Mentine 3 : Pas de cadeau – Jo Witek

« Marre de mes parents et de ceux de Johanna. Eux, ils avaient toujours de plus gros soucis que nous, les adolescents. Eux, ils avaient toujours le droit d’être fatigués, stressés, impatients, intolérants. Tout ce qu’ils vivaient était une priorité, c’était toujours plus sérieux, plus légitime que nos petits bobos débiles de jeunes ! J’en avais plus qu’assez des adultes et de leur montagne d’égoisme. Mon idée n’était pas seulement une solution au problème de mon amie, mais une résistance affichée à l’omnipotence des adultes !« . p. 127-128

Avec une bonne dose de mauvaise fois, Mentine essaie de justifier la très grosse bêtise qu’elle a commise. Mais quand elle doit donner des explications à ses parents, elle est nettement moins loquace et n’ose même pas lever la tête pour les regarder.

Encore une fois, Mentine est sévèrement punie : plus de téléphone portable, plus aucune sortie, plus de copine à la maison, pas de cadeau à Noël et une ambiance plombante dans l’appartement familial.

Fidèles à leurs habitudes, ses parents lui trouvent une punition intelligente qui lui permettra de vivre une belle leçon de vie. Elle passe ses vacances de Noël à faire du bénévolat pour les Restos du coeur.

Le troisième tome de Mentine est un vrai délice. Sur fond de guitare et de flamenco, c’est une belle histoire d’amitié qui nous est proposée. Jo Witek sait se renouveler et faire évoluer son héroïne si bien qu’on ne s’ennuie pas un seul instant. Le ton est frais et léger en apparence. Certains sujets propres à l’adolescence sont cependant abordés avec beaucoup de justesse ce qui fait que bon nombre de jeunes pourront s’identifier. Un série à recommander à tous les collégiens !

Retrouvez mon avis sur le tome un ici et sur le tome deux là.

WITEK, Jo, Mentine 3 : Pas de cadeau, Flammarion, 2016.

Mentine 2 : Cette fois c’est l’internat – Jo Witek

A peine refermé le premier tome de Mentine, j’ai enchaîné sur le deuxième. Moins de trois mois après la rentrée scolaire, l’adolescente se bat avec une de ses amies pour une histoire de garçon et de confiance trahie. Elle est immédiatement renvoyée de son collège et devient la risée de ses camarades qui découvrent qu’elle leurs a caché sa précocité intellectuelle.

Désespérée, Mentine acceptes la proposition de son père : intégrer un internat spécialisé pour les jeunes à très haut potentiel…. en Suisse ! Elle doit donc quitter le cocon familial et sa meilleure amie Johanna. Elle part pour ce nouvel établissement avec de gros à priori mais sera plutôt agréablement surprise.

On retrouve ici la Mentine à l’humour décapant qui fait le succès de cette série. Mal dans sa peau et souvent désagréable avec les autres, elle est cependant attachante car on voit bien qu’elle se bat avec ses propres émotions. Jo Witek est décidément douée pour se mettre dans la peau d’une adolescente. Il ne me reste plus qu’à enchaîner sur le troisième opus qui vient de sortir.

WITEK, Jo, Mentine 2 : Cette fois c’est l’internat, Flammarion, 2015.

Mentine 1 : Privée de réseau – Jo Witek

Cette fois, c’est trop ! En plus d’être insupportable à la maison, Mentine passe en 3ème avec seulement 9,5 de moyenne générale alors que c’est une élève intellectuellement précoce. Pour la punir, ses parents décident de l’envoyer dans le Larzac, chez un ami de la famille, pour les vacances.

Habituée à l’agitation de la vie parisienne, Mentine se retrouve dans un trou paumé avec pour seule compagnie les moutons de la bergerie de Raoul. Et en plus, son téléphone portable ne capte pas !

Rebelle, mal dans sa peau et à vif, l’adolescente décide de mener la vie dure à Raoul et à Éric, un ado un peu plus âgé qu’elle qui fait un stage à la bergerie et se destine à être éleveur. Le seul problème, c’est qu’elle tombe sur plus têtu qu’elle.

Privée de réseau est le premier titre de la série Mentine. On découvre une adolescente impertinente qui laisse tomber son masque au fil des pages. Elle aimerait être comme tout le monde et vit son haut potentiel intellectuel comme un handicap. Pour ne pas se faire traiter de « boulette », elle préfère cacher sa précocité et faire n’importe quoi en classe, ce qui n’est pas du tout du goût de ses parents. Dans le Larzac, elle découvre que le bonheur est possible même si la vie n’est pas facile tous les jours.

Le ton est frais, léger. L’humour est au rendez-vous. Et on tourne les pages les unes après les autres avec beaucoup de plaisir. Un roman à découvrir dès la 6ème !

WITEK, Jo, Mentine 1 : Privée de réseau, Flammarion, 2015.

%d blogueurs aiment cette page :