Sans jamais atteindre le sommet : Voyage dans l’Himalaya – Paolo Cognetti

Sans jamais atteindre le sommet est le récit du voyage de Paolo Cognetti au Népal, dans la région du Dolpo, située à la frontière avec le Tibet. L’auteur ne cherche pas à gravir des sommets. Il préfère suivre un itinéraire de près de 300 kilomètres dans la vallée, franchissant à pied Continuer la lecture de « Sans jamais atteindre le sommet : Voyage dans l’Himalaya – Paolo Cognetti »

« Voyage dans l’Himalaya »

Dimanche, on est allés visiter une petite expo bien sympathique à Biarritz, dans la Crypte Sainte-Eugénie. Des œuvres d’art très anciennes du Tibet, Népal, Cachemire, Almora,
Himachal Pradesh et Nagaland (Assam), toutes issues des collections du musée Asiatica de Biarritz.

   

Des masques de l’Himachal Pradesh. Lors du  festival de Fagli, au printemps, on chasse les démons vers les forêts ou les montagnes. Les masques, qui représentent ces démons ou des dieux protecteurs, sont portés lors des danses qui accompagnent les cérémonies.

Un rumal, pièce de coton brodée, qui sert un seule fois, pour recouvrir une offrande, lors d’une cérémonie religieuse. L’envers et l’endroit doivent être exactement similaires par respect pour les dieux. Je suis tombée en admiration devant ces couleurs magnifiques et ce travail minutieux.

Une danseuse dont les pieds ont été restaurés. Les couleurs sont remarquablement conservées.

Une couronne d’oracle en argent avec des perles de corail et des cabochons de turquoise : magnifique !

Il y avait aussi des sculptures, des peintures sur tissu, des bijoux, etc.

Pour ceux qui passent dans la région, cette expo a lieu jusqu’au 26 juin. Plus d’infos ici.

Une incroyable aventure !

Du Bhoutan au Tadjikistan, Sylvain Tesson et Alexandre Poussin ont traversé l’Himalaya avec chacun un sac de moins de cinq kilos sur le dos. Oui, vous avez bien lu, cinq kilos ! Autant dire qu’ils ont emporté moins que le strict minium vital ! Heureusement, ils ont pu souvent compter sur l’hospitalité des habitants pour se nourrir et dormir à l’abri.

Au total : 174 jours de voyage, 5000 km à pied, 121 000 mètres de dénivelé positif, 70 passes et 69 gués. Un véritable exploit ponctué de multiples rencontres et de nombreux moments de bonheur. Mais aussi, comme on peut facilement s’en douter, de moments beaucoup plus difficiles : faim, soif, froid, problèmes de santé divers, clandestinité, peur, etc.

Pour le lecteur, le récit de cette Transhimalayenne est une véritable invitation au voyage et à la découverte d’autres cultures, d’autres peuples. Le vocabulaire technique de la montagne est parfois un peu trop présent mais tant pis, on passe. L’essentiel est ailleurs…

L’année dernière, j’ai lu On a roulé sur la Terre, récit du précédent voyage de Sylvain Tesson et Alexandre Poussin autour du monde à vélo, mais je crois que La marche dans le ciel m’a encore plus impressionnée. L’exploit physique et les conditions de vie sont vraiment incroyables. Ne traverse pas l’Himalaya qui veut !

Modestement, Monsieur et moi aimerions faire un trek -organisé, bien sûr !- au Bhoutan, au Népal ou au Ladak quand notre petite Oihane pourra partir en vacances chez ses grands-parents. Notre dernier voyage en Ouzbékistan et au Tadjikistan est loin et l’envie de partir nous trotte dans la tête. Mais il ne va pas falloir trop attendre car quand Mademoiselle va grandir, plus question de partir en vacances sans elle !

Ce livre faisait partie de ma liste pour le challenge Lire autour du monde organisé par Enna.

POUSSIN Alexandre, TESSON Sylvain, La marche dans le ciel : 5000 kilomètres à pied à travers l’Himalaya, Pocket, 2006.

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