Le Club de la Pluie brave les tempêtes – Malika Ferdjoukh

Ambroise est le fils des gardiens du pensionnat des Pierres Noires. Rose, Nadget et Milo sont trois des pensionnaires. A eux quatre, ils forment le Club de la Pluie. Ils aiment les mystères et passent leur temps libre à résoudre des enquêtes. Cela les passionne tellement qu’à chaque période de vacances, ils ont hâte que l’école reprenne pour se retrouver et se lancer dans de nouvelles aventures.

Dans la première nouvelle de ce recueil, Jeanne Eyrmont, la filleule de la directrice, débarque à l’internat une nuit de tempête. Elle ne va pas bien. D’étranges visions la hantent. Elle affirme voir des fantômes. Peu après, Ambroise, Rose, Nadget et Milo apprennent qu’un drap a disparu de la lingerie. Qui veut du mal à Jeanne ? Pourquoi ?

Dans la deuxième et dernière nouvelle, ce sont des souliers rouges appartenant à Jim Watson, un célèbre acteur de Broadway ayant joué dans une comédie musicale en vogue, qui ont disparu. Le problème, c’est que ces souliers ne sont pas ordinaires et ont une grande valeur.

Le lecteur adulte retrouvera sans doute dans Le Club de la Pluie brave les tempêtes un peu du Club des cinq de son enfance. Bien entendu, quand on a passé l’âge de lire ce genre de romans, les aventures auxquelles les héros sont confrontés paraissent enfantines et faciles. Les jeunes lecteurs de fin de primaire ou de tout début de collège, eux, auront sans doute envie de tourner les pages les unes après les autres pour connaître le fin mot de tous ces mystères.

On retrouve dans ces deux courtes nouvelles l’aspect un peu loufoque et déjanté de certains héros ou de certaines situations caractéristique des romans de Malika Ferdjoukh. L’auteur a du talent, son écriture est rythmée et elle sait entretenir le suspens. On ne s’ennuie donc pas un seul instant !

FERDJOUKH, Malika, Le Club de la Pluie brave les tempêtes, L’Ecole des loisirs, 2014.

Opération Gerfaut – Luc Blanvillain

C’est l’été et Maxence s’ennuie ferme. Il n’a aucune perspective pour le mois de juillet, jusqu’à ce que son ami d’enfance, Victor, décide brusquement de ne plus partir en colonie de vacances.

Depuis quelques temps, les garçons ont changé. Si Maxence s’intéresse aux filles, Victor, lui, est encore un peu dans l’enfance. Très vite, Maxence déchante donc… Victor s’est mis dans la tête de partir en expédition dans la villa de la vieille Gerfaut, ce qui n’est pas du tout du goût de son ami qui, en véritable ado, lui répond : « on n’a plus dix ans ». 

Finalement, Maxence se laisse embarquer quand même dans l’aventure. Une aventure qui les méne loin, très très loin de ce mois de juillet mortel et de ce quotidien ennuyeux. Ils croisent sur leur chemin des chiens furieux, une vieille originale qui pue le chat, une ado charmante, un vieux fou, des secrets divers et variés, un batîment qui menace de s’effondrer et dans lequel on aperçoit de la lumère la nuit, des grottes qui ressemblent à un vrai labyrinthe, etc.

Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte à ceux qui souhaitent découvrir ce roman mais si vous étiez fan du Club des cinq ou du Clan des Sept pendant votre enfance, Opération Gerfaut vous rappellera sans doute de formidables souvenirs. Les rebondissements sont multiples et tous plus improbables les uns que les autres mais les suspens est si bien entretenu qu’on a du mal à refermer le livre avant la fin. Quant aux personnages -qu’ils soient principaux ou secondaires-, ils ont tous des caractères bien marqués et ne manquent pas d’originalité. Bref, si vous avez envie d’un bon moment de détente, n’hésitez pas à mettre Opératio Gerfaut entre vos mains !

L’avis de Valérie, elle aussi séduite par ce roman.

BLANVILLAIN, Luc, Opération Gerfaut, Quespire éditeur, 2012.

Robinson Crusoé – Daniel Defoe

Depuis que j’ai quitté la fac de lettres -il y a une dizaine d’années déjà !- le nombre de classiques de la littérature que j’ai lus pourrait se compter sur les doigts d’une seule main. En voilà donc un de plus dans cette maigre liste qui doit comporter Si c’est un homme de Primo Lévi et … Je cherche mais, vraiment, je ne trouve pas….

Robinson Crusoé fait partie de ces livres dont je connais l’histoire sans jamais avoir lu le texte d’origine dans sa version intégrale. Comme beaucoup de gens je pense ! Pour tout vous dire, je croyais l’avoir déjà lu mais en fait, je me suis aperçue que c’était Vendredi ou les limbes du pacifique de Michel Tournier que j’avais dévoré il y a quelques années.

Le Robinson Crusoé de Defoe a été publié en 1719. La traduction que nous lisons jusqu’à présent est celle de Petrus Borel, écrite en 1836 ! Elle est donc vraiment passée de mode… Françoise Du Sorbier, universitaire spécialiste de Defoe, s’est lancée dans une nouvelle traduction afin de « resttituer le texte dans sa fraîcheur d’origine, sa vitalité, sa puissance » (p. 395). Et je dois dire que c’est vraiment réussi !

Defoe s’est inspiré de l’histoire vraie d’Alexander Selkirk abandonné sur une île au large du Chili pour s’être rebellé contre son supérieur. Si le marin écossais est resté isolé au milieu de l’océan pendant un peu plus de quatre ans, Robinson, lui, a quitté son île au bout de 27 ans. Ce qui m’a le plus frappée c’est sa volonté de vivre -il aurait pu choisir l’apitoiement- et son achernement au travail pour subvenir à ses besoins. Il est très organisé et va même jusqu’à se construire une « résidence secondaire » dans laquelle il peut passer un peu de temps quand il est loin de son « habitation principale » !  On n’oublie pas ses origines bourgeoises comme ça…

« Je lui dis que c’était ma citadelle, ma résidence, mais que j’avais aussi, comme la plupart des princes, un manoir de campagne où je me retirais à l’occasion » (p.331).

Robinson Crusoé propose un retour à la nature et, par conséquent, une réflexion sur la civilisation. De quoi a t-on vraiment besoin pour survivre ? Comment peut-on se débrouiller pour trouver des moyens de subsitution quand l’indispensable manque ? Où s’arrête le nécessaire et où commence le superflu ? De quoi est capable l’homme quand il se retrouve seul face à lui même ?

J’ai été frappée aussi par l’importance de la religion dans le roman. Suite à son naufrage, Robinson sauve de nombreuses choses qui vont l’aider à sa survie sur l’île : nourriture, armes, habits, outils, etc. Il récupère également une Bible. Lui qui n’accordait aucune importance à Dieu devient un vrai croyant et passe beaucoup de son temps à réfléchir au sens de sa vie : il a beaucoup pêché et Dieu l’a sauvé !

Comme tous les grands textes, Robinson Crusoé s’inscrit dans une époque. Il témoigne de la vision européenne du monde au XVIIIème siècle. L’expansion coloniale et la traite négrière sont à la mode et Robinson y participe. Même si ses réflexions sur la religion l’amène à avoir une vision un peu plus tolérante sur ceux qui ont d’autres façons de vivre que lui, il n’en reproduit pas moins le schémas classique de l’époque et Vendredi est bien son esclave. Un esclave beaucoup mieux traité que les autres, certes, mais un esclave quand même…

Au final, je suis très contente d’avoir enfin lu Robinson Crusoé et je me dis qu’il faudrait peut être que je me plonge un peu plus souvent dans les grands classiques.

Merci à News Book et aux éditions Albin Michel pour l’envoi de ce livre.

DEFOE, Daniel, DU SORBIER, Françoise, Robinson Crusoé, Albin Michel, 2012.

Vango – Timothée de Fombelle


Vango est une jeune homme qui ne connaît rien de son passé. Trouvé sur une île sicilienne alors qu’il est encore un très jeune enfant, il est élevé par une femme qui l’adore et qui a échoué sur cette terre sauvage en même temps que lui. Il passe toute son enfance à vagabonder sur l’île et à vivre en harmonie avec la nature.

En avril 1934, Vango n’a même pas 20 ans. Il est sur le point d’être ordonné prêtre à la cathédrale Notre-Dame de Paris quand la police arrive pour l’arrêter. Une course-poursuite s’engage. Vango n’a rien fait mais il sait qu’il doit se sauver s’il veut rester libre d’autant plus que les forces de l’ordre ne semblent pas être seules à vouloir sa peau.

C’est le début d’une longue traque à travers la France et l’étranger pendant laquelle le jeune homme va chercher à savoir qui il est et ne pourra faire confiance qu’à lui-même et à quelques rares amis.

Un roman d’aventure palpitant avec des personnages intéressants. J’ai beaucoup aimé même si le dénouement est un peu décevant. On reste sur sa faim, sans doute pour inciter le lecteur à lire la suite Vango un prince sans royaume dont la date de sortie ne semble pas encore prévue.

DE FOMBELLE, Timothée, Vango, Gallimard jeunesse, 2010.

Le dernier été de mon enfance – Shin Takahashi

Inspiré du roman Les aventures des Tom Sawyer de Mark Twain, ce manga met en scène une jeune étudiante en art, Haru, qui vit seule à Tokyo et retourne dans son village pour l’enterrement de sa mère. Traité comme un moins que rien par les habitants parce qu’elle n’est pas comme tout le monde, elle vit très mal cette situation. Son enfance malheureuse lui revient en mémoire mais, heureusement, elle fait la connaissance de Taro et c’est le début d’une série d’aventures. Amour, amitié, jeux, escapade en bateau sur une île maudite, chasse au trésor et recherche d’un meurtrier, ce manga ne manque pas d’action. J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début puis, je l’ai dévoré. 

Choco a aimé aussi. L’avis de Faelys est plus mitigé.

TAKAHASHI, Shin, Le dernier été de mon enfance, Éditions Delcourt, 2010.

« Reine du fleuve » d’Eva Ibbotson

Maia, orpheline depuis peu, vit dans un pensionnat à Londres. Le jour où elle apprend que de lointains parents installés au Brésil sont d’accord pour l’adopter, elle accueille la nouvelle avec joie. Découvrir un pays si merveilleux, plein de plantes et d’animaux inconnus, c’est un véritable rêve pour la jeune fille qui traverse une période difficile.

Mais arrivée sur place, elle déchante très vite : ses cousines ,les jumelles ,sont de véritables pestes, sa tante passe ses journées à faire la chasse aux insectes avec l’aide de divers produits, son oncle collectionne les yeux et la nourriture est infecte car la famille refuse de manger local et importe tout d’Angleterre. En plus, Maia n’a pas le droit de sortir : l’extérieur c’est trop dangereux ! Avec les méchants indiens, on ne sait pas ce qui pourrait lui arriver ! Comble de l’horreur, la jeune fille finit par se rendre compte que son oncle et sa tante, endettés jusqu’au cou, sont uniquement intéressés par son argent.

Heureusement, Maia a quelques amis : Mlle Minton, la gouvernante de la famille arrivée en même temps qu’elle au Brésil, Clovis, un jeune acteur rencontré sur le bateau et Finn, un jeune indien qui connaît très bien le fleuve Amazone. Petit à petit, cette nouvelle vie si ennuyeuse va se transformer en une véritable aventure au cœur de la jungle.

 

Maia, est une jeune fille très curieuse du monde et des personnes qui l’entourent. Elle s’intéresse à tout et veut connaître les indiens qui vivent autour d’elle et que sa famille méprise avec tant de force. Dommage qu’elle soit parfois si naïve vis à vis des siens ! Heureusement Mlle Minton, gouvernante à la personnalité assez énigmatique, est là pour veiller sur elle.

Quelques petits « défauts » tout de même dans ce roman : les personnages sont assez caricaturaux, l’opposition entre le bien et le mal est  tellement franche qu’on a du mal à y croire et le dénouement est un peu trop moralisateur à mon goût. Les méchants sont sévèrement punis et les gentils récompensés : c’est trop beau pour être vrai !

Si on met de côté tout ça, c’est tout de même une histoire bien dépaysante qui entraîne le lecteur au cœur de la forêt amazonienne !

Merci à Faelys qui m’a offert ce livre dans la cadre du dernier swap auquel j’ai participé.

IBBOTSON, Eva, Reine du fleuve, Le livre de poche jeunesse, 2008.

« La trilogie du Gardien » Livre 1

Présentation de l’éditeur :

« Jack est un garçon ordinaire. Il a dix-huit ans et ses principaux centres d’intérêt sont les filles, les belles voitures et le football. Un soir qu’il célèbre une éclatante victoire, un inconnu le dévisage et le flashe. Une traque sauvage commence. Ce soir-là, Jack apprend qu’il est l’étincelle d’espoir, le Sauveur envoyé par le futur pour éviter à la Terre d’être anéantie. Sa mission : trouver «Mu », une boule de feu égarée dans l’océan, qui représente le pouvoir de la Nature…« .

Si vous aimez l’action, les rebondissements et les combats entre le bien et le mal, ce premier tome de La trilogie du gardien vous plaira sans doute ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne s’ennuie pas avec ce roman : les chapitres sont courts, le suspens est entretenu jusqu’au bout et on se croirait dans un vrai film. Même si je ne suis pas fan de ce genre de livre -je l’ai lu par obligation, pour le boulot- et que le scénario est très classique, je me suis laissée emportée par l’intrigue.

Le tome 2 est prévu en novembre 2008 et le 3 en novembre 2009. Tout est organisé bien à l’avance comme pour Harry Potter ou les films hollywoodiens aux multiples épisodes. Les séries, c’est décidément un bon moyen pour captiver attirer les lecteur ou les spectateurs !

Ce livre fait partie de la sélection du prix des Incorruptibles 2009 pour le niveau 3ème/2de.

KLASS, David, Mu, le feu sacré de la terre, La Trilogie du gardien, Livre 1, Intervista, 2007.

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