La balade de Yaya – Omont, Girard, Marty et Golo

Chine, 1937. Les japonais entrent dans Shangai. La population s’enfuit. Yaya doit prendre le bateau pour Hong Kong avec ses parents mais elle n’a qu’une idée en tête : passer son concours de piano. La petite fille, qui appartient à un milieu aisé et a toujours été protégée, ne se rend pas compte du danger et ne comprend pas pourquoi ses parents lui interdisent de réaliser son rêve. Décidée à passer coûte que coûte son concours, elle Continuer la lecture de « La balade de Yaya – Omont, Girard, Marty et Golo »

Mon stress monstre – Luc Blanvillain

Max est un angoissé. Il a peur des bruits dans le grenier la nuit, il craint que ses parents aient un accident de voiture ou que sa maison brûle, les guerres et les maladies le terrifient, l’idée de passer pour un lâche lui provoque un stress terrible. En somme, Max vit avec la peur au ventre à longueur de journées. Continuer la lecture de « Mon stress monstre – Luc Blanvillain »

Le château des étoiles III : Les chevaliers de Mars – Alex Alice

J’ai eu un vrai coup de cœur pour le volume 1, le 2 m’a un peu déçue au niveau du scénario, qu’en est-il du 3 ?

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Un royaume pour deux – Marin Ledun

En vacances chez sa grand-mère, à la campagne, Lola profite de la nature et grimpe dans le vieux cerisier depuis lequel elle domine les environs. L’arbre ne produit plus beaucoup de fruits mais la jeune fille a tout de même repéré une belle grappe de cerises épargnée par les oiseaux. Assise sur une branche, elle aperçoit Continuer la lecture de « Un royaume pour deux – Marin Ledun »

Pinocchio – Anne Fronsacq, d’Après un conte de Carlo Collodi

Il est inutile de présenter Pinocchio, ce petit pantin de bois dont le nez s’allonge à chaque mensonge. La réécriture du conte de l’italien Carlo Collodi par Anne Frontal pour la collection Père Castor a été pour moi l’occasion de le redécouvrir. Cette histoire qui a été publiée pour la première fois il y a presque un siècle et demi n’a pas pris une ride. L’intemporalité est ce qui fait la force du conte… Continuer la lecture de « Pinocchio – Anne Fronsacq, d’Après un conte de Carlo Collodi »

Le journal de Gurty : Vacances en Provence – Bertrand Santini

journal Gurty bertrand santini

Gurty, le narrateur de ce roman jeunesse, est une chienne. Quand elle était petite, elle pensait qu’elle s’appelait « Arrête » parce que son maître lui criait tout le temps « Arrête ! ».

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Super Louis et l’île aux 40 crânes – Florence Hinckel

Le jour, Louis a un existence des plus banales. Il est secrétement amoureux de Vanessa, adore le Nutella et se fait parfois embêter par Brutus et sa bande. La nuit, le jeune garçon enfile son costume de super-héros et combat les méchants. Pas un seul ne lui résiste !

Tout se complique lorsque Louis, Brutus et Vanessa se font enlever par Nubuck le gangster et se retrouvent prisonniers sur l’île aux 40 crânes, le royaume de Balafre-à-Dents-d’Or.

L’aventure, l’humour et la fantaisie sont au rendez-vous dans ce petit roman jeunesse. Louis, Vanessa et Brutus ne vont pas avoir d’autre choix que de se serrer les coudes pour faire face à la terrible épreuve à laquelle ils sont confrontés.

Les illustrations d’Anne Montel qui permettent de faire une pause de temps en temps dans le texte ne manqueront pas de plaire aux jeunes lecteurs. Elles contribuent d’ailleurs à l’humour tout comme les fiches du guide de survie du super-héros et les quelques jeux de mots.

Derrière cet humour, sa cache de la sensibilité. On comprend que le père de Louis, qui était pompier, est décédé lors d’une intervention. Les fréquentes transformations du jeune garçon en super-héros ne sont donc peut être pas tout à fait anodines. Les valeurs véhiculées dans le roman (solidarité, amitié, persévérance) sont également intéressantes.

Même si ce titre n’est pas mon préféré de la collection Pépix -il est sans doute un peu trop fantaisiste pour moi- Super Louis et l’île aux 40 crânes est un roman que je recommande vivement pour les enfants de fin de primaire ou de début de collège.

HINCKEL, Florence, Super Louis et l’île aux 40 crânes, Sarbacane, 2014.

Il était 2 fois dans l’Ouest

Mes élèves me demandent souvent des romans qui font rire et où il y a de l’action. L’humour et l’aventure sont justement les deux principales caractéristiques de la collection Pépix des éditions Sarbacane. Après L’ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet et La drôle d’évasion de Séverine Vidal je poursuis donc ma découverte de cette collection avec un autre titre de Séverine Vidal.

La mère de Luna est maquilleuse pour le cinéma. Elle vient d’obtenir un contrat pour un tournage en Arizona et, comme elle est en vacances, Luna l’accompagne pour un mois. Beaucoup d’enfants auraient sauté de joie à sa place mais Luna, elle, préférerait aller chez ses grands-parents puis chez son amie comme tous les ans. Elle a peur de rester enfermée dans la caravane à attendre sa mère. Elle ne se doute pas que c’est tout le contraire qui l’attend.

Dès son arrivée à Momument Valley, elle fait la connaissance de Josh, un jeune indien navajo de son âge. A ses côtés, elle découvre les croyances indiennes, les animaux sauvages et dangereux, un vieux cow-boy aussi fou que cruel et… l’amour !

Luna et Josh se retrouvent seuls en danger au plein coeur du territoire indien. Le milieu est hostile, il fait nuit, ils n’ont aucun moyen d’appeler au secours et ne savent pas comment se sortir de la situation catastrophique dans laquelle ils sont tombés. Heureusement, leur persévérance et leur sens de l’humour vont les aider.

Autour d’eux, gravitent de nombreux personnages secondaires comme la mère de Luna, le frère de Josh, le réalisateur du film ou Odette, la poule en peluche de Luna. L’ensemble est plein de peps et on ne s’ennuie pas un seul instant.

Une des élèves à qui je l’ai conseillé a couru après moi à deux reprises pour me dire qu’elle adorait. Pourtant, elle voulait un livre rapide à lire pour son travail de français et m’a dit ne pas aimer lire. Maintenant, elle vient tous les jours ou presque pour me demander si celui qui a emprunté La drôle d’évasion l’a rendu !

VIDAL Séverine, Il était 2 fois dans l’Ouest, Sarbacane, 2015.

La drôle d’évasion – Séverine Vidal

Cela fait des semaines que Zach, 9 ans, prépare son coup. D’abord, il a fallu qu’il s’arrange pour que ses parents décident de partir en vacances à San Francisco. Ensuite, il s’est débrouillé pour aller seul avec son père visiter la prison d’Alcatraz pendant que sa mère se rendait à la maison bleue de la chanson de Maxime Leforestier. Et maintenant, il doit tromper la vigilence paternelle pour rester seul sur l’île où se trouve la prison.

L’objectif de Zach : prouver que l’on peut s’évader d’Alactraz. Pour lui, Frank Morris et John et Clarence Angelin, les trois célèbres évadés de 1962, ne sont pas morts noyés en mer. Si on ne les a jamais retrouvés et qu’ils n’ont jamais donné signe de vie, c’est parce qu’ils se sont refaits une autre vie.

La drôle d’évasion est un roman d’aventure plein d’humour dans lequel on ne s’ennuie pas un seul instant. Le jeune Zach n’a pas sa langue dans sa poche et je suis prête à parier que plus d’un jeune lecteur pourra s’identifier à lui. Il est insouciant, intrépide et déterminé. Enfin, jusqu’à ce qu’il se retrouve seul la nuit dans une cellule sans sa couette Batman pour le protéger !

Des illustrations signées Marion Puech agrémentent le texte et lui donne un aspect encore plus vivant. Les personnages secondaires sont peu nombreux mais réussis. La père de Zach, passionné de jeux vidéos et tête en l’air, voire parfois irresponsable, m’a fait beaucoup rire. Quant aux trois prisonniers d’Alcatraz, il faut vraiment être inconscient du danger pour leur parler comme le fait Zach.

Voilà un roman farfelu que je ne manquerai pas de conseiller à mes petits sixièmes à la rentrée. Mon petit doigt me dit que c’est le livre idéal pour réconcilier certains enfants avec la lecture.

VIDAL, Séverine, La drôle d’évasion, Sarbacane, 2014.

Berezina -Sylvain Tesson

Sylvain Tesson fait partie des ces aventuriers dont je suis le parcours avec beaucoup d’attention depuis plusieurs années. Je lis chacun de ses nouveaux livres, même si certains m’intéressent beaucoup plus que d’autres. Celui-ci a été écrit juste avant l’accident qui aurait pu lui coûter la vie. Le manuscrit a d’ailleurs été remis à l’éditeur quelques heures seulement avant qu’il ne chute du haut de la maison de son ami Jean-Christophe Rufin. 

Dans Berezina, l’écrivain voyageur raconte son périple en side-car soviétique sur les traces de Napoléon et de la retraite de Russie. Par -20°C, accompagné du géographe Cédric Gras, du photographe Thomas Goisque et de deux amis russes, il suit la route empruntée par la Grande Armée deux cent ans plus tôt, de Moscou à Paris.

Le récit alterne entre 1812 et 2012, souvent sans transition. Le lecteur passe donc d’une des périodes les plus tragiques de l’histoire aux aventures de cinq illuminés grands amateurs de vodka. Je dois avouer que je ne connais pas grand chose de l’époque napoléonienne et que j’ai appris pas mal de choses sans avoir l’impression de suivre une leçon d’histoire. Sylvain Tesson sait rendre son propos passionnant.

Napoléon apparaît comme un homme sanguinaire auquel on peut faire beaucoup de reproches, bien entendu. Mais l’auteur rend également hommage à celui qui a su mettre en pratique les idéaux de la Révolution en permettant à chacun de gravir l’ascenceur social. On est bien loin de la société actuelle dans laquelle les relations sont plus importantes que l’effort et le mérite.

L’époque napoléonienne est d’ailleurs un prétexte pour interroger la notre. Accepterions-nous aujourd’hui de nous sacrifier pour un homme ou un pays ? Serions nous capable de reproduire l’héroïsme de ces hommes qui ont effectuer une véritable marche de la mort ?

« Bourgogne n’était pas en reste dans l’affection au chef, mais, au détour d’une page, il livrait une autre clé  : « Si nous étions malheureux, mourrant de faim et de froid, il nous restait encore quelque chose qui nous soutenait : l’honneur et le courage ». L’honneur et le courage ! Comme ils résonnaient étrangement, ces mots, deux cent années plus tard. Étaient-ils encore en vie, ces mots, dans le monde que nous traversions pleins phares ? » p. 103

Avec Berezina, Sylvain Tesson nous offre un récit passionnant dans lequel se mêlent aventure, histoire et réflexion. La qualité liitéraire de ses textes n’est plus à prouver. C’est donc un vrai régal de le lire !

TESSON, Sylvain, Berezina, Guérin, 2015.

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