Tour B2 mon amour – Pierre Bottero

Tristan vit seul avec sa mère dans une cité comme il en existe tant. Depuis l’enfance, il est ami avec Mourad mais ces derniers temps, les deux copains ne sont plus vraiment sur la même longueur d’ondes. L’adolescent n’est plus le même : « Fourguer un autoradio ou diffuser des CD piratés, c’est bon pour les enfants, avait-il lancé à Tristan deux semaines plus tôt. Je veux gagner des tunes, faire péter le casino, être respecté, rouler en BM ! ». Continuer la lecture de « Tour B2 mon amour – Pierre Bottero »

Louis parmi les spectres – Fanny Britt et Isabelle Arsenault

Louis est suffisamment grand pour comprendre que si son père pleure aussi souvent, c’est à cause de l’alcool. Une maladie lourde de conséquences pour le malade comme pour son entourage. Une maladie qui détruit tout, à petit feu. A tel point qu’avec sa mère et son frère, ils ont quitté la maison familiale, à la campagne, pour « la cabane dans l’arbre », un appartement avec vue sur l’autoroute. Sur le balcon, accompagné de son copain Boris, Louis espionne les voitures de police fantômes et discute de Billie.

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Un jour j’irai chercher mon prince en skate – Jo Witek

Fred est une passionnée de skate. Elle pratique ce sport plusieurs fois par semaine et participe à des compétitions nationales. Pas trop du genre à porter les dernières fringues à la mode ou à se maquiller, elle préfère son sweat et son bon vieux jean troué. A l’aise dans ses relations amicales, elle ne l’est plus du tout dès qu’il s’agit d’aller un peu plus loin avec les garçons. Continuer la lecture de « Un jour j’irai chercher mon prince en skate – Jo Witek »

Les fragiles – Cécile Roumiguière

Drew et Sky, deux fragiles. Ou peut-être est-ce leurs parents, les Fragiles… Continuer la lecture de « Les fragiles – Cécile Roumiguière »

Jane, le renard & moi, Isabelle Arsenault et Fanny Britt

Hélène est seule. Seule au milieu des autres élèves. Sur les murs des toilettes, elle lit « Hélène n’a plus d’amie » ou encore « Hélène pèse deux cent seize… et sent le swing ! ».  Cela dure depuis des mois et chaque nouvelle inscription, chaque nouvelle moquerie, lui provoque comme un trou dans la cage thoracique.

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Sauveur & fils -Marie-Aude Murail

Les patients qui ont rendez-vous pour la première fois avec Sauveur Saint-Yves ne s’attendent pas, quand la porte du cabinet du psychologue s’ouvre, à avoir en face d’eux un beau martiniquais de 39 ans mesurant 1,90 mètre et pesant 80 kg de muscles. L’homme, installé en métropole avec son fils Lazare depuis quelques années, enchaîne les consultations à longueur de journées.

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Les grandes jambes – Sophie Adriansen

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Marion a un problème : elle grandit trop vite ! Au collège, elle dépasse la plupart des garçons de sa classe et ses jeans découvrent ses chaussettes. On aurait pu remplacer ce prénom par le mien. Avec mon 1,77m, je connais bien le problème. Un pantalon juste au niveau de la taille mais trop court. Ou alors à la bonne longueur mais trop large. Vive les jupes et les robes ! Sauf que Marion refuse d’en porter.

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Un paquebot dans les arbres – Valentine Goby

un-paqubot-dans-les-arbres-valentine-gobyMathilde Blanc est la cadette d’une famille de trois enfants. A sa naissance, son père espérait un garçon pour remplacer celui qui est mort cinq années auparavant. Annie, l’aînée, est celle qui a tous les droits, et notamment celui de danser avec le père les soirs de bal au café familial de La Roche-Guyon. Jacques est encore un bébé. Au milieu, Mathilde essaie d’exister aux yeux de son père. Elle rêve de danser avec lui, elle aussi.

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Refuges – Annelise Heurtier

Mila, une jeune italienne, vient passer ses vacances avec ses parents à Lampedusa, l’île de son enfance. Depuis qu’elle a perdu son frère et que sa mère a sombré, la famille n’est jamais revenue dans ce lieu paradisiaque. Mila se souvient des bons moments passés en compagnie de sa grand-mère et espère retrouver un peu de bien être et de sérénité sur l’île.

Ses parents ont décidé de donner un coup de neuf à la maison en repeignant les murs. Pour elle, pas question de rester avec eux, l’ambiance est bien trop triste. Elle préfère parcourir l’île à vélo, seule, s’arrêtant ici où là au grè de ses envies.

Par l’intermédiaire d’une connaissance commune, Mila rencontre Paola, une jeune fille de son âge qui travaille sur l’île tous les étés. Cette dernière a l’air heureuse, épanouie et sûre d’elle. Mila aimerait bien être pareille.

Parallèlement à l’histoire de cette adolescente, on découvre celles de migrants ayant fuit l’Erythrée pour rejoindre l’Europe. Lampedusa est un endroit tristement connu aujourd’hui en raison de sa situation géographique stratégique pour ceux qui espèrent une vie plus décente sur le vieux continent. A l’époque où ce déroule cette fiction, en 2006, les médias en parlaient encore peu.

Les jeunes hommes dont il est question ici ont une rage de vivre incroyable et sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Ont-ils vraiment d’autres choix ? La vie qu’ils mènent depuis leur naissance dans la Corne de l’Afrique n’en est pas une…

Comment l’histoire de Mila et celle de ces migrants se rejoignent-elles ? Il vous faudra lire ce magnifique roman jusqu’aux dernières lignes pour le savoir et comprendre pleinement son titre, Refuges.

Le personnage de Mila est attachant. Pleine de doutes et de désespoir, on la voit évoluer et s’interroger au fil des pages jusqu’à ce qu’elle trouve enfin son chemin. Quant aux autres personnages, les migrants, ils sont plus nombreux et leurs trajectoires sont moins détaillées mais elles sont évoquées avec pudeur et on en sait suffisament pour imaginer le reste.

J’ai été envoûtée du début à la fin par cette histoire de vie remplie de sensibilité et d’empathie. On referme le livre le sourire aux lèvres et le coeur rempli d’espoir malgré le sujet extrêmement difficile.

« Ugo a arrêté de se détruire, parce qu’il n’espère plus de choses impossibles. Il a compris, nous avons compris, que la seule issue que l’ont ait, c’est de faire avec. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille se résigner, ou faire comme si ça n’existait pas. On fait ce qu’on peut faire avec nos moyens. » p. 222

HEURTIER, Annelise, Refuges, Casterman, 2015.

Le coeur en braille – Pascal Ruter

Voir de nouvelles acquisitions comme Le coeur en braille rester sur les rayons du CDI sans trouver de lecteur me chagrine toujours. Dans ce cas, une seule solution, lire le livre en question et en faire la promotion auprés des élèves. C’est dur la vie de professeur documentaliste 😉 !

L’année scolaire commence à peine et déjà Victor rencontre des difficultés. Les équations de math sont du chinois et, malgré les efforts qu’il fait et les bonnes résolutions qu’il a prises pour cette nouvelle année, il n’arrive pas à faire ses exercices. Son père lui a offert Les trois mousquetaires mais malheureusement il ne comprend pas grand chose à ce roman. Tout ce qu’il entreprend pour être meilleur en classe semble voué à l’échec.

Victor, qui vit seul avec son père, est désespéré. Luckie Luke, le CPE, l’a a l’oeil depuis l’année précédente car il a fait pas mal de bêtises. Les seuls moments de bonheur pour l’adolescent sont les moments passés en compagnie d’Haïçam, son meilleur copain, les répétitions de musique avec son groupe et les discussions avec son père autour de la mécanique des Panhard (pour ceux qui, comme moi, sont incultes en matière automobiles, ce sont de vieilles voitures).

La vie de Victor bascule le jour où l’intelligente Marie-José entre dans sa vie en plein contrôle de math.

Le coeur en braille est un roman jeunesse comme je les aime : drôle, intelligent et plein d’émotions. Pascal Ruter dépeint à merveille ce qui peut se passer dans la tête d’un ado mal dans sa peau et prisonnier de son rôle de cancre. Victor devient un autre dès lors que sa camarade s’intéresse à lui et l’aide à progresser.

Mais le texte ne se réduit pas à cela. Le titre du livre prend tout son sens dans la deuxième partie. Sans en dévoiler trop, je peux dire que le mot « braille » n’a pas été choisi au hasard et que la question de la cécité est abordée avec beaucoup de tact et de délicatesse.

Un roman jeunesse sur la force de l’amitié et de l’amour à découvrir à partir de la sixième pour les bons lecteur et un peu plus tard pour les autres.

RUTER, Pascal, Le coeur en braille, Didier Jeunesse, 2012.

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