Pinocchio – Anne Fronsacq, d’Après un conte de Carlo Collodi

Il est inutile de présenter Pinocchio, ce petit pantin de bois dont le nez s’allonge à chaque mensonge. La réécriture du conte de l’italien Carlo Collodi par Anne Frontal pour la collection Père Castor a été pour moi l’occasion de le redécouvrir. Cette histoire qui a été publiée pour la première fois il y a presque un siècle et demi n’a pas pris une ride. L’intemporalité est ce qui fait la force du conte… Continuer la lecture de « Pinocchio – Anne Fronsacq, d’Après un conte de Carlo Collodi »

Chère Madame ma grand-mère – Elisabeth Brami

Ce petit roman d’une soixantaine de pages rencontre beaucoup de succès auprès de mes élèves, et ce uniquement par le bouche à oreille. Même pas besoin d’en faire la promotion, c’est génial, non ?

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Les filles de Brick Lane 1 : Ambre – Siobhan Curham

Les filles de Brick Lane, ce sont quatre jeunes londoniennes qui n’ont pas grand chose en commun mais forment un club secret dont le but est de vivre libre et de réaliser ses rêves.

Ambre aime les vêtements vintage et les citations d’Oscar Wilde. Elle rêve de se rendre sur la tombe de l’auteur à Paris. C’est elle qui est à l’initiative de ce club. En effet, elle se sent seule au lycée et aimerait bien avoir des amies. Les filles de sa classe se moquent d’elle car elle a deux pères. Ceci n’a jamais été un problème jusqu’ici mais depuis quelques temps, Ambre souffre de la bêtise humaine. De plus, elle se pose des questions sur l’identité de son père biologique.

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Giboulées de soleil – Lenka Horňáková-Civade

Giboulées de soleil

Magdalena, Libuse, Eva. Trois narratrices, trois femmes, trois générations et un destin commun. De mère en fille, elles naissent bâtardes et reproduisent le schéma familial dans la Tchécoslovaquie des années 1930 aux années 1980.

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Le pays qui te ressemble – Fabrice Colin

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Jude et Lucy sont jumeaux. Agés de 15 ans, ils viennent de perdre leur mère et vivent avec Noël, leur père. Ce dernier est fan des Beatles et impose à ses enfants des séances régulières de « cours » sur son groupe favori. Il essaie de surmonter son désespoir comme il peut mais s’en sort plutôt mal. Jude, lui, s’est refermé sur lui-même et se révèle incapable d’exprimer ses sentiments. Quant à Lucy, elle rencontre régulièrement une psy pour faire plaisir à son père mais sait pertinemment que ces séances ne servent à rien. Comment continuer à vivre lorsque l’on vient de perdre sa mère, sa femme, de manière aussi soudaine ? Continuer la lecture de « Le pays qui te ressemble – Fabrice Colin »

Cette main qui a pris la mienne – Maggie O’Farrell

 Années 1960. Contre l’avis de sa famille, Lexie rejoint Londres pour y vivre sa vie. Dans le Devon, avec ses parents, elle étouffe. La capitale britannique lui offre la possibilité de laisser libre cours à son ambition. D’abord employée dans un grand magasin, elle est chargée de conduire les clients, en ascenseur, d’un étage à un autre. Ce travail ne lui plaît pas mais lui permet d’être autonome et de payer sa chambre dans une pension de Soho. C’est là-bas qu’elle retrouve Innes, croisé par hasard chez ses parents, dont elle tombe sous le charme. L’homme, journaliste dans la revue d’art Elsewhere, lui propose de travailler pour lui en tant que secrétaire. Lexie accepte mais refuse sa proposition de venir vivre chez lui. Son caractère insolent et indépendant lui permet de tenir tête, au moins pour un temps, à cet homme fou amoureux d’elle.

Années 2000. Elina vient de donner naissance à un petit garçon. L’accouchement s’est déroulé dans des circonstances si difficiles qu’elle ne se souvient même plus avoir donné la vie. Si, au départ, son comportement est inquiétant, elle reprend pied petit à petit. S’occuper d’un bébé n’est pas tous les jours facile, bien entendu, mais Elina retrouve la mémoire et s’organise. Par contre, Ted, son compagnon, suit un chemin inverse. La naissance de son fils a été pour lui un moment traumatisant car il a cru perdre Elina mais juste après l’accouchement, son comportement est normal. C’est dans les semaines qui suivent qu’il commence à être envahi par l’angoisse. Des éléments de sa propre enfance qu’il avait complètement oubliés se rappellent à lui sans qu’il comprenne pourquoi. Dans une quête désespérée, il va mettre au jour un terrible secret.

Le récit alterne les histoires de Lexie et d’Elina, toutes les deux passionnantes, sans que le lecteur comprenne le lien entre les deux. On sent bien que le destin de ces deux femmes est lié mais comment ? La réponse ne vient que dans la dernière partie.

Lexie est un personnage au destin extraordinaire. Son courage et sa force de caractère sont exemplaires. Quant à Elina, son amour pour son enfant et pour son compagnon l’aide à surmonter les moments difficiles et à se surpasser. Les secrets de familles sont destructeurs et ressurgissent souvent au moment où on ne s’y attend pas, on le sait depuis que la psychanalyse s’est penchée sur le sujet. Maggie O’Farrel nous en offre encore un bel exemple à travers Cette main qui a pris la mienne, un roman qui se dévore.

O’Farrel, Maggie, Cette main qui a pris la mienne, Belfond, 2011.

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