Niki de Saint Phalle au Guggenheim de Bilbao

La seule raison pour laquelle je regrette parfois d’habiter à 800 km de Paris, c’est la culture. L’offre de musées, de spectacles, de concerts n’est pas aussi riche en province que dans la capitale, il faut être honnête. Alors, quand j’ai su que l’exposition Niki de Saint Phalle qui a eu lieu cet hiver au Grand Palais était arrivée au Guugenheim de Bilbao, je me suis dit que je ne pouvais pas la manquer.

J’ai découvert ce musée en 2011, alors que ma fille avait deux ans et demi. Je me souviens encore de la crise qu’elle avait faite à l’intérieur. Nous avions été obligés d’écourter notre visite. Cette fois-ci mademoiselle c’est un peu mieux tenue !

Le Guggenheim, c’est d’abord une architecture qu’on admire depuis l’extérieur.

Puppy, le chien de Jeff Koons monte la garde devant l’entrée nuits et jours.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule oeuvre de cet artiste -l’un des plus chers au monde- présente au Guggenheim. Les Tulipes, visibles depuis la terrasse du rez-de-chaussée, attirent toujours les visiteurs elles aussi.

Toujours à l’extérieur, Maman, l’araignée de Louise Bourgeois et le Grand arbre et l’oeil de Kapoor, sont des incontournables.

L’exposition Niki de Saint Phalle est intéressante et très riche. La partie sur les nanas est celle qui attise le plus la curiosité du grand public. C’est celle sur laquelle nous nous sommes le plus attardés avec notre fille. Je l’avais préparée à l’aide du livre Niki de Saint Phalle : La fée des couleurs de Claire Merleau-Ponty et Nestor Salas paru aux éditions de la Réunion des musées Nationaux en 2008. Elle a beaucoup aimé retrouver certaines oeuvres et les commenter à partir de ce qu’elle avait appris avant.

Niki étant une artiste très torturée, nous sommes passés plus vite sur certaines autres oeuvres dans lesquelles la rage ou la violence sont omniprésentes. Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur cette exposition, je vous invite à lire la chronique de Leiloona. Les photos ne sont pas autorisées à l’intérieur des salles du Guggenheim. Difficile de vous parler des oeuvres sans les montrer….

Si vous avez l’occasion de vous rendre dans le Nord de l’Espagne avant le 7 juin, l’exposition vaut le détour. Cet été, vous pourrez en voir une autre sur Jeff Koons. Sinon, le lieu en lui même et l’exposition permanente méritent vraiment une visite.

A Bilbao…

Bilbao (Bilbo en basque) était il y a quelques années encore un ville industrielle où les touristes ne se pressaient guère. En 1997, le musée Guggenheim a ouvert ses portes et, depuis, les choses ont changé. On vient du monde entier pour voir la construction de titane aux formes tourmentées de l’architecte Frank Gehry.

A l’extérieur comme à l’intérieur, l’art contemporain est partout.

Maman, sculpture de Louise Bourgeois

Puppy, Jeff Koons, strcuture en acier inoxydable recouverte de terreau et de fleurs.

Tulipes, Jeff Koons

 

 Si le musée Guggenheim vaut vraiment le détour, il serait dommage d’aller à Bilbao sans se rendre dans le Casco Viejo, quartier historique.

Des rues typiques, des petites boutiques, des bars à tapas, des places agréables, des vieux immeubles, une cathédrale gothique du XIVème siècle : il fait bon se promener à Bilbao.

 

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