« Diaporama » d’Agathe Colombier Hochberg

Quatrième de couverture :

« Quatre hommes et quatre femmes, quatre histoires d’amour à quatre âges
de la vie : Diaporama est une partition jouée par les
membres d’une même famille où les voix se croisent pour révéler huit vérités bien différentes.
Parce qu’il y a autant de versions d’une histoire que d’individus,
parce qu’un homme et une femme ne vivent jamais la même aventure, l’auteur leur donne la parole à tous, afin que chacun
exprime sa propre vision des faits.

Que peut attendre Chloé de
l’amour du haut de ses 15 ans ? Comment sa sœur Marion vit-elle le
naufrage de la relation de leurs parents, Claire et Sébastien
? Sébastien, qui n’éprouve plus de désir pour Claire, doit-il pour
autant renoncer aux émotions ? Quant à Danièle, sa mère, quel serait
son avenir sans Gérard, un second mari aussi exaspérant
qu’indispensable ? Autant de questions pour ces personnages qui
trébuchent, hésitent et se trompent, mais jamais ne renoncent.
« 

Croiser les regards sur des histoires d’amour, connaître les pensées intimes -y compris celle qu’on n’avoue qu’à soi-même- de chacun des partenaires, voilà une idée intéressante. Diaporama montre combien à 15-20 ans, 40 ou encore 60 ans, l’amour est une préoccupation majeure et la vie de couple un long parcours semé d’embuches. On croit tout savoir de l’autre mais bien souvent on ne le comprend pas totalement. Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de non-dits, que chacun fait comme il peut et compose avec sa personnalité et son passé qui, immanquablement, rejaillissent dans la vie de tous les jours.

C’est vraiment dommage qu’on ne connaisse pas l’issu de toutes ces vies de couples en souffrance… En laissant le lecteur sans réponse, l’auteur a peut être voulu montrer que les problèmes ne sont jamais totalement résolus et que vivre à deux c’est faire des réajustements permanents.

Les avis opposés de Lilly et de Lucie.

COLOMBIER HOCHBERG, Agathe, Diaporama, Fleuve noir, 2008.

« Haute Fidélité » de Nick Hornby

Rob Flemming, 35 ans, vient de se faire larguer par Laura, sa petite amie.  Elle est partie avec un autre. Et il y a de quoi au regard du comportement qu’il a vis à vis d’elle. Égoïste et d’une mauvaise foi à toute épreuve, Rob décide alors de revenir sur son passé, et en particulier sur ses conquêtes amoureuses, pour voir ce qui cloche et essayer d’en tirer des conclusions. Doutes et questionnements profonds l’envahissent alors.

Côté boulot, Rob tient un magasin de disque peu fréquenté dans un quartier Londres et, avec ses deux employés, il passe son temps à faire des listes (les cinq meilleurs…) et à dénigrer ceux qui ne partagent pas ses goûts musicaux. Son comportement relève plus de celui de l’éternel ado que de l’adulte… Cette séparation lui servira t-elle de leçon ? Pas certain !

Brossé comme ça, le portrait de Rob n’est pas très engageant, je vous l’accorde… Mais je n’arrive pas à le décrire autrement… Je n’ai pas réussi à partager les doutes et les questionnements de ce personnage à me sentir proche de lui, ni même à le comprendre un peu. Je dois dire quand même que l’auteur, Nick Hornby, a  toujours beaucoup d’humour et certains passages sont vraiment hilarants. Les amateurs de musique pop apprécieront sans doute les nombreuses références musicales mais là aussi, je suis passée à côté car je ne suis pas du tout spécialiste du sujet.

Du même auteur, j’avais beaucoup aimé Slam et A propos d’un gamin.

Lire l’avis d’Yspaddaden, beaucoup plus enthousiaste que le mien !

HORNBY, Nick, Haute Fidélité, 10/18.

« Un jour mes princes sont venus » de Jeanne Benameur

Ma récente lecture de Laver les ombres m’a donné envie de découvrir un peu plus Jeanne Benameur. Alors, quand je suis tombée sur Un jour mes princes sont venus, je n’ai pas hésité une seconde !

C’est l’histoire d’une jeune femme qui a perdu son père d’un cancer il y a pas mal de temps déjà. Depuis, elle multiplie les amants mais ne réussit jamais à se sentir bien avec quelqu’un. Toutes ses histoires d’amour sont vouées à l’échec parce qu’elle est torturée par le décès de ce père qui était assez distant et avec lequel elle a toujours eu une relation assez compliquée.

 

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce roman n’est pas triste. La relation entre la père et la fille est évoquée, mais seulement par petites touches, en creux. De même, pour le décès du papa. Si l’héroïne a du mal à se trouver et à se sentir bien dans sa peau, elle n’en reste pas moins pleine de vie. Les portraits qu’elle fait de ses amants sont souvent drôles et ses ami(e)s tiennent une place importante dans sa vie.

J’ai été beaucoup moins touchée par ce roman que par Laver les ombres, sans doute parce que je me suis sentie beaucoup moins proche du personnage principal. Je l’ai tout de même lu d’une traite et je suis bien décidée à lire d’autres Jeanne Benameur ! Elle a le don, par son écriture, de rendre les personnages sensibles et terriblement humains.

Un petit extrait (dans lequel je me suis reconnue !) :

« Je ne  suis bonne à rien le matin. Il me faut un temps de paix entre la nuit et le jour. Une trêve avant d’aborder le nouveau monde. J’aime prendre mon temps, rêvasser, laisser tiédir mon bol. La voix humaine, c’est pour après. » (p. 48).

Lire l’avis de Gawou.

BENAMEUR, Jeanne, Un jour mes princes sont venus, Denoël, 2001.

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