature ado.
Elle défend l’idée que la volonté de censurer est moins une affaire de
protection des adolescents qu’une manière de contrôler les conflits
engendrés par le caractère rebelle en soi de l’adolescence. L’étude
repose sur des analyses d’œuvres littéraires, sur des rencontres avec
des adolescents au sujet de cette littérature d’autant plus singulière
qu’elle leur est destinée, sur un « dialogue-réflexion » avec des
écrivains.
« 

Un ouvrage instructif -pour les enseignants (professeur de français, professeurs documentalistes, etc.), les bibliothécaires mais aussi les parents- sur la censure et les réactions parfois violentes de certains adultes vis à vis des ouvrages de littérature de jeunesse les plus « subversifs ». Cet essai, écrit par la psychologue clinicienne Annie Rolland, permet de mieux comprendre les enjeux de la littérature pour adolescents. Il montre, à travers l’analyse d’exemples concrets comme Sobibor de Jean Molla ou L‘amour en chaussettes de Gudule, l’impact que peut avoir un livre sur son lecteur et explique que « Lire dans un roman le risque de mourir, de tuer, de violer, de transgresser les lois de l’espèce, conjure les pires angoisses, c’est là le vrai cadeau de la littérature » (p.200).

Quelques extraits :

« Un livre est un pont entre deux îlots, reliés entre eux le temps d’une lecture, pour un peu de répit donné par le soulagement de lire ses propres sentiments écrits par un(e) autre » (p. 104-105).

« bon nombre d’enfants et d’adolescents sont en danger, mais je sais qu’ils le sont à cause de leur histoire et non à cause des livres. La fréquentation des enfants et des adolescents en souffrance m’apprend que lire « d’horribles histoires » ouvre sur des possibles, dissout les peurs, stimule l’élaboration psychique » (p. 230).

Merci à BelleSahi de m’avoir fait découvrir ce livre. Comme elle, je le conseille à tous ceux qui s’intéresse ce type de littérature.

ROLLAND, Annie, Qui a peur de la littérature ado ?, Éditions Thierry Magnier, 2008.

8 réflexions sur « « Qui a peur de la littérature ado ? » »

  1. J’avais noté le livre chez BelleSahi et peu de temps après, j’apprends la venue d’Annie Rolland dans la bibliothèque de quartier située à deux pas de chez moi. Je m’y suis donc rendue ( sans avoir eu le temps de lire l’ouvrage) et je n’ai pas regretté du tout, c’était très intéressant.
    Annie rolland était accompagnée d’une représentante des éditions Thierry Magnier.
    Il a été question de  » Sobibor » ( que j’ai lu et beaucoup aimé) et  » L’amour en chaussettes » que tu m’as conseillé récemment.
    Au cours de cette conférence, j’ai noté d’autres titres de romans qui ont l’air vraiment intéressants mais durs.
    Maintenant, il faut que je me procure  » Qui a peur de la littérature ado? »!

  2. Tiens, je vais demander un autre carnet de « livres à trouver » pour noël, j’ai plus de place sur le mien… juste assez pour noter ce dernier titre, forcément! merci pour l’idée!

  3. Vu chez Belle Sahi, tu me rapelles que je dois le lire aussi!! je m’intéresse à cette littérature ado qui nous en dit long aussi sur les adultes que nous sommes!!! Et c’est vraiment un thème important quand on sait que longtemps et parfois encore de nos jours, certaines personnes considèrent que les romans ados ne font pas partie de la « vraie » littérature!!!

La parole est à vous !

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