La princesse de l’aube – Sophie Bénastre et Sophie Lebot

Immanquablement, le format de La princesse de l’aube attire l’œil. Une fois l’album entre les mains, on ne peut qu’admirer les illustrations toutes en rondeur de Sophie Lebot, magnifiquement mises en valeur par ce format hors norme. Elles nous transportent à Elyséa, un royaume gouverné par le roi Alcméron et la reine Radamenta. Là-bas, les habitants coulent des jours heureux et ne connaissent que le bonheur. Une sortie de paradis en somme. Continuer la lecture de « La princesse de l’aube – Sophie Bénastre et Sophie Lebot »

Pinocchio – Anne Fronsacq, d’Après un conte de Carlo Collodi

Il est inutile de présenter Pinocchio, ce petit pantin de bois dont le nez s’allonge à chaque mensonge. La réécriture du conte de l’italien Carlo Collodi par Anne Frontal pour la collection Père Castor a été pour moi l’occasion de le redécouvrir. Cette histoire qui a été publiée pour la première fois il y a presque un siècle et demi n’a pas pris une ride. L’intemporalité est ce qui fait la force du conte… Continuer la lecture de « Pinocchio – Anne Fronsacq, d’Après un conte de Carlo Collodi »

Joli Corbeau – Zemanel et Aurélie Dufour

Un corbeau affamé survole la campagne. Aux abords d’une ferme, il trouve un bon gros fromage. Le chat prétend l’avoir vu en premier et cherche à le récupérer mais le corbeau trouve refuge sur la branche d’un poirier et le chat n’est pas assez agile pour se hisser jusqu’à lui. Arrive alors un chien Continuer la lecture de « Joli Corbeau – Zemanel et Aurélie Dufour »

Hugo de la nuit – Bertrand Santini

Quelle étrange première de couverture ! Du jaune et du noir. Les couleurs du roman policier. Un petit garçon, les écouteurs aux oreilles. Face à lui, un personnage qui semble porter une tenue d’une autre époque. Nous sommes en pleine nature, une nature sombre, hostile peut être, dans laquelle règnent chouettes, insectes et autres animaux nocturnes. Sur les côtés, des arbres. Au sol, des fougères et des champignons. Le chandelier, la tête de mort et la main qui semble sortir des entrailles de la terre n’augurent rien de bon… Heureusement, la lampe de poche et surtout le ciel étoilé viennent apporter un peu de lumière dans ce décor presque théâtral qui a la forme d’une pierre tombale.

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« L’oiseau des steppes » de Jean-Sébastien Blanck

Il était une fois, dans une lointaine contrée un peu à l’écart de la route de la soie, un royaume que personne ou presque ne connaissait. Les habitants étaient très pauvres. Ils ne connaissaient pas l’agriculture -leur terre était balayée par les vents, très dure et aride. Il n’y avait pas de villes, pas de maisons, pas de richesses. Les hommes, les femmes et les enfants dormaient sous des tentes et survivaient comme ils le pouvaient. Un jour, le roi demande à Paladjan, un jeune homme qui avait déjà appris beaucoup de choses en écoutant les discours des cavaliers égarés dans cette contrée, de parcourir le monde pour le découvrir. Des années et des années plus tard,  le rois est mort, son fils lui a succédé et Paladjan revient parmi les siens. Il fait partager à son peuple tout ce qu’il a appris.

L’oiseau des steppes est un conte merveilleux plein de poésie qui emmène le lecteur sur la route de la soie mais lui permet aussi de réfléchir aux bienfaits comme aux méfaits de la civilisation. L’influence orientale est indéniable tant du point de vue des thèmes (voyage, guerre, conquêtes, richesses, royauté, rencontres entre peuples, etc.) que de la narration.

J’étais très enthousiaste avant de lire ce texte car j’aime beaucoup tous les récits mythiques qui se déroulent en Asie centrale et permettent de partir à la rencontre d’anciennes civilisations. Malheureusement, j’ai décroché à partir de la deuxième moitié du récit. Les dialogues qui entrecoupent la narration -sans doute pour faciliter la lecture des plus jeunes- m’ont gênée et je crois que j’aurais préféré que Paladjan nous fasse partager un peu plus  longtemps ses merveilleuses découvertes.

Les illustrations de Rodrigo Lujan -aquarelles et techniques numériques- manquent de chaleur à mon goût. Les aquarelles à l’état brut, non retravaillées, ça a plus de charme !

L’oiseau des steppes est tout de même un conte qui peut plaire à ceux qui ne connaissent pas beaucoup les contes orientaux et les romans du Moyen-Age qui racontent la période antique. Je pense notamment aux jeunes lecteurs… Si je n’ai pas vraiment accroché, c’est sans doute parce que je connais bien cette abondante littérature.

Merci Babelio et aux éditions alzabane pour l’envoi de ce livre.

BLANCK, Jean-Sébastien, L’oiseau des steppes, Alzabane éditions, 2007.

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