Verte – Marie Desplechin et Magali Le Huche

Dans la famille de Verte -quel drôle de prénom !- on est sorcière de mère en fille. A onze ans, l’adolescente n’a que faire de cet héritage et aspire à une vie normale, comme celle de tous ses camarades de classe. Au grand désespoir de sa mère, elle s’intéresse aux garçons et ne présente aucun signe de sorcellerie. De là à penser que c’est une idiote ennuyeuse et prétentieuse, il n’y a qu’un pas qu’Ursule -oui, oui, vous avez bien lu, la mère s’appelle Ursule- franchit aisément ! Continuer la lecture de « Verte – Marie Desplechin et Magali Le Huche »

Journal d’un dégonflé 1 : Carnet de bord de Greg – Jeff Kinney – Lu par Fabien Briche

Greg Heffley, 12 ans, se voit offrir par sa mère un journal intime : « Si elle croit que je vais écrire là-dedans ce que je ressens ou je ne sais trop quoi, elle se fourre le doigt dans l’œil. » Greg n’étant pas à une contradiction près, il fait tout le contraire de ce qu’il affirme. Le jeune garçon raconte donc, par écrit mais dans un style très proche de l’oral, sa première année de collège et confie ses mésaventures sur un ton décalé qui fait fureur depuis un moment déjà auprès des jeunes lecteurs.

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Hugo de la nuit – Bertrand Santini

Quelle étrange première de couverture ! Du jaune et du noir. Les couleurs du roman policier. Un petit garçon, les écouteurs aux oreilles. Face à lui, un personnage qui semble porter une tenue d’une autre époque. Nous sommes en pleine nature, une nature sombre, hostile peut être, dans laquelle règnent chouettes, insectes et autres animaux nocturnes. Sur les côtés, des arbres. Au sol, des fougères et des champignons. Le chandelier, la tête de mort et la main qui semble sortir des entrailles de la terre n’augurent rien de bon… Heureusement, la lampe de poche et surtout le ciel étoilé viennent apporter un peu de lumière dans ce décor presque théâtral qui a la forme d’une pierre tombale.

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Jacotte : 60 histoires à lire seul(e) ou accompagné(e) – Géraldine Collet et Estelle Billont-Spagnol

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Quel plaisir de découvrir les  histoires de Jacotte, une petite fille aux couettes orange qui n’a pas la langue dans sa poche. En vrai, elle s’appelle Jacqueline mais comme elle n’a pas envie de porter toute sa vie un prénom qu’elle n’a pas choisi, elle a décidé qu’on l’appellerait Jacotte.

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Le Roman de Renart : Les jambons d’Ysengrin – Mathis et Martin

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Le roman de Renart est un ensemble de récits animaliers écrits par plusieurs auteurs au Moyen-Age et dont le héros est un goupil nommé Renart. C’est de là que provient le mot renard (avec un « d » cette fois-ci) qui a remplacé celui de goupil dans notre langue. C’est dire sa renommée !

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Jonas le requin mécanique – Bertrand Santini

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Cette première de couverture ne vous rappelle rien ? A la place des nuages, imaginez la mer. Enlevez le manchot et remplacez le par une belle femme nageant le crawl. Vous aurez alors devant les yeux l’affiche des Dents de la mer, célèbre film de Steven Spielberg sorti au cinéma dans le milieu des années 1970. Quel rapport avec ce roman jeunesse, me direz-vous ? Lisez les lignes qui suivent et vous le saurez !

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Le journal de Gurty : Vacances en Provence – Bertrand Santini

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Gurty, le narrateur de ce roman jeunesse, est une chienne. Quand elle était petite, elle pensait qu’elle s’appelait « Arrête » parce que son maître lui criait tout le temps « Arrête ! ».

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Super Louis et l’île aux 40 crânes – Florence Hinckel

Le jour, Louis a un existence des plus banales. Il est secrétement amoureux de Vanessa, adore le Nutella et se fait parfois embêter par Brutus et sa bande. La nuit, le jeune garçon enfile son costume de super-héros et combat les méchants. Pas un seul ne lui résiste !

Tout se complique lorsque Louis, Brutus et Vanessa se font enlever par Nubuck le gangster et se retrouvent prisonniers sur l’île aux 40 crânes, le royaume de Balafre-à-Dents-d’Or.

L’aventure, l’humour et la fantaisie sont au rendez-vous dans ce petit roman jeunesse. Louis, Vanessa et Brutus ne vont pas avoir d’autre choix que de se serrer les coudes pour faire face à la terrible épreuve à laquelle ils sont confrontés.

Les illustrations d’Anne Montel qui permettent de faire une pause de temps en temps dans le texte ne manqueront pas de plaire aux jeunes lecteurs. Elles contribuent d’ailleurs à l’humour tout comme les fiches du guide de survie du super-héros et les quelques jeux de mots.

Derrière cet humour, sa cache de la sensibilité. On comprend que le père de Louis, qui était pompier, est décédé lors d’une intervention. Les fréquentes transformations du jeune garçon en super-héros ne sont donc peut être pas tout à fait anodines. Les valeurs véhiculées dans le roman (solidarité, amitié, persévérance) sont également intéressantes.

Même si ce titre n’est pas mon préféré de la collection Pépix -il est sans doute un peu trop fantaisiste pour moi- Super Louis et l’île aux 40 crânes est un roman que je recommande vivement pour les enfants de fin de primaire ou de début de collège.

HINCKEL, Florence, Super Louis et l’île aux 40 crânes, Sarbacane, 2014.

Il était 2 fois dans l’Ouest

Mes élèves me demandent souvent des romans qui font rire et où il y a de l’action. L’humour et l’aventure sont justement les deux principales caractéristiques de la collection Pépix des éditions Sarbacane. Après L’ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet et La drôle d’évasion de Séverine Vidal je poursuis donc ma découverte de cette collection avec un autre titre de Séverine Vidal.

La mère de Luna est maquilleuse pour le cinéma. Elle vient d’obtenir un contrat pour un tournage en Arizona et, comme elle est en vacances, Luna l’accompagne pour un mois. Beaucoup d’enfants auraient sauté de joie à sa place mais Luna, elle, préférerait aller chez ses grands-parents puis chez son amie comme tous les ans. Elle a peur de rester enfermée dans la caravane à attendre sa mère. Elle ne se doute pas que c’est tout le contraire qui l’attend.

Dès son arrivée à Momument Valley, elle fait la connaissance de Josh, un jeune indien navajo de son âge. A ses côtés, elle découvre les croyances indiennes, les animaux sauvages et dangereux, un vieux cow-boy aussi fou que cruel et… l’amour !

Luna et Josh se retrouvent seuls en danger au plein coeur du territoire indien. Le milieu est hostile, il fait nuit, ils n’ont aucun moyen d’appeler au secours et ne savent pas comment se sortir de la situation catastrophique dans laquelle ils sont tombés. Heureusement, leur persévérance et leur sens de l’humour vont les aider.

Autour d’eux, gravitent de nombreux personnages secondaires comme la mère de Luna, le frère de Josh, le réalisateur du film ou Odette, la poule en peluche de Luna. L’ensemble est plein de peps et on ne s’ennuie pas un seul instant.

Une des élèves à qui je l’ai conseillé a couru après moi à deux reprises pour me dire qu’elle adorait. Pourtant, elle voulait un livre rapide à lire pour son travail de français et m’a dit ne pas aimer lire. Maintenant, elle vient tous les jours ou presque pour me demander si celui qui a emprunté La drôle d’évasion l’a rendu !

VIDAL Séverine, Il était 2 fois dans l’Ouest, Sarbacane, 2015.

La drôle d’évasion – Séverine Vidal

Cela fait des semaines que Zach, 9 ans, prépare son coup. D’abord, il a fallu qu’il s’arrange pour que ses parents décident de partir en vacances à San Francisco. Ensuite, il s’est débrouillé pour aller seul avec son père visiter la prison d’Alcatraz pendant que sa mère se rendait à la maison bleue de la chanson de Maxime Leforestier. Et maintenant, il doit tromper la vigilence paternelle pour rester seul sur l’île où se trouve la prison.

L’objectif de Zach : prouver que l’on peut s’évader d’Alactraz. Pour lui, Frank Morris et John et Clarence Angelin, les trois célèbres évadés de 1962, ne sont pas morts noyés en mer. Si on ne les a jamais retrouvés et qu’ils n’ont jamais donné signe de vie, c’est parce qu’ils se sont refaits une autre vie.

La drôle d’évasion est un roman d’aventure plein d’humour dans lequel on ne s’ennuie pas un seul instant. Le jeune Zach n’a pas sa langue dans sa poche et je suis prête à parier que plus d’un jeune lecteur pourra s’identifier à lui. Il est insouciant, intrépide et déterminé. Enfin, jusqu’à ce qu’il se retrouve seul la nuit dans une cellule sans sa couette Batman pour le protéger !

Des illustrations signées Marion Puech agrémentent le texte et lui donne un aspect encore plus vivant. Les personnages secondaires sont peu nombreux mais réussis. La père de Zach, passionné de jeux vidéos et tête en l’air, voire parfois irresponsable, m’a fait beaucoup rire. Quant aux trois prisonniers d’Alcatraz, il faut vraiment être inconscient du danger pour leur parler comme le fait Zach.

Voilà un roman farfelu que je ne manquerai pas de conseiller à mes petits sixièmes à la rentrée. Mon petit doigt me dit que c’est le livre idéal pour réconcilier certains enfants avec la lecture.

VIDAL, Séverine, La drôle d’évasion, Sarbacane, 2014.

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