« Sukkwan Island » de David Vann

Quatrième de couverture :
« Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou
par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est
dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y
vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession
d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ
et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal.
La rigueur de cette
vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour
en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au
drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.
« 

Si vous aimez les histoires où le drame, la folie et l’angoisse règnent, si vous n’avez pas peur de faire des cauchemars, Sukkwan Island est pour vous ! L’auteur, dont c’est le premier roman, a un réel talent pour embarquer son lecteur dans un univers complètement glauque et totalement absurde. Avec ce fils et son père, on est bien loin du bon vieux Robinson sur son île déserte. Je ne sais plus sur quel blog, j’ai vu une comparaison avec le film Into the Wild de Sean Penn mais à mon avis, c’est encore pire ! Je crois que si le film sortait au ciné, je n’irai pas le voir. J’aurais trop peur. D’ailleurs, je me demande comment j’ai pu lire ce roman jusqu’à la fin. Je n’aime pas du tout ce genre de texte habituellement mais là, j’étais complètement captive. Bizarre…

Ce qui est encore plus atroce, C’est que Sukkwan Island a un aspect autobiographique. Stephie, qui a rencontré David Vann, explique qu’à l’âge de 13 ans l’auteur a refusé de suivre son père sur une île en Alaska. 15 jours plus tard, le père se suicidait alors qu’il était au téléphone avec sa compagne. Comment vivre une vie heureuse et épanouie avec un tel poids sur le dos ? Sa catharsis à lui c’était peut-être ce livre écrit en 15 jours.

Une histoire terrible mais écrite de façon époustouflante.

Beaucoup d’avis répertoriés sur BOB.

Ce livre vient de chez Keisha et va bientôt prendre la direction de chez Pascale.

Merci Ys !

VANN, David, Sukkwan Island, Gallmeister, 2010.

18 réflexions sur « « Sukkwan Island » de David Vann »

  1. Arghhh … à force de lire tous vos avis , il me le faut , je suis accro à l’ idée de le lire ( de mieux en mieux , tiens ! )… sauf que je l’ai cherché partout cette semaine sans le trouver !!! C’ est Ys qui le fait voyager ? Il va peut-être falloir que je me branche , alors ….

  2. En effet, cet aspect autobiographique donne une force dramatique supplémentaire à ce livre déjà terrible. Je suis ravie qu’il t’ait plu.

  3. je me souviens l’avoir fini le soir, mais j’ai respiré ensuite 15 minutes et ne me suis pas couchée avant d’avoir lu quelques pages d’un autre livre… No cauchemar!

  4. Je ne veux plus être maso, je ne lirai pas ce livre. Je vais être forte. Pour tenir, j’ai demandé à une collègue de me raconter la fin. Non seulement, ça enlève un peu de l’intéret à le lire, mais ça m’a confortée dans l’idée que ce livre n’est pas pour moi.

  5. moi je n’ai pas fait de cauchemar, pas été terrifiée, juste très plongée dedans à ne plus pouvoir le lacher!
    et à un moment j’ai moi aussi pensé à Into the wild!
    en tout cas, super livre

  6. @La Pyrénéenne : oui, c’est Ys qui fait voyager ce livre. Contacte-la.
    @Ys : cet aspect n’a pas trop été mis en avant en France mais je trouve qu’il est important de le savoir.
    @Stephie : effectivement, je crois que je ne suis pas prête de l’oublier.
    @Aifelle : de toute façon, je crois qu’on ne peut pas se forcer à lire ce genre d’histoire là.
    @Keisha : le soir où je l’ai terminé, j’étais pas mal perturbée par d’autres choses aussi. La nuit, je me suis réveillée en croyant qu’Oihane s’étouffait. Pourtant, je me réveille rarement en plein sommeil…
    @L’or des chambres: « faire du mal » c’est peut-être un peu fort. Te remuer, c’est certain !
    @Plume : c’est pas le genre de livre que tout le monde aime !
    @valérie : je croyais avoir deviné ce qui se passait à la fameuse page 133 mais je me suis trompée et heureusement car ça aurait enlevé tout intérêt à la lecture. @So : tout à fait d’accord avec toi.

  7. Trop, beaucoup trop, d’avis positifs en ce moment sur ce livre : je vais attendre sa sortie en poche, histoire de l’oublier un peu avant et de ne pas être trop déçue !

La parole est à vous !

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