Je t’aime tous les jours – Malika Doray

iQuand on est tout petit, ce n’est pas toujours facile de comprendre pourquoi sa maman s’absente. La peur de l’abandon est souvent très forte.

Dans Je t’aime tous les jours, Malika Doray met en scène une maman et son enfant dont on ne saura jamais le nom. A travers des dessins très simples et des couleurs peu nombreuses -la première de couverture en donne une très bonne idée-, elle propose une solution pour que la séparation ne soit pas une souffrance et que l’enfant se sente en sécurité.

4 jours sans maman = 4 cailloux blancs. Chaque matin, il faudra enlever un cailloux et le reste de la journée, il n’y aura plus qu’à s’amuser. Un petit chagrin ? Des moments de doute ? Rien de plus normal ! Mais quand il n’y aura plus de cailloux, maman rentrera, c’est certain ! D’ailleurs, qui se cache derrière la porte à la fin du quatrième jour ?

Un album tout simple dont les pages se tournent par en haut (comme un calendrier), une histoire pleine d’amour et de tendresse qui rassurera sans doute les plus petits. 

DORAY, Malika, Je t’aime tous les jours, Didier Jeunesse, 2006.

Couleur de peau : miel de Jung

Avec Couleur de peau : miel, c’est sa propre histoire que Jung raconte dans une BD aux jolis traits, en noir et blanc, qui rappelle un peu l’univers des mangas.

D’origine coréenne, l’auteur a été adopté à l’âge de 5 ans par un couple de belges déjà parents de plusieurs enfants. De son passé en Asie, il a quelques souvenirs mais qui ne sont pas liés à sa mère (et encore moins à son père). En Belgique, il doit s’intégrer dans une nouvelle culture, une nouvelle famille, etc. Pas facile quand on se sent si différent et que les autres se chargent bien de vous le rappeler, volontairement ou non !

Abandon, adoption, déracinement, quête d’identité : tels sont les thèmes majeurs de cette BD. Et tout ça est raconté sans pathos car l’auteur a beaucoup d’humour. Le décalage est constant entre la gravité de certains propos et la façon dont ils sont racontés.

A travers ce magnifique livre, Jung nous dévoile sa propre intimité mais il explique aussi pourquoi tant d’enfants coréens ont été et sont encore adoptés. C’est donc une histoire instructive qui m’a fait beaucoup réfléchir et ce a de nombreux niveaux.

Ce premier tome est consacré à l’enfance et à l’adolescence de l’auteur. J’attends avec impatience que le deuxième, sorti récemment, soit disponible à la médiathèque.

Ils ont aimé aussi : Laurent, Sassenach et Jean-François.

PS : En relisant ce billet, je me dis qu’il reflète bien peu la richesse de l’histoire mais je n’arrive pas à faire mieux. Un conseil : si le sujet vous intéresse, lisez là !

JUNG, Couleur de peau : miel / tome 1, Quadrants, 2007.

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