Reste l’été – Nicolas Le Golvan

Reste l'été Nicoles Le GolvanComme tous les étés, Greg, sa femme Mylène et leurs deux enfants passent leurs vacances dans la maison familiale de l’île de Ré. La demeure, qui se transmet de génération en génération, est chargée d’histoire. Les bibelots, le canapé, les lits, les murs ont été et sont encore les témoins des joies et des peines des uns et des autres.

Les habitudes sont toujours un peu les mêmes. Les déplacements à vélo, la plage sur laquelle il est important de marquer son territoire, l’anniversaire de Greg, la visite d’amis. Mais cet été là, le narrateur est absent. Il refuse de se baigner, esquive sa femme et ses enfants et se mure dans son silence. Greg rumine le passé et ne comprend pas la distance qui s’est instaurée au sein de son couple. Crise de la quarantaine ?

Il finit par laisser Mylène rentrer seule à Paris avec les enfants. Officiellement pour repeindre les volets et mettre enfin en vente cette maison. Mais personne n’est dupe. Greg se laisse envahir par la mélancolie tout en essayant de comprendre son propre cheminement ainsi que celui de son couple.

Reste l’été est un de ces romans que l’on prend plaisir à lire tout en sachant qu’il ne nous marquera pas. J’ai particulièrement aimé la cadre dans lequel se déroule l’intrigue. L’ambiance de l’île de Ré est bien restituée et le milieu maritime propice au questionnement du narrateur. J’ai par contre été moins touchée par l’aspect intimiste du texte. C’est quelque chose qui me plaît habituellement mais la passivité de Greg et sa lâcheté m’ont empêchée d’être sensible à sa mélancolie. Un bilan en demi-teinte donc !

Estelle est bien plus sévère que moi !

LE GOLVAN, Nicolas, Reste l’été, Flammarion, 2012.

12 réflexions sur « Reste l’été – Nicolas Le Golvan »

  1. C’est vrai que mon billet était plus dur, mais j’ai gardé depuis l’image de l’île de Ré sillonnée à vélo et finalement, ces descriptions sont très belles et m’ont marquées. Pour le personnage, ce genre de type un peu falot m’horripile toujours et j’ai du mal avec les romans où rien ne vient réveiller le « héros ». Mais pour l’été, ça donne envie d’aller pédaler en Bretagne 😉

    1. Oui, rien que pour les descriptions et l’ambiance, ce roman mérite d’être lu.
      PS : l’île de Ré est située en Charente Maritime et pas en Bretagne .

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