Les équinoxes – Pedrosa

Chaque être humain a en lui une part d’ombre et une autre de lumière. Les doutes, les incertitudes sont inhérents à la vie et trouver l’équilibre n’est pas simple.

Les personnages des équinoxes ne font pas exception. Complètement différents les uns des autres, ils se cherchent tous. La vie, le parcours de chacun d’entre eux sont l’ocasion d’autant de digressions. On découvre alors des monologue intérieurs, des moments de doute, de désarroi ou de désespoir.

De la douceur et de l’humanité se dégagent cependant de l’ensemble. Les équinoxes n’est pas une bande dessinée sombre. Au contraire, c’est un subtil équilibre entre le jour et la nuit que nous propose Cyril Pedrosa.

Du point de vue graphique, c’est une vraie réussite. J’ai retrouvé le trait que j’avais déjà apprécié dans Portugal. Le dessin ne suffisant pas toujours, quelques pages d’écriture pure viennent compléter le propos.

Véritable roman graphique de plus de 300 pages, Les équinoxes se déguste. Il est même nécessaire d’y revenir plusieurs fois pour tout saisir car l’enchevêtrement des tranches de vie fait que l’on s’y perd un peu à la première lecture et le propos est multiple.

C’est un vrai régal de découvrir tous ces personnages dont certains sont particulièrement attachants. Le temps qui passe, les désillusions, l’amour, l’amitié, l’engagement :  les sujets traités sont nombreux. Comment alors ne pas se retrouver dans ce merveilleux récit choral introspectif ?

PEDROSA, Cyril, Les équinoxes, Dupuis, 2015.

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