Rue des boutiques obscures – Patrick Modiano

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Patrick Modiano fait partie de ces auteurs connus que je n’avais encore jamais lu. L’été est le moment idéal pour combler ce genre de « lacune » littéraire car j’ai du temps devant moi. Sur les conseils d’une amie, j’ai donc découvert Rue des boutiques obscures, sixième roman de l’auteur et prix Goncourt 1978.

Ce texte met en scène Guy Roland, un détective privé qui, après le départ à la retraite de Hutte, son patron, décide de partir à la recherche de son passé. Amnésique depuis plusieurs années, il ne connaît pas sa véritable identité. Son enquête l’amène à arpenter les rues de Paris puis à voyager. Il rencontre diverses personnes grâce auxquelles sa mémoire revient par bribes. Un ami prénommé Freddie, une double identité, un travail pour le compte de la légation de la République Dominicaine, une femme qui s’appelle Denise, un chalet à Megève : petit à petit le puzzle semble se reconstituer.

L’intrigue se déroule dans les années 1960 et le passé de Guy Roland est lié à la Seconde Guerre mondiale, un thème central chez l’auteur d’après ce que j’ai compris. Cependant, dans Rue des boutiques obscures, il est vraiment en arrière plan. Patrick Modiano propose ici, à travers une enquête, une réflexion sur la mémoire et le basculement des vies dans un style très sobre et d’une qualité incontestable.

Si j’ai été assez curieuse de connaître le passé du personnage central, je n’ai cependant jamais été emportée par ce roman. Il m’a manqué un souffle, un je ne sais quoi qui me donne envie de dévorer le livre. Je donnerai sans doute une seconde chance à cet auteur mais je dois avouer que j’ai été un peu déçue après tout le bien qu’on m’en avait dit.

Modiano, Patrick, Rue des boutiques obscures, Folio, 1982.

19 pensées sur “Rue des boutiques obscures – Patrick Modiano”

    1. Il te plaire peut être. Je sais qu’il y a beaucoup de fans de Modiano et puis, en plus, tu connais sans doute les rues et les quartiers dont il parle.

  1. J’ai découvert Modiano avec ce titre là, grâce à Galinette, et j’ai aimé cet univers et ce trouble suscité par la lecture. Je ne peux pas expliquer pourquoi parce que les annuaires et les vieux dossiers…c’est pas top passionnant à la base. Depuis j’ai lu 3 autres titres de Modiano, j’ai beaucoup aimé Dimanches d’août (mon préféré à ce jour), Dora Bruder. Par contre je me suis ennuyé avec Villa Triste.

    1. Oui, c’est vrai que les annuaires et les dossiers, c’est d’une autre époque et ce n’est pas forcément passionnant. J’ai aimé les rencontres avec les différents personnages pendant l’enquête mais je suis finalement restée assez extérieure à cette histoire. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier sa qualité littéraire. Galinette m’a bien entendu fortement influencée moi aussi dans le choix de cette lecture.

  2. Il y a peut-être des moments dans la vie pour lire Modiano… ? Il y a des livres que j’ai lu avec plaisir étudiante que je trouverais sans doute ennuyeux aujourd’hui. J’ai lu un titre de lui, pas celui-ci, il y a longtemps, il faudrait que j’essaye pour voir… 😉

    1. En écrivant ce billet, je pensais que je serais seule à ne pas avoir adhéré pleinement. Visiblement, ce n’est pas le cas. Sur Facebook d’autres personnes m’ont dit qu’elles n’avaient pas aimé.

  3. J’ai lu celui-ci, comme Mind, grâce à Galinette qui me l’avait envoyé caché (lecture à l’aveugle). Comme toi j’avais aimé mais sans vraiment rentrer dedans.

    1. J’aime beaucoup ce concept de lecture à l’aveugle. J’ai vu que des librairies développaient le concept de l’achat à l’aveugle. Je ne sais pas si cela va marcher.

  4. hum…pas emballée à l’idée d’essayer celui-là non plus. décidément, je vais rester sur le souvenir de Modiano à travers son « Catherine Certitude » en duo avec Sempé !

La parole est à vous !