« Le petit prince cannibale »


Quatrième de couverture :

 » Femme
déchirée, femme déchaînée, la narratrice est un écrivain qui tente de raconter l’histoire de Blanche, une
éblouissante cantatrice que la mort ronge vivante. Mais elle est
d’abord la mère de Sylvestre, l’enfant autiste qu’elle veut à tout prix
faire accéder à la vie et au monde des autres. Or Le petit prince
cannibale
en ce combat dévore les phrases, les mots de la mère
écrivain. Dès lors c’est un véritable duo concertant qui s’élève
dans les pages du livre entre deux voix, entre deux femmes, l’une,
superbement triviale, s’affrontant à tous les interdits et préjugés qui
menacent son enfant, l’autre, la romancière, passionnée, dont
les espoirs et les désespoirs se mêlent à ceux de Blanche, son héroïne.
 »

Difficile pour moi d’écrire un billet sur ce livre… Il est magnifiquement écrit. Françoise Lefèvre explique à merveille son combat de mère pour sauver son fils et son combat d’écrivain pour réussir à écrire malgré le peu de temps et de disponibilité d’esprit qu’il lui reste et on ne peut qu’être admiratif devant autant de courage et de combattivité.

Oui mais voilà, je n’ai pas réussi à « rentrer » dans le livre… Je ne me suis sentie proche ni de cette femme écrivain ni de cette mère. Bref, j’ai l’impression d’être passée à côté d’un histoire magnifique. Dommage ! Peut être que je n’étais pas dans le bon état d’esprit pour livre ce livre, peut être que ce n’était pas le bon moment…

Un grand merci à Alice qui m’a offert ce livre dans le cadre du swap Eternel féminin.

Lire les avis de Sylire, Gambadou, Anne et Florinette.

LEFEVRE, Françoise, Le petite prince cannibale, Actes Sud, Babel, 2005.

« Au pays de mes histoires » de Morpurgo

Au pays de mes histoires est un mélange de courtes histoires passionnantes et de réflexions sur le métier d’écrivain. Michael Morpurgo explique notamment la genèse de quelques unes de ses œuvres comme Soldat Peaceful ou Cheval de Guerre. Dans ses romans, il s’inspire souvent de lieux qu’il aime bien au point de se sentir appartenir à ces endroits : « Je ne cherchais pas d’idées pour mes livres, je n’en cherche jamais, mais je vais toujours dans des endroits où elles pourraient me trouver […]. En écrivant sur un endroit que je connais et que j’aime autant, je m’imagine que j’appartiens à cet endroit, à son passé, son paysage, son peuple. » (p.138-139).

Au pays de mes histoires est également pour l’auteur l’occasion d’un retour sur sa propre enfance et ses évènements marquants. Et comme c’est raconté avec beaucoup de poésie et de finesse, on se régale !

Michael Morpurgo rend aussi un bel hommage aux auteurs qu’il admire : Sean Rafferty, Ted Hughes et surtout Stevenson (il aimerait avoir écrit L’île au trésor à sa place !).

Ce livre est le premier que je  lis de Michael Morpurgo et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié ses talents de conteur. Le collier du géant, La question Mozart ou Mon père est un ours polaire sont des histoires remarquables et je pourrais en citer bien d’autres encore.

Un petit extrait qui m’a particulièrement plû :

L’histoire s’écrira quand son heure sera venue. J’ai appris depuis quelques temps à ne pas forcer l’allure, à ne pas imposer ma volonté à l’histoire, mais à lui laisser le temps de trouver sa voix pour tisser sa trame, pour se rêver hors de ma tête, de telle sorte qu’en approchant la crayon du papier, je sente que je vis en elle… » (p.26).

Que les histoires vivent encore longtemps en vous Monsieur Morpurgo !

Lire l’avis de Clarabel, de Gachucha, et de BelleSahi .

MORPURGO, Michael, Au pays de mes histoires, Gallimard Jeunesse, 2007.

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