Rêve d’amour – Laurence Tardieu

reve-damour-laurence-tardieuAlice Grangé, 30 ans, n’a aucun souvenir de sa mère. Elle décide d’entrer en contact avec Emmanuel Basini. « Elle l’a aimé, Alice, ta mère a aimé cet homme. » : c’est tout ce que son père, avare en mots comme en tendresse, lui a dit sur son lit de mort.

Peut être que l’homme qui fut l’amant de sa mère il y a vingt-cinq ans pourra lui parler d’elle. Peut être qu’il pourra combler le vide au creux de son ventre. Peut être qu’il pourra lui dire à quoi elle ressemblait, ce qu’elle pensait, ce qu’elle aimait, comment était son sourire. Peut être que grâce à lui elle pourra retrouver une attitude, une parole.

« L’histoire que je raconte n’est pas la mienne, mais il s’agit pourtant de moi : celle qui court dans le livre ressemble à celle qui court dans la vie. C’est la même quête, ce sont les mêmes questions, qui restent sans réponse, obsédantes, ouvertes, nécessaires. Écrire, c’est s’approcher au plus près des brûlures. » p.134

Alice ne supporte plus le mutisme dans lequel elle était enfermée avec son père. Maintenant qu’il est mort, elle veut retrouver sa mère et donner corps à son rêve d’amour. Une quête vaine ?

« J’ai songé que la vie, c’est un peu comme l’écriture, on trouve autre chose, et c’est cette autre chose, surprenante, mystérieuse, troublante, qui en fait la beauté. » p. 144

Après la claque reçue lors de ma découverte de Laurence Tardieu avec Puisque rien ne dure, j’ai eu envie de lire d’autres titres de l’auteure. J’ai fait mon choix un peu au hasard sur les rayonnages de la médiathèque, impatiente de me replonger dans cette écriture si particulière, au plus proche des émotions.

Mais cette fois-ci, je n’ai pas réussi à entrer dans le texte. Fatigue ? Mauvais moment ? Ou tout simplement instinct de protection ? La douleur d’Alice, pourtant suggérée avec brio, ne m’a pas touchée. Je n’ai pas éprouvé d’empathie pour cette femme qui n’a aucun souvenir de sa mère et dont le père ne parlait jamais, allant jusqu’à supprimer toutes ses photos et tableaux. Un sujet aussi douloureux aurait du m’atteindre en plein cœur. Peut être qu’il me fait si peur que mon esprit n’a pas voulu se rendre disponible.

TARDIEU, Laurence, Rêve d’amour, Stock, 2008.

8 pensées sur “Rêve d’amour – Laurence Tardieu”

  1. De loin mes préférés sont sans doute « la confusion des peines » et « une vie à soi » mais je crois que j’avais bien aimé « rêve d’amour » quand même… beaucoup moins « Un temps fou » par exemple. Et oui il y a des moments et des états d’esprit. Enfin moi je fonctionne comme ça. 😉 Complètement subjective.

La parole est à vous !