« Si j’avais des ailes » d’Ahmed Kalouaz

Un jeune tzigane de quinze ans court autour d’un lac et raconte tout ce qui lui passe par la tête à son père parti depuis quinze jours. Il a choisi d’apprendre à lire et à écrire et habite avec sa mère dans un appartement de deux pièces. Depuis, le fossé s’est creusé avec ce père qui est toujours très ancré dans la tradition tzigane. Apprendre à lire, quelque part, c’est trahir les siens. Et vivre dans un appartement, c’est s’enchaîner soi-même… Le fils ne renie pas son peuple, bien au contraire. Cela fait quinze ans qu’il se tait car chez les tziganes on ne demande jamais rien et on ne dit jamais rien. Aujourd’hui, il a décidé d’expliquer ce qu’il ressent, de se souvenir des bons moments et des moins bons, d’expliquer à son père pourquoi il a choisi une autre façon de vivre.

« Personne ne lisait chez nous, personne ne s’intéressait aux livres ni aux mots couchés sur la papier. Une nouvelle langue s’est ouverte à moi, une découverte plus importante qu’un trésor. » p.9

Un texte court – moins de 70 pages en très gros caractères- sur les tziganes et la difficulté pour un enfant de choisir un autre mode de vie que celui de son peuple. Un joli texte sur l’amour d’un fils pour son père et sa mère. Une histoire pleine d’émotion publiée dans la collection D’une seule voix chez Actes Sud Junior : « Des textes d’un seul souffle. Les émotions secrètes trouvent leur respiration dans la parole. Des textes à murmurer à l’oreille d’un ami, à hurler devant son miroir, à partager avec soi et le monde.« 

KALOUAZ, Ahmed, Si j’avais des ailes, Actes Sud Junior, 2008.

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