Rosa Candida – Audur Ava Olafsdottir

Arnljotur, 22 ans, quitte son Islande natale, son frère jumeau autiste, son père désormais veuf et sa fille de quelques mois -née par hasard suite à une brève étreinte dans la serre familiale- pour aller travailler dans une ancienne roseraie. Là-bas, il peut laisser libre cours à sa passion pour les roses, passion qui lui vient de sa mère décédée dans un tragique accident de voiture. Le voyage et l’installation dans une nouvelle ville sont pour le jeune homme l’occasion de grandir et de réfléchir au sens de sa vie.

Rosa Candida a séduit de nombreux lecteurs mais je ne fais pas partie d’entre eux ! Le voyage jusqu’au monastère m’a paru d’une longueur épouvantable. Ensuite, le roman prend un second souffle qui s’éteind assez rapidement. Il y a des idées intéressantes mais je n’ai absoulment pas réussi à rentrer dans l’histoire, trop facile à mon goût. Le personnage d’Arnljotur est vraiment candide et mériterait un peu plus de profondeur psychologique. Un point positif tout de même : c’est bien écrit !

Extraits :

« -J’aimerais bien pouvoir mourir avec plus d’expérience, après m’être trouvé moi-même.

-Les hommes passent leur vie à la recherche d’eux-mêmes. On n’arrive jamais à une conclusion défintive en ce domaine. » p. 175

« Les choses s’empirent généralement jusqu’à un certain point avant de commencer à s’améliorer. » p. 329

D’autres avis ici.

OLAFSDOTTIR, Audur Ava, Rosa candida, Zulma, 2010.

18 réflexions sur « Rosa Candida – Audur Ava Olafsdottir »

  1. Je trouve que c’est typiquement un livre qui ne peut pas plaire à tout le monde .. de mon côté j’ai aimé et l’ayant rencontrée, elle explique qu’elle a pris le parti de l’optimisme, en contrepoint à la noirceur des polars islandais.

  2. Livre non chroniqué sur mon blog, mais j’aurais pu faire le même billet que toi : loooong, trop candide, mais pardonné car fabuleusement écrit ! Et ce n’était pas de la lassitude de voir ce livre partout, car je l’ai lu peu de temps après sa sortie.
    PS : je crois que l’on va aussi se tenir la main pour Louisa et Clem : je suis tentée de survoler les dernières pages, mais je me fais violence !

  3. @Aifelle : je trouve que le dénouement n’est pas si optimiste que cela…
    @Stephie : oui c’est ce que j’ai cru remarquer. @La Pyrénéenne : oh, je ne suis pas la seule à ne pas avoir aimé !
    @Cécile : pour Louisa et Clem, j’ai lu 40 pages de plus hier soir. Il y a eu un léger mieux mais ce ne sera pas un coup de cœur, loin de là…
    @antigone : j’avais quand même envie de savoir ce qui allait se passer alors je suis allée jusqu’au bout mais j’ai mis très longtemps à le finir.

  4. Oh zut… Moi j’ai trouvée cette lecture très agréable, très douce, très fraîche… Une vraie lecture moëlleuse et qui fait du bien au moral !!! Mais bon, ça ne peut pas fonctionner à chaque fois !
    Bonne journée Saxaoul

  5. Je fais partie de la catégorie qui a adoré. C’est vrai qu’en lisant les divers billets sur les blogs les avis sont en général très tranchés sur cette lecture.

  6. Tu es la seconde personne que je lis à avoir un avis mitigé sur ce livre ! Je le lirai si j’en ai l’occasion à la bibliothèque, histoire de voir ce qu’il en retourne !

  7. Bonsoir saxaoul, comme l’écrit Aifelle, c’est vrai que c’est un roman « gentillet » par rapport aux polars venus du froid mais je trouve que cela fait du bien de temps en temps de lire ce genre d’histoire. Et c’est en effet bien écrit. Bonne soirée.

  8. broupppff
    C’est exactement ce que j’ai pensé tout le long de la longue lecture que je me suis imposée. Qu’il est long ce voyage, on se demande où l’on va !
    Ahh ça démarre (au monastère). Une étincelle avec le moine féru de cinéma… une braise avec la venue des filles… pfff et voilà terminé le petit tour.
    J’en suis toujours à me demander s’il fallait comprendre quelque chose. Quel battage.

La parole est à vous !

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