Le cas Alan Turing : histoire extraordinaire et tragique d’un génie – Éric Liberge et Arnaud Delalande

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Alan Turing, mathématicien et cryptologue d’origine britannique, est considéré comme l’un des pères de l’informatique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est recruté par les services secrets de son pays et travaille à découvrir le code de l’Énigma, cette machine qui permet aux Führer de transmettre les ordres à ses troupes. Le cryptage de ce code change très régulièrement et Turing, entouré de toute une équipe, s’arrache les cheveux. Il réclame sans cesse de nouveaux moyens pour construire des machines dont la puissance de calcul supplante celle de l’homme. Sa hiérarchie se demande si son travail va aboutir ou si cet homme est un illuminé. De plus, son caractère peu conventionnel fait qu’il n’est pas apprécié de tous. Mais Turing finit par casser le code de l’Énigma, permettant ainsi aux alliés de prendre un avantage considérable sur les allemands. Continuer la lecture de « Le cas Alan Turing : histoire extraordinaire et tragique d’un génie – Éric Liberge et Arnaud Delalande »

La guerre des Lulus 3 : 1916 : Le tas de brique – Hautière et Hardoc

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Après avoir passé les années 1914 et 1915 seuls sans adulte et en pleine nature alors que la guerre fait rage autour d’eux, les Lulus tentent d’échapper une nouvelle fois aux allemands en marchant dans la forêt.

Ces quatre garçons sont séparés de leurs camarades de l’orphelinat depuis que l’ordre d’évacuation a été donné à Valencourt, leur village. Ils ont fait le mur pour se construire une cabane et se sont malheureusement retrouvés du mauvais côté de la ligne de front. Une fille les a rejoint à la fin du premier opus. Ils sont donc désormais cinq enfants dont le prénom commence par la syllabe « Lu » d’où leur surnoms de Lulus.

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Vivre à en mourir – Jeanne Pucho et Laurent Galandon

Marcel Rayman, juif polonais vivant en France, voit les siens arrêtés arbitrairement et ne supporte pas les injustices commises vis à vis de son peuple pendant l’occupation allemande. Il commence par déchirer des affiches ou distribuer des tracts puis rejoint les FTP-MOI, un groupe de résistants constitué de communistes étrangers. Aux côtés de Missak Manouchian et d’autres hommes, il prend les armes et combat l’armée allemande dans la clandestinité. 

Le 21 février 1944, Rayman est fusillé avec 21 membres du groupe Manouchian. Il figure sur la fameuse Affiche rouge placardée dans Paris par le régime de Vichy et les allemands. C’est d’ailleurs la reproduction d’une partie de cette afiiche de propagande que l’on retrouve sur la première de couverture.

Vivre à en mourir est une bande dessinée tout à fait fidèle à la réalité historique. Laurent Galandon a travaillé avec Elise Cousens/Frydman, la cousine de Marcel Rayman, pour écrire le scénario.

Le lecteur découvre  la vie de Rayman à partir de 1941, année pendant laquelle son père est raflé en même temps que d’autres habitants de leur immeuble. Cet évènement entraîne un engagement plus fort de Marcel Rayman avec plusieurs attentats commis de 1942 à 1944.

Les dessins de Jeanne Puchol sont très réalistes et vont dans le sens du documentaire. Des affiches d’époque sont d’ailleurs reproduites de manière remarquable.

Si le scénario est intéressant, je trouve que les personnages manquent de profondeur psychologique. Les sentiments de Rayman tout comme ceux de sa mère, de son frère ou de ses compagnons résistants mériteraient d’être plus fouillés. La BD prendrait alors une autre dimension. Elle reste cependant trés intéressante, notamment pour les personnes qui ne connaissent pas le rôle de Rayman et du groupe Manouchian pendant le Seconde Guerre mondiale.

PUCHOL, Jeanne, GALANDON, Laurent, Vivre à en mourir, Le lombard, 2014.

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