Dans les branches – Emmanuelle Maisonneuve

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Mo vit seul avec sa mère dans une maison à la campagne. Même si tout n’est pas rose, le collégien est soulagé de ne plus vivre avec Allan, son faux père, et de pouvoir passer tout son temps libre à jouer aux jeux vidéo. Dans ce monde virtuel, ses kilos en trop ne sont pas un souci et il n’a aucun problème relationnel. Il a enfin l’impression d’exister, d’être quelqu’un.

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De capes et de mots – Flore Vesco

indexSerine vit avec sa famille dans un château en ruine. Sa mère ne fait que la rabaisser et essaie désespérément de lui apprendre les bonnes manières mais la jeune fille n’en a que faire. Le seul moment agréable de la journée pour Serine et ses frères, qui vivent dans le froid, la faim et la misère, a lieu le soir lorsque leur père oublie ses soucis et leur fait la lecture comme un véritable conteur.

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Le monde entier – François Bugeon

Le monde entier François Bugeon

Chevalier vit seul à la campagne. Il aime jardiner, aller à la pêche avec son copain Ségur, boire une bière de temps en temps au bistrot du village tenu par Sidonie, sentir les odeurs qui l’entourent ou le souffle du vent sur son visage lorsqu’il circule à mobylette. C’est un homme simple qui n’est pas habitué à parler de ses sentiments. Il n’a pas été élevé de cette façon, ses relations avec sa mère n’ont jamais été tendres.

Un évènement bouleverse son train train quotidien un samedi soir, alors qu’il rentre du travail tard après une chaude journée d’été. Continuer la lecture de « Le monde entier – François Bugeon »

Le cœur est un muscle fragile – Brigitte Smadja

le coeur est un muscle fragile brigitte smadja

Simon Peretti, 15 ans et demi, assiste impuissant à son lynchage médiatique sur Facebook. Répondre ne servirait à rien. Même Léonard et Nessim, ses deux copains d’enfance, ne le soutiennent pas. Du jour au lendemain, Simon est passé du statut de mec le plus populaire à celui de bête à abattre. Continuer la lecture de « Le cœur est un muscle fragile – Brigitte Smadja »

L’ours qui jouait du piano – David Litchfield

Un matin, un ours découvre un objet étrange au milieu de la forêt. Intrigué, il s’approche et pose sa patte dessus. Un bruit terrifiant en sort. L’ours s’en va mais revient les jours suivants, piqué par la curiosité.

Au fils des saisons, seul au milieu de la forêt, il apprivoise le piano et produit de jolis sons. Les autres ours viennent l’écouter, chaque soir de plus en plus nombreux.

Un jour, un papa et sa fille découvre par hasard l’ours virtuose et lui propose de venir donner des concerts en ville. C’est une nouvelle vie qui démarre. L’ours rencontre un grand succès. Il fait la Une des journaux et obtient des récompenses prestigieuses mais ses amis et la forêt finissent par lui manquer.

L’ours doit alors prendre une nouvelle décision importante.

L’ours qui jouait du piano est le premier album du britannique David Litchfield. Que de talent ! Les illustrations au cadre large sont époustouflantes de beauté. A l’image du texte, elles regorgent de tendresse et de poésie.

L’ours, qui vit pleinement sa passion pour un instrument qu’il découvre par hasard, est un personnage attachant. A deux reprises, il doit prendre des décisions importantes mais n’oublie jamais l’essentiel : être heureux et vivre en accord avec lui même.

Un bel album sur l’importance d’aller jusqu’au bout de ses rêves et sur la force de l’amitié.

LITCHFIELD, David, L’ours qui jouait du piano, Belin Jeunesse, 2016.

Le coeur en braille – Pascal Ruter

Voir de nouvelles acquisitions comme Le coeur en braille rester sur les rayons du CDI sans trouver de lecteur me chagrine toujours. Dans ce cas, une seule solution, lire le livre en question et en faire la promotion auprés des élèves. C’est dur la vie de professeur documentaliste 😉 !

L’année scolaire commence à peine et déjà Victor rencontre des difficultés. Les équations de math sont du chinois et, malgré les efforts qu’il fait et les bonnes résolutions qu’il a prises pour cette nouvelle année, il n’arrive pas à faire ses exercices. Son père lui a offert Les trois mousquetaires mais malheureusement il ne comprend pas grand chose à ce roman. Tout ce qu’il entreprend pour être meilleur en classe semble voué à l’échec.

Victor, qui vit seul avec son père, est désespéré. Luckie Luke, le CPE, l’a a l’oeil depuis l’année précédente car il a fait pas mal de bêtises. Les seuls moments de bonheur pour l’adolescent sont les moments passés en compagnie d’Haïçam, son meilleur copain, les répétitions de musique avec son groupe et les discussions avec son père autour de la mécanique des Panhard (pour ceux qui, comme moi, sont incultes en matière automobiles, ce sont de vieilles voitures).

La vie de Victor bascule le jour où l’intelligente Marie-José entre dans sa vie en plein contrôle de math.

Le coeur en braille est un roman jeunesse comme je les aime : drôle, intelligent et plein d’émotions. Pascal Ruter dépeint à merveille ce qui peut se passer dans la tête d’un ado mal dans sa peau et prisonnier de son rôle de cancre. Victor devient un autre dès lors que sa camarade s’intéresse à lui et l’aide à progresser.

Mais le texte ne se réduit pas à cela. Le titre du livre prend tout son sens dans la deuxième partie. Sans en dévoiler trop, je peux dire que le mot « braille » n’a pas été choisi au hasard et que la question de la cécité est abordée avec beaucoup de tact et de délicatesse.

Un roman jeunesse sur la force de l’amitié et de l’amour à découvrir à partir de la sixième pour les bons lecteur et un peu plus tard pour les autres.

RUTER, Pascal, Le coeur en braille, Didier Jeunesse, 2012.

Danser les ombres – Laurent Gaudé

Lucine habite à Jacmel, en Haïti. Célibataire, elle tient une échoppe dans la rue Veuve. Elle s’ocuppe aussi de son neveu et sa nièce, Georges et Alcine, avec sa soeur aînée.La vie est dure. La mère des enfants court les hommes et ne s’est jamais vraiment occupée d’eux. Elle décède dès le début du roman, emportée par ses démons.

Lucine part alors à Port-au-Prince pour annoncer le décès au père de Georges et lui demander de l’argent. Elle se rend rapidement compte qu’elle ne quittera plus cette ville dans laquelle elle se sent si bien. Thérèse s’occupera des enfants. Elle ne veut plus se sacrifier pour les autres. Elle veut enfin penser à elle.

Saul vit à Port-au-Prince. Enfant illégitime, il a été malmené par la vie et a du mal à se trouver, à faire ses propres choix. Médecin raté, il vit dans l’ombre de la famille de son père. Il se rend régulièrement dans une ancienne maison close pour se réunir avec un groupe d’amis. Là, il joue aux dominos, discute et refait le monde. La vie est presque agréable.

Autour de ces deux personnages principaux, gravitent tout une galerie de personnages secondaires. Matrak, l’ancien tortionnaire devenu chauffeur de Taxi. Le vieux Tess qui tient la maison Fessou. Le facteur Sénèque qui retarde parfois la distribution du courrier pour apporter les bonnes nouvelles au bon moment. Ti Sourire l’infirmière. Ou encore Lily, venue vivre les dernières heures de sa vie en Haïti contre l’avis de sa mère.

Le jour où la terre se met à trembler, elle avale tout. La ville s’écroule tel un château de cartes. Les survivants sont anéantis. Qui est vivant ? Qui est mort ? On ne le sait même plus. Les esprits et les ombres sont omniprésents et se mêlent à la vie.

Roman choral, Danser les ombres propose une galerie de personnages dont l’instinct de vie est plus fort que tout. Ils dégagent cette force incroyable qui fait qu’on est parfois capable de déplacer des montagnes pour affronter le pire.

Cette atmosphère envoûtante dans laquelle l’amitié, l’amour, la haine, la vie et la mort se côtoient colle à la peau. Une large place est accordée à la culture locale : les démons, les monstres, les vaudoux font partie de la vie. Il faut donc accepter de se laisser emporter par cette histoire qui prend parfois des allures un peu surnaturelles.

Laurent Gaudé rend ici un magnifique hommage à Haïti et à ses habitants. On referme le livre en se disant que, si la vie est bien triste et cruelle, elle est aussi plus forte que tout.

GAUDÉ, Laurent, Danser les ombres, Actes Sud, 2015.

1, 2, 3 soleil ! – Gaëtan Dorémus

Le crocodile en a assez des contes de fées et des histoires. Il voudrait vivre des vraies aventures plutôt que de regarder les autres les vivre dans les livres.

L’ours a une vie bien rangée et très routinière. Il passe ses journées devant un écran d’ordinateur et mange des sandwichs tous les midis. Il aimerait que cela change.

Le cochon est un doux rêveur et il voudrait bien partir ailleurs pour de vrai.

Les trois animaux, tous différents mais tous insatisfaits de leur quotidien, se retrouvent par hasard au bord de l’eau devant un bateau à vendre. C’est le début d’une grande aventure qui va changer leur vie.

1, 2, 3, Soleil ! est un petit album au format carré destiné aux jeunes enfants. Le texte est court et les illustrations très expressives. Les petits lecteurs se reconnaîtront sans doute derrière le crocodile, l’ours ou le cochon. Ou peut être derrière les trois d’ailleurs. Ne sont-il tous pas à la fois aventuriers, routiniers et rêveurs ?

L’originalité de ce livre réside dans les illustrations colorées de Gaëtan Dorémus qui sortent de ce que l’on a l’habitude de voir et dans la poésie qui se dégage de l’histoire. C’est une belle invitation au voyage, à l’amitié et à la solidarité.

DOREMUS, Gaëtan, 1, 2, 3, Soleil !, Autrement jeunesse, 2015.

Si j’étais un rêve – Charlotte Bousquet

Lina vit en Bulgarie, à Sofia. Nour, elle, habite en Seine-Saint-Denis. Pendant toute l’année scolaire, elles doivent correspondre par lettres, c’est ce que leurs professeurs de français ont décidé. A l’heure d’Internet, écrire des courriers est plutôt surprenant. En tous cas, c’est ce que pense Nour. Elle est loin d’imaginer que c’est le début d’une longue histoire d’amitié.

Nour est une écorchée vive. Elle voudrait se tatouer la peau ou se scarifier pour dompter son corps et lui donner une apparence qu’elle a choisie. Ses lettres laissent transparaître son mal être. Lina essaie de la comprendre et de l’aider mais Nour se referme très vite. Elle est assez solitaire et se met volontairement à l’écart par rapport aux autres élèves de sa classe.

Lina est fille de diplomate. Elle a une vie facile par rapport à la majorité des bulgares mais cela ne l’empêche pas de s’intéresser à ce qui se passe autour d’elle. Elle est révoltée par la misère et la corruption qui règnent à Sofia. Quand les manifestations éclatent dans la capitale bulgare, elle descend dans la rue avec ses camarades malgré les risques. Ses lettres témoignent de son engagement. Nour, dans ses réponses, tente de la soutenir.

Les sujets traités dans Si j’étais un rêve sont intéressants : l’amitié, l’identité, la révolte adolescente. Pourtant, je n’ai pas réussi à m’intéresser vraiment à ce roman épistolaire et j’ai bien du mal à expliquer pourquoi. Je n’ai ressenti aucune empathie pour les deux personnages et je n’ai pas été touchée par le secret dévoilé dans les toutes dernières pages. Peut être parce que ce n’était pas le bon moment pour le lire, tout simplement. Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. J’ai hâte d’avoir les avis d’autres lecteurs.

L’avis de Canel.

BOUSQUET, Charlotte, Si j’étais un rêve, Flammarion, 2015.

Mon oiseau… – Christian Demilly et Marlène Astrié

Un oiseau, un enfant et une belle histoire d’amitié : c’est ce que nous propose cet album publié chez Grasset Jeunesse.

L’oiseau est différent de l’enfant. Parfois il est triste mais le plus souvent, il est heureux. Il chante. Il vit sa propre vie. L’enfant, lui, aime cet oiseau qui est aussi son ami. Il lui vient en aide quand c’est nécessaire, le respecte, le comprend et se réjouit de sa liberté. En effet, aimer quelqu’un c’est le laisse libre

D’emblée, cet oiseau rouge aus yeux expressifs sur la première de couverture attire l’oeil. Ma fille a d’ailleurs finit par lui faire des bisous tant elle a aimé cette histoire. Quand je lui ai expliqué que cet album était un cadeau qu’on m’avait fait, elle a voulu que je le lui donne. Si elle commence à me piquer mes livres à 5 ans, qu’est-ce que ça va être dans quelques années !

Mon oiseau… est un album plein de douceur et de tendresse porteur d’un joli message sur l’amitié. Je l’ai lu aussi comme la relation entre un parent et son enfant : notre enfant est notre enfant mais il n’est pas vraiment à nous, il est avant tout à lui et vivra la vie qu’il souhaite. 

Merci Noukette de m’avoir permis de découvrir ce livre ! Tu as raison, c’est la plus belle des déclarations.

DEMILLY, Christian, ASTRIE, Marlène, Mon oiseau…, Grasset Jeunesse, 2014.

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