La valse lente des tortues – Katherine Pancol

Grâce au succès de son livre, Joséphine n’a plus de problèmes d’argent et a acheté un appartement dans le XVIème arrondissement de Paris. Toujours aussi modeste et sympathique, elle n’a pas changé grand chose à son mode de vie. Sa fille aînée, Hortense, vit à Londres et tente de réussir dans le milieu de la mode. Zoé, la cadette, oscille entre enfance et adolescence. Iris, la sœur de Jo’, n’a rien perdu de son caractère détestable et en fait voir de toutes les couleurs à son entourage. Philippe ne l’aime plus et souhaite divorcer. Il prend conscience des années perdues et tombe sous le charme de Jo’. Antoine, le père d’Hortense et Zoé, envoie des cartes postales à ses filles alors qu’il est déclaré mort dévoré par des crocodiles. Bref, tous les personnages de Les yeux jaunes des crocodiles sont de nouveau là. Mais un invité surprise débarque dans La valse lente des tortues : un tueur en série !

Plus de 600 pages, quelques imperfections, invraisemblances ou exagérations mais surtout des personnages terriblement humains auxquels le lecteur peut s’identifier facilement. On passe du rire aux larmes en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et ça fait vraiment du bien. Cette Joséphine, quelle femme extraordinaire ! Une vraie battante qui s’ignore et qui n’hésite pas à laisser la place nécessaire à ses doutes et à ses interrogations.

La suite est sortie il y a quelques temps déjà et je ne manquerai pas de la lire même si les critiques n’ont pas toujours été très élogieuses !

Extraits :
« -Vous avez inventé cette histoire pour me rassurer ?
-Mais non ! C’est dans les romans de
 La Table ronde.
-C’est bien d’être savante. Moi, je ne suis pas allée loin dans mes études.
-Mais vous avez appris la vie. Et c’est plus utile que n’importe quel diplôme !
 » p.177

« On ne guérit pas d’avoir une mère qui ne vous aime pas. ça creuse un grand trou dans le cœur et il en faut de l’amour pour le remplir ! On n’en a jamais assez, on doute toujours de soi, on se dit qu’on n’est pas aimable, qu’on en vaut pas tripette. » p.666

PANCOL, Katherine, La valse lente des tortues, Albin Michel, 2008.

Crimes et jeans slim – Luc Blanvillain

Adélaïde Manchec, dite Adé, est la fille d’un conservateur spécialiste des paysages du XVIIIème siècle  et d’une violoncelliste. Elle vit dans un monde raffiné, connait les bonnes manières et possède une solide culture générale pour une jeune fille de 15 ans. Depuis l’âge de 12 ans, elle s’est rendue compte que ses camarades de classe changeaient et qu’elle allait devoir adopter le même comportement qu’elles si elle ne voulait pas devenir un bouc émissaire. Avec la complicité de sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzeimer, elle se transforme en vraie pouffe pour aller au lycée et -heureusement- redevient elle-même quand elle rentre à la maison. Tout se complique le jour où un tueur en série prend pour victimes toutes les minettes qui se comportent en pétasses.

Avec l’aide de Rod, son petit frère -passionnée par les éléphants depuis la mort de son grand-père tué accidentellement par un pachyderme- et de Thibaud Picard -un intello de sa classe dont elle est amoureuse- Adé va tenter d’échapper à la menace qui pèse sur toutes les filles de la ville, ou presque.

Un polar pour ados vraiment génial que j’ai découvert grâce à Val. Je n’ai identifié la coupable que quelques pages avant que son nom soit dévoilé et le dénouement est excellent. C’est vraiment de la bonne littérature de jeunesse ! Je n’ai pas beaucoup entendu parler de ce roman sur le web ou ailleurs mais franchement Crimes et jeans slim mérite d’être lu.

BLANVILLAIN, Luc, Crimes et jeans slim, Quespire éditeur, 2010.

%d blogueurs aiment cette page :