L’empereur à pied – Charif Majdalani

Dans les montagnes libanaises, en plein cœur du XIXème siècle, Khanjar Jbeili arrive de nulle part en compagnie de ses deux fils. Il s’installe dans un endroit escarpé, difficilement accessible, mais réussit à faire fructifier la terre en s’entourant d’hommes qui travaillent durement. A force de courage et de mystère, celui que les habitants surnomment l’empereur à pied, se forge une solide réputation et devient une véritable légende. Il impose également une règle terrible à sa descendance : seuls les aînés se marieront et auront des enfants. Les cadets ne pourront qu’apporter leur aide aux affaires familiales. Ou vivre leur vie en dehors du clan Jbeili… Continuer la lecture de « L’empereur à pied – Charif Majdalani »

« Valse avec Bachir » d’Ari Folman

Résumé :

« N’ayant aucun souvenir de son expérience lors de la première guerre du Liban au début des années 80, Ari Folman décide de partir à la rencontre de ses anciens camarades de guerre maintenant éparpillés dans le monde entier. Au fur et à mesure des ses rencontres, Ari plonge dans le mystère et sa mémoire commence à être parasitée par des images de plus en plus surréalistes…« .

J’ai commencé à regarder ce film un soir où j’étais fatiguée et je me suis endormie devant… Le lendemain, je me suis dit « quand même, la première partie était un peu lente mais j’aimerais bien voir la fin ». Et là j’ai vraiment accroché. Au final, Valse avec Bachir est donc un bon film qui mérite d’être vu. Il a pour cadre la première guerre du Liban, guerre dont je n’ai aucun souvenir puisque j’étais très jeune enfant à l’époque…  Pour moi, le massacre de Sabra et Chatila dont il est question dans tout le film et surtout à la fin, restait quelque chose de très flou. Maintenant, c’est on ne peut plus clair ! Merci les bonus qui expliquent bien tout le contexte. 

Le choix du film d’animation est, de mon point de vue, très judicieux. Il rend le film plus supportable et les couleurs et les images retranscrivent bien ce qui se passe dans la tête du personnage principal (ses souvenirs, ses doutes, etc.). A la fin, les images d’archives qui arrivent de manière soudaine rendent l’horreur plus réelle.

Valse avec Bachir est un film qui fait réfléchir sur ce qui s’est passé au Liban mais aussi sur la guerre en général. Cette histoire pourrait être racontée quasi à l’identique au sujet du Vietnam, de l’Algérie, de l’Irak, etc.

Merci à Suzanne de Chez les filles et aux Éditions Montparnasse pour l’envoi gratuit.

Lire les avis d’Ori, de Cathe, d’Alain, de Kathel et de Thaïs.

« De Niro’s Game » de Rawi Hage

Liban, début des années 80 : la guerre fait rage. Chrétiens, juifs, syriens et palestiniens s’entretuent et les bombes pleuvent sur la capitale, Beyrouth. Les murs des maisons sont troués, l’électricité et l’eau manquent, la vie est rythmée par les deuils et les aller-retours dans les abris sous-terrains.

Bassam, le narrateur, et son ami d’enfance, Georges, ont grandi avec cette guerre. Âgés d’à peine 20 ans, ils sont paumés, vivent de petits boulots, passent leur temps à fumer, à se balader en motos et à commettre quelques menus larcins entre deux soirées bien arrosées.

Petit à petit, tout s’aggrave : Georges s’engage dans la milice chrétienne tandis que Bassam rêve de partir pour Rome. Les deux amis commettent des crimes et délits de plus en plus graves, fréquentent des gens pas toujours recommandables, et s’éloignent l’un de l’autre sans vraiment s’en rendre compte. Ils sont pris dans un engrenage dont ils ne maîtrisent pas grand chose…

                                                    

Voilà un livre que je n’aurais sans doute jamais lu si Violaine de Chez les filles et les éditions Denoël ne me l’avait pas proposé gratuitement. Merci à eux !

Alors, bilan de cette lecture ?

J’ai aimé l’histoire et surtout le personnage de Bassam qui cache ses sentiments derrière une froideur et une distance vis à vis des évènements qui font un peu peur… J’avais parfois envie de le secouer pour lui dire : » mais parle au lieu de rester aussi indifférent face à ta copine et si peu compatissant vis à vis de la souffrance de ta mère ».

J’ai aimé aussi l’amitié entre les deux garçons. Même si une certaine distance se crée petit à petit, on sent que les liens sont forts, que c’est une VRAIE amitié.

Certaines scènes sont parfois difficiles (mais pas insoutenables…) et il se dégage de ce roman une ambiance glauque, une misère et un pessimisme que je n’apprécie guère en général, ce qui m’a empêché d’apprécier pleinement ce livre. Je dois reconnaître quand même, que pour un premier roman, c’est une réussite !

Une dernière remarque pour terminer : les monologues et les délires sans fin du narrateur m’ont gênée au point de devoir relire certaines phrases à rallonge. Certes, ces passages ne sont pas très fréquents et le reste du temps, le rythme est plutôt saccadé et les phrases courtes, mais je déteste devoir relire car je n’ai rien compris.

Lire l’avis de Laurent, Cathulu, Kathel, et Tamara. Ils ont tous apprécié ce roman et certains d’entre eux l’ont même adoré !

HAGE, Rawi, De Niro’s Game, Denoêl, 2008.

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