Les enfants de la liberté – Marc Lévy et Alain Grand

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, le père et l’oncle de Marc Lévy participent au mouvement de résistance « FTP-MOI » dans la région toulousaine. Le célèbre écrivain s’est inspiré de cet épisode de leur vie pour écrire un roman qui a ensuite été adapté en bande dessinée par Alain Grand.

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L’Iliade et l’Odyssée – Soledad Bravi – d’après Homère

L’adapatation de classiques de la littérature en bandes dessinées est à la mode ces derniers temps. C’est un bon moyen de découvrir ou de redécouvrir certaines oeuvres. Pour les plus jeunes lecteurs, c’est aussi un premier pas vers des oeuvres parfois complexes.

L’adaptation de L’iliade et l »Odyssée d’Homère réalisée par Soledad Bravi a été publiée dans le magazine Elle sous forme de planches au cours des étés 2013 et 2014.

La publication dans un magazine de presse fémimnine impose un certain nombre de contraintes. L’auteur va donc droit au but et le format est bref. Les étapes essentielles de l’oeuvre homérique sont bien là mais des choix ont forcément été effectués.

De plus, il manque le souffle épique qui fait toute la saveur du poème original. Certains diront sans doute au contraire que son aspect barbant a été retiré !

Le ton est très (trop ?) léger et l’humour omniprésent. On voit bien qu’il s’agit là d’une oeuvre intemporelle qui, comme le dit très justement la quatrième de couverture, n’a pas pris une ride. Ceci est renforcé par les illustrations modernes et minimalistes de Soledad Bravi.

Pour être honnête, j’ai été moyennement convaincue par cette adaptation. En tant qu’adulte, je la trouve trop superficielle. Je la recommanderai tout de même à mes élèves qui étudient cette oeuvre en sixième et à tous les non initiés. C’est un bon moyen pour dépoussiérer un classique de la littérature et faire fonctionner ses zygomatiques.

BRAVI, Soledad, L’Iliade et l’Odyssée, Rue de Sèvres, 2015.

Si vous voulez découvrir d’autres bandes dessinées publiées chez Rue de Sèvres, allez faire un petit tout chez Stephie de Mille et une frasques. Elle organise un coup de projecteur sur cette maison d’édition cette semaine.

L’heure des bilans a sonné

Nous sommes le 31 décembre et l’heure des bilans a sonné. Voici donc les livres qui ont marqué mon année 2014. Un petit clic sur la couverture et vous pourrez lire le billet complet.

Dans la catégorie « les livres qui me parlent » :

Dans la catégorie « Je me suis pris une claque » :

Dans la catégorie « Ces livres qui font du bien » :

Dans la catégorie « Ils me font courir plus vite quand je les écoute en faisant mon footing » :

Dans la catégorie « Je les ai fait découvrir à mes élèves et ils ont adoré » :

 

Dans la catégorie « ces romans jeunesse dont on n’a pas assez entendu parler » :

Dans la catégorie « je suis impatiente de découvrir la suite » :

Dans la catégorie « soif d’aventures » :

Dans la catégorie « je devrais lire plus souvent des BD » :

Dans la catégorie « auteurs au talent formidable » :

Dans la catégorie « album magnifique » :

 

Le Horla : d’après l’oeuvre de Maupassant – Guillaume Sorel

Le Horla, nouvelle fantastique de Maupassant écrite au XIXème siècle, est un grand classique de la littérature, souvent étudié au collège. Adapter un texte aussi célèbre en bande dessinée est un pari risqué. Guillaume Sorel est resté assez fidèle au récit d’origine mais il a tout de même pris quelques libertés.

Chez Maupassant, le narrateur raconte ses angoisses dans son journal intime. Un être invisible qu’il nomme Le Horla hante ses jours et ses nuits. Petit à petit, il sombre car il n’arrive pas à s’en débarrasser et ne trouve aucune explication rationnelle à cette présence.

Chez Guillaume Sorel, le lecteur découvre les pensées du narrateur grâce à la présence d’un chat auquel il se confie et qui, lui aussi, a des réactions étranges. Sans ce chat, difficile de rendre compte de l’intériorité d’un personnage de manière visuelle.

La bande dessinée laisse clairement penser que le narrateur est atteint de folie tandis que Maupassant laisse planer le doute. Les faits qu’il rapporte sont-ils réels ? Est-il dément ? La question reste en suspens.

Les dessins de Sorel sont magnifiques et traduisent de manière remarquable les angoisses du personnage principal. La cadre dans lequel se déroule l’histoire est lui aussi une réussite. D’origine normande, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé des paysages et des endroits qui me sont familiers : les falaises, les bords de Seine, les chemins de halage, les belles demeures typiques, le Mont-Saint Michel, etc. La balade en plein XIXème est également appréciable. On retrouve vraiment l’ambiance des romans de Maupassant.

Malgré toutes ces qualités, je n’ai pas été complètement séduite par la bande dessinée. Sans doute parce que je suis une auditive et que rendre compte d’un journal intime par des images ne me correspond pas. J’ai refermé le livre avec un sentiment de trop peu, comme si les aventures du narrateur ne me touchaient pas vraiment.

Les avis de Jérôme, Noukette, Stephie et Leiloona.

SOREL, Guillaume, Le horla : d’après l’oeuvre de Guy de Maupassant, Rue de Sèvres, 2014.

Anuki 1 : La guerre des poules – Sénégas et Maupomé

Sans Noukette, je serais sans doute passée à côté de ce qu’elle qualifie à juste titre de « pépite jeunesse ». Et ma miss aussi ! Nous avons passé un agréable moment dans le hamac, toutes les deux, à lire cette bande dessinée sans texte. Et j’ai pu constaté qu’à 5 ans, elle avait un meilleur sens de l’observation que sa mère sacré sens de l’observation. Elle a beaucoup apprécié l’histoire de ce petit indien à qui il arrive tout un tas d’aventures.

Le lecteur découvre d’abord un Anuki boudeur, qui baisse la tête et avance sans se préoccuper de ce qui se passe autour de lui. Il rencontre un sanglier qui vient de faire caca au milieu du chemin. Et devinez qui marche dedans ? Anuki bien sûr. Énervé, le petit indien se prend les pieds dans les racines d’une souche d’arbre et se retrouve au sol, en larmes. Heureusement, sa maman vient le consoler et lui offre une petite statuette en forme d’oiseau. Anouki, tout heureux, poursuit sa balade jusqu’à ce qu’il tombe sur trois poules et un coq qui lui barrent le passage sur un pont. Qu’à cela ne tienne Anuki fonce dans le tas. Il n’avait sans doute pas prévu de rencontrer un arbre et de perdre sa statuette…

Les aventures ne s’arrêtent pas là pour Anuki mais ne comptez pas sur moi pour tout vous raconter ! Filez plutôt chez votre libraire préféré pour acheter cette magnifique bande dessinée.

Anuki est un jeune garçon vif et espiègle auquel les enfants s’identifient sans problème. Il n’y a pas un seul mot dans toute la bande dessinée mais cette absence de texte ne pose aucun problème tant les dessins sont dynamiques et expressifs. Anuki en colère, Anouki rieur, Anouki découragé, Anouki content de lui : même un enfant en bas âge décode facilement les sentiments du héros. Les animaux sont aussi très réussis, comme cette ours mécontent d’être dérangé ou ce sanglier qui montre les crocs.

L’humour est au rendez-vous à toutes les pages ou presque, ce qui ne gâche pas le plaisir, bien au contraire. Quant au dénouement, il montre combien toutes ces aventures sont importantes et permettent au petit indien de grandir.

J’ai découvert les éditions de La Gouttière récemment avec La petite famille et L’enfant cachée, deux albums que mes élèves de sixième s’arrachent. Anuki est une bande dessinée destinée aux plus jeunes mais qui est tout aussi excellente. C’est donc un éditeur que je vais désormais suivre de plus près.

Merci Noukette !

SENEGAS, MAUPOME, Anuki 1 : La guerre des poules, Les éditions de la Gouttière, 2013.

 

Quatre soeurs 2 : Hortense – Malika Ferdjoukh et Cati Baur

J’ai découvert le premier tome des Quatre soeurs il y a trois mois et j’ai tellement aimé que j’ai sauté sur la première occasion pour lire la suite.

Cette fois-ci, c’est Hortense, 11 ans, qui est l’héroïne éponyme. Timide, réservée, elle aimerait parfois être fille unique pour ne pas avoir à subir les moqueries de Bettina par exemple. Agée de trois ans de plus qu’elle, cette dernière n’a rien trouvé de mieux que de l’humilier au sujet des garçons à l’aide d’un test trouvé dans un magazine pour ados. Les parents Verdelaine étant décédés dans un accident de voiture, Geneviève, 16 ans, prend la défense de sa soeur Hortense.

Muguette, une jeune fille malade venue passer quelques jours de repos dans la région, incite Hortense à prendre des cours de théâtre. L’adolescente est paralysée par le trac à chaque fois qu’elle monte sur scène mais le théâtre devient pour elle une vraie passion qui l’aide à se sentir mieux dans sa peau.

Bettina, elle, tombe amoureuse du livreur de surgelés. Le problème, c’est qu’elle le trouve vraiment moche et qu’elle a honte vis à vis de ses copines. Du coup, elle lui dit les pires atrocités et se moque de lui en public. Pas certain que ce soit la meilleure façon de procéder quand on veut conquérir le coeur de quelqu’un !

Geneviève, quand à elle, se défoule à la boxe. C’est son jardin secret alors elle invente des heures de baby-sitting pour que ses soeurs ne soient pas au courant.

Charlie, comme Enid, est un peu moins présente dans ce deuxième tome. Elle gère toujours la maison du mieux qu’elle peut. Elle aimerait bien pouvoir s’acheter un nouveau manteau mais elle n’en a pas les moyens. Heureusement, Basile, son amoureux, ne s’attarde pas sur son apparence vestimentaire.

Comme dans le premier tome, on ne s’ennuie pas un seul instant. Les soeurs Verdelaine n’ont pas une vie facile puisqu’elle doivent se débrouiller seules pour vivre et que la plus âgée d’entre elles n’a que 23 ans. Pour autant, elles ne se laissent pas abattre et sont pleine de vitalité. L’humour est omniprésent et les personnages sont émouvants. Vivement le troisième opus !

FERDJOUKH, Malika, BAUR, Cati, Quatre soeurs 2 : Hortense, Rue de Sèvres, 2014.

La guerre des Lulus 2 : 1915 : Hans – Régis Hautière et Hardoc

Les Lulus, c’est Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, quatre gamins qui se retrouvent seuls, à l’arrière des lignes allemandes, pendant la Première Guerre mondiale. Ils sont rejoints dans le premier épisode dont je vous parlais ici par Luce, une autre réfugiée. A la fin de ce premier opus, ils se retrouvent face à Hans, un soldat allemand.

Le second tome débute donc sur la cohabitation entres les Lulus et Hans, devenu leur prisonnier. Les enfants se rendent compte que, contrairement à ce qu’ils pensaient, l’allemand n’est pas leur ennemi. Sans son aide, Luce n’aurait peut être pas survécu au froid et à l’humidité de ce début 1915. La cabane dans laquelle ils vivent prend l’eau et les conditions de vie sont vraiment difficiles. Hans, qui représente la figure paternelle qui leur a toujours manqué, les aide à subvenir à leurs besoins.

Le printemps puis l’été arrivent et la BD prend une tonalité plus légère. Un anniversaire, une baignade dans le lac : les Lulus retrouvent pour un temps un peu de leur insouciance. Hans est là pour leur rappeler qu’il faut faire des provisions pour l’hiver. Ils s’y attellent de bonne grâce, en mangeant de temps en temps un peu plus de confiture que de raison !

Malheureusement, ce second tome se termine mal et n’augure rien de bon pour la suite. Que deviendront les Lulus dans le troisième tome ?

J’ai dévoré cette BD avec le même enthousiasme que la première. Enthousiasme que j’ai d’ailleurs réussi à communiquer puisqu’on se l’arrache désormais autour de moi. Dans ce deuxième tome, le personnage de Hans a une importance capitale. Non seulement parce qu’il aide les Lulus mais aussi et surtout parce qu’il les aide à comprendre que la réalité de la guerre n’est pas si simple qu’ils le pensaient au départ.

Régis Hautière et Hardoc ont vraiment du talent : ils réussissent à parler d’un sujet grave de manière vraiment abordable pour les jeunes lecteurs, sans entrer dans les détails sordides de la guerre ni tomber dans la mièvrerie. Vivement le tome 3 donc !

L’avis de Moka.

HAUTIERE, Régis, HARDOC, La guerre des Lulus 2 : 1915 : Hans, Casterman, 2014.

Quatre soeurs 1 : Enid – Malika Ferdjoukh et Cati Baur

Alors que le deuxième tome de Quatre soeurs vient de sortir il y a quelques semaines, je découvre enfin Enid, le premier.

Les quatre soeurs Verdelaine sont en réalité cinq. Elles ont perdu leurs parents dans un accident de voiture et vivent seules à la Vill’ Hervé, la grande villa familiale qui prend parfois des allures de maison hantée les nuits de tempête. Enid, héroïne éponyme de ce premier tome, est une gourmande. Elle ne sait pas s’arrêter de manger quand il y a du cake aux noix pour le goûter. Hortense, 11 ans, passe son temps à dévorer des livres où à écrire son journal intime. Charlie, l’aînée de la tribu, a 23 ans. « Elle bricole, cuisine, travaille dans un labo, aime Basile, et prend soin de tout le monde » p. 11. Geneviève, 16 ans, s’occupe de l’intendance pour toute la famille. Enfin, Bettina, 14 ans, passe son temps dans la salle de bain ou avec ses copines et aime bien embêter le monde.

Adaptée du roman de Malika Ferdjoukh, cette bande dessinée met en scène la vie bien remplie de la tribu Verdelaine. Les cinq soeurs s’entraident et sont complices, surtout quand c’est pour se moquer de tante Lucrèce, leur tutrice qui ne s’occupe d’elles que pour les enquiquiner. Elles se chamaillent aussi souvent, comme tous les frères et soeurs ou presque. Leurs parents les aident de temps en temps quand elles sont sur le point de faire une bêtise en faisant quelques apparitions sous le forme de fantômes. Les histoires de coeur et d’amitié sont au coeur de leurs préoccupations. Bref, leur vie ressemble à celle de pas mal de jeunes gens de leur âge sauf qu’elles doivent se gérer seules et qu’elles sont encore un peu jeunes pour cela.

Si vous ne l’avez pas encore lue, je vous conseille vivement cette bande dessinée dans laquelle on ne s’ennuie pas un seul instant. Les soeurs Verdelaine sont un peu déjantées mais ne manquent pas d’humour. Les dessins de Cati Baur sont vraiment réussis. J’ai beaucoup aimé le physique des cinq soeurs et notamment les expressions des visages. Son coup de crayon restitue à merveille toutes les aventures qu’elles vivent. Maintenant, je n’ai plus qu’une envie : découvrir le roman.

FERDJOUKH, Malika, BAUR, Cati, Quatre soeurs 1 : Enid, Delcourt, 2011.

Portugal – Cyril Pedrosa

Simon Muchat est auteur de bandes dessinées. Il traverse une longue panne d’inspiration et donne des cours dans des écoles pour gagner un peu sa vie. Une vie à laquelle il a d’ailleurs beaucoup de mal à donner du sens. Il doute de la qualité de son travail et peine à s’engager dans sa vie de couple. Sa copine en a marre de le voir comme ça et ne sait pas trop quoi faire pour qu’il aille mieux.

Invité dans un salon de BD au Portugal, Simon se sent bien dans le pays de ses ancêtres. Il y retrouve le parfum de l’enfance et s’intéresse à sa famille alors qu’il ne l’avait jamais fait jusque là. Petit à petit, il commence à se (re)construire et à aller de l’avant.

J’ai entendu parler de Portugal de nombreuses fois et comme j’ai envie de retourner dans ce pays que j’ai découvert il y a un an et demi, cette bande dessinée était une bonne occasion ! On y retrouve les rues en pente, les nombreux escaliers, le linge qui pend aux fenêtres, le soleil, la chaleur et la simplicité des habitants, la sonorité de leur langue, etc. Le dessin et les couleurs restituent à merveille l’ambiance du pays.

Le personnage de Simon est intéressant. En pleine quête d’identité, il se pose de nombreuses questions, trouve quelques réponses et évolue au fil des pages. Il observe ceux qui l’entourent sans porter de jugement et se laisse porter par le Portugal et ses habitants.

Vous l’aurez compris, j’ai été conquise par ce livre et je vous le conseille vivement !

PEDROSA, Cyril, Portugal, Dupuis, 2011.

Les ignorants – Étienne Davodeau

L’auteur de bande dessinée Étienne Davodeau et le vigneron Bernard Leroy sont amis mais ne connaissent finalement pas grand chose au sujet de leurs métiers respectifs. Par contre, ils sont tous les deux curieux et aiment échanger. L’auteur de Lulu femme nue, inculte en matière de vin, prospoe donc à son ami de venir travailler avec lui pendant un an. En échange, Bernard Leroy devra s’initier à l’univers de la bande dessinée. C’est une décision importante car elle entraîne de nombreuses contraintes mais le vigneron accepte de se lancer dans l’aventure.

Étienne Davodeau se retrouve donc dans le vigne à tailler les pieds, piocher les ronces à la main, vendanger ou encore s’initier à la biodynamie -méthode sans engrais chimiques ni produits de synthèse, qui prend en compte les rythmes lunaires et qui préconise l’utilisation de préparations diluées à base animale ou végétale- . Il s’intéresse également à la vinification et fait de nombreuses dégustations. Les rencontres avec d’autres vignerons sont l’occasion d’échanges fructueux sur les raisons qui poussent à choisir ce métier, les méthodes de travail, la terre, etc. Étienne Davodeau découvre un univers de travailleurs acharnés désireux de partager leur passion.

Richerd Leroy, lui, se familiarise petit à petit avec les grands titres et les grands auteurs de la bande dessinée. Ses questions semblent naïves mais soulèvent en fait des aspects vraiment intéressants de la littérature. Il se rend compte que cet univers est riche et varié et que les auteurs sont des raconteurs d’histoire avant d’être des dessinateurs. Il suit Étienne Davodeau chez l’imprimeur, l’éditeur ou dans les salons de Saint-Malo et de Bastia. Il rencontre aussi certains de ses amis auteurs de bandes dessinées et leur pose des questions, échange sur leur métier, etc.

Les ignorants est pour moi un véritable coup de coeur. On apprend des choses sur la vigne et le vin mais on découvre aussi le point de vue d’Étienne Davodeau sur certains de ses confrères et sur son métier. Une véritable sensibilité et des valeurs importantes se dégagent de cet album. Le respect, la curiosité d’esprit, l’amour du travail bien fait, l’importance du dialogue et de l’échange, tout cela tient une place importante.

Le dessin en noir et blanc est vraiment formidable. On se croirait presque dans la vigne à observer les pieds et les raisins ou à table autour d’un bon verre de vin à discuter oenolgie ou littérature en compagnie de l’auteur et du vigneron.

En refermant cet album, j’ai eu l’impression de connaître un peu Étienne Davodeau et Richard Leroy alors qu’ils sont pourtant pour moi des inconnus. Et puis je crois que la bilbiographie qui se trouve en fin d’ouvrage va me servir pour découvrir un peu plus les grands titres et les grands auteurs de la bande dessinée. Pendant très longtemps, je ne me suis pas intéressée à ce genre littéraire et plus ça va, plus je me dis que je rate quelque chose…

Les avis de Sylire, d’Aifelle et de Mango ou vous trouverez d’autres liens.

DAVODEAU, Étienne, Les ignorants : Récit d’une initiation croisée, Futuropolis, 2011.

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