Aux petits mots les grands remèdes – Michaël Uras

4040870125Un livre qui parle des livres attire immanquablement les passionnés de lecture. Mais ces lecteurs là sont également les plus exigeants. L’auteur a donc pris des risques en s’attaquant à un tel sujet. J’avais envie de découvrir ce roman tout en redoutant le pire. Au final, j’ai bien fait de suivre les conseils de Stephie.

Continuer la lecture de « Aux petits mots les grands remèdes – Michaël Uras »

Comme neige – Colombe Boncenne

comme neige colombe boncenne

Lors d’une excursion dans le petit bourg de campagne de Crux-la-Ville, Constantin Caillaud découvre par hasard à la maison de la presse un livre d’Émilien Petit, un écrivain qu’il apprécie tout particulièrement et dont il pensait avoir tout lu. Le roman se trouve dans une vieille caisse contenant des livres neufs soldés à 2€. Le soir même, cet expert-comptable d’une imprimerie parisienne dévore Neige noire dans sa chambre d’hôtel et retrouve avec bonheur la plume et les personnages qu’il aime tant. Continuer la lecture de « Comme neige – Colombe Boncenne »

L’heure des bilans a sonné

Nous sommes le 31 décembre et l’heure des bilans a sonné. Voici donc les livres qui ont marqué mon année 2014. Un petit clic sur la couverture et vous pourrez lire le billet complet.

Dans la catégorie « les livres qui me parlent » :

Dans la catégorie « Je me suis pris une claque » :

Dans la catégorie « Ces livres qui font du bien » :

Dans la catégorie « Ils me font courir plus vite quand je les écoute en faisant mon footing » :

Dans la catégorie « Je les ai fait découvrir à mes élèves et ils ont adoré » :

 

Dans la catégorie « ces romans jeunesse dont on n’a pas assez entendu parler » :

Dans la catégorie « je suis impatiente de découvrir la suite » :

Dans la catégorie « soif d’aventures » :

Dans la catégorie « je devrais lire plus souvent des BD » :

Dans la catégorie « auteurs au talent formidable » :

Dans la catégorie « album magnifique » :

 

La fille qui n’aimait pas les fins – Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac

Maya adore lire. Mais elle dévore les livres tellement vite que sa mère ne peut pas lui en acheter tout le temps. Cette dernière décide donc de l’inscrire à la bibliothèque, ce qui n’est pas du tout du goût de Maya. Ce qu’elle veut, elle, c’est posséder des romans et les accumuler sur les rayonnages de sa bibliothèque. Même si elle ne les lit jamais jusqu’au bout ! En effet, Maya n’aime pas les fins alors elle laisser un marque page lorsqu’elle sent que l’intrigue va se résoudre. Surprenant, non ? Maya est également signopaginophile : elle collectionne les marque-pages. Elle en a au moins autant que de livres.

A la bibliothèque, la jeune fille fait la connaissance de Manuelo, un vieux monsieur très sympathique qui partage sa passion pour la lecture. Assez vite, elle s’aperçoit qu’il lui cache des choses. Elle découvre par exemple qu’il est écrivain. Pourquoi ne lui a t-il rien dit ? Maya n’est pas au bout de ses surprises.

Un des thèmes principaux de La fille qui n’aimait pas les fins est l’amour de la lecture. Certains lecteurs se retrouveront sans doute à travers le personnage de Maya. Ce passage m’a par exemple beaucoup parlé : « Comment fait-elle pour vivre sans la compagnie des livres ? C’est vrai que moi j’ai grandi avec, que j’ai même poussé entre eux, au milieu d’eux, dans un joyeux fouillis de manuscrits. Les plus beaux souvenirs que je garderai à jamais de lui sont ceux de nos lectures, moments privilégiés entre tous, où, encore petit, je me blottissais le soir contre lui, me suspendant à sa voix grave et mélodieuse. Plus tard nous avons pris l’habitude de lire, à tour de rôle, les extraits de nos livres préférés« . p. 174

Il est aussi question dans ce livre de deuil (Maya a perdu son père et vit avec sa mère et son beau-père), d’amitié, de secret de famille et de relations familiales. L’ensemble est agréable à lire, notamment grâce à Maya, cette petite fille attachante qui grandit et approche peu à peu de l’adolescence. 

HASSAN, Yaël, RADENAC, Matt7ieu, La fille qui n’aimait pas les fins, Syros, 2013.

La liseuse – Paul Fournel

Robert Dubois est un vieil éditeur confronté, comme tous ses confrères, aux difficultés économiques. Il croule sous les manuscrits et sait très bien que ce ne sont pas les meilleurs romans qui sont les plus vendus… Cela ne l’empêche pas de prendre parfois des risques et de donner une chance aux livres qui lui plaisent.

« -J’ai les chiffres. On est mal.

-Plus que d’habitude ?

-Regardez les retours. C’est le déluge. On envoie dix camions de livres le matin sur les routes de France et on en reprend six et demi le soir. ça a quel sens ?

-Une bonne partie du travail de l’édition consiste à brûler du gazole. Tu es au courant, depuis le temps… » p. 39

Un jour, une jeune stagiaire apporte à Robert une liseuse. Il regarde ce nouvel objet un peu comme un ovni et apprend à l’apprivoiser. Si cette séparation entre le texte et le papier n’est pas vraiment de son goût, il faut bien pourtant qu’il suive les évolutions de son métier. Une bande de jeunes pleins d’énergie est là pour l’aider, heureusement !

Liseuse ? Pas liseuse ? A l’issue de cette lecture, je ne suis toujours pas décidée. Je m’en doutais ! Véro -que je remercie pour ce livre voyageur- m’avait prévenue. De toute façon, quelque soit mon choix, je sais que, comme ce vieil éditeur, je n’abandonnerai jamais totalement le papier…

L’amour des livres, c’est ce qui me paraît le plus important et c’est aussi le message que fait passer l’auteur à travers ce texte.

« Lorsque j’aurai terminé la lecture du dernier mot de la dernière phrase du dernier livre, je tournerai la dernière page et je déciderai seul si la vie devant moi vaut encore la peine d’être lue« .  p. 217

Une lecture plaisante dans laquelle se reconnaîtront certainement ceux pour qui lire rime avec vivre. Un petit bémol tout de même : l’histoire est un peu trop légère. J’aurais aimé une intrigue un peu plus consistante mais cela ne ml’empêche pas de vous recommander ce livre !

Les avis d’Antigone, de Keisha, d’Aifelle, de Véro, de Cathulu et d’Hélène

FOURNEL, Paul, La liseuse, P.O.L, 2012.

« La grand-mère de Jade » de Frédérique Deghelt

Mamoune, la grand-mère de Jade vit seule dans sa maison, en Haute-Savoie, depuis le décès de son mari. Comme beaucoup de personnes âgées, un jour, elle tombe et reste sur le sol pendant plusieurs heures. C’est le signal d’alarme : ses filles décident de la placer en maison de retraite. Sur un coup de tête, Jade va la chercher et l’emmène vivre avec elle à Paris. Elles fait peu à peu connaissance avec cette grand-mère qu’elle croyait pourtant bien connaître. Elle apprend par exemple qu’elle était une lectrice cachée, une amoureuse des livres, alors que Jade ne l’a jamais vu lire autre chose que La Bible. Mamoune lui propose même de relire ce roman qu’elle a envoyé à de nombreux éditeurs, sans succès, et de lui faire des suggestions pour l’améliorer. Jade retrouve peu à peu la joie de vivre qu’elle avait perdue depuis quelques temps et se met à corriger son manuscrit. Cette « collocation » est bénéfique aussi pour Mamoune qui vit une sorte de seconde jeunesse.

Ce roman, j’ai commencé par le dévorer puis, je me suis lassée : trop de bons sentiments, un bonheur trop parfait pour être vrai. J’avais envie de noter des passages mais je ne l’ai pas fait parce que toute cette histoire m’énervait. Comme si Mamoune était une fée capable de faire surgir le bonheur d’un coup de baguette magique ! Si c’était aussi simple…

Pourtant, j’ai continué ma lecture sans pouvoir m’arrêter. Les pensées intimes de Jade et de sa grand-mère me parlaient et m’agaçaient à la fois. Bizarre comme sentiment. J’ai encore beaucoup de mal à l’expliquer…

Et puis, les cinq dernières pages sont arrivées et là, je ne m’y attendais pas du tout. J’ai repensé à tous ce que j’avais ressenti tout au long de cette lecture et j’ai vu les choses différemment… D’un coup, tous les reproches que l’on peut faire au textes s’expliquent. Je dois dire que Frédérique Deghelt est très forte. Je suis épaté…

Véro, Anne, Choco, Leiloona, BelleSahi, Val, Laure, Clarabel, Cuné, vous êtes nombreux à avoir lu et à avoir aimé La grand-mère de Jade.

DEGHELT, Frédérique, La grand-mère de Jade, Actes Sud, 2009.

Premier abandon depuis très longtemps…

Comme beaucoup de blogueurs, j’ai reçu récemment ce livre. Merci les Presses de la Cité et Chez les filles !

Quatrième de couverture :

« Milanaise
    romantique, Emma décide de changer radicalement de vie en ouvrant une librairie de quartier baptisée Rêves&Sortilèges.

Le
charme et l’originalité de sa boutique résident dans sa spécialité :
les livres consacrés à l’amour. Emma, qui semble s’être résignée au
célibat depuis son divorce, n’a pas son pareil pour dénicher l’ouvrage
qui aidera un client perdu sur la carte du Tendre.
C’est évidemment par
l’intermédiaire d’un livre qu’Emma retrouvera Federico, son grand amour
de jeunesse. Alors qu’ils ne se sont pas vus depuis trente ans, tout se
passe comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Si ce n’est que Federico
vit à présent à New York, où il est architecte, marié et père d’une
adolescente. Malgré tout, Federico et Emma entament une relation
épistolaire, après avoir ouvert chacun une boîte postale dont ils sont
les seuls à connaître l’existence…
Dans ce roman hors normes, Paola
Calvetti rend un vibrant hommage au pouvoir des mots et de la
littérature. A lire pour rêver, les yeux ouverts, à toutes les
possibilités de l’amour. »

 

C’est très rare que j’abandonne un livre, mais hier soir, j’ai laissé tomber au bout de 80 pages. En ce moment, new baby oblige, j’ai beaucoup moins le temps de lire alors j’ai préféré ne pas insister.

Impossible de rentrer dans l’histoire ! L’écriture n’est pas géniale (mais c’est une traduction alors difficile de se faire un avis à ce sujet), les multiples digressions de Federico sur l’architecture m’ont vraiment ennuyée et j’ai trouvé  que les nombreux romans cités par Emma faisaient un peu catalogue. Peut-être que c’est parce que je n’ai même pas lu le tiers de tous ces livres… Et puis, l’histoire d’amour entre les deux quinquagénaires manque d’action à mon goût !

Les billets de Virginie, Brize, Aifelle, Pom’, LaelCuné. Les avis sont très contrastés, à vous de vous faire le votre ! J’espère ne pas avoir découragé ceux qui ne l’ont pas encore lu !

CALVETTI Paola, L’amour est à la lettre A, Presses de la cité, 2009.

« A contretemps » de Jean-Philippe Blondel

Son bac en poche, Hugo part vivre à Paris pour suivre des études de lettres modernes à la Sorbonne. Sa mère lui trouve une chambre chez Jean Debat, un homme seul, peu communicatif et souvent absent. Les premiers temps sont difficiles pour Hugo mais il finit par trouver un job dans un bar et par nouer quelques contacts. Il se lie d’amitié avec une libraire charmante qui lui prête un jour un livre de Pascal Cami. Hugo est littéralement happé par ce roman.

Lorsque Jean Debat découvre par hasard le texte dans son salon, il entre dans une colère monstrueuse. Hugo découvre vite que Pascal Cami et son logeur ne font qu’un. S’en suit une grande histoire d’amitié entre les deux hommes, une amitié basée sur l’amour des livres et de la littérature. Jean livre son expérience de l’écriture et du monde l’édition au jeune étudiant qui n’en perd pas une miette.

Quand on aime un auteur et qu’on a lu tous ses romans, on attend son prochain livre avec impatience. Trop peut-être… Et on place la barre tellement haut qu’on risque d’être déçu. Alors, oui, A contretemps est un bon roman, bien écrit, avec des personnages sensibles en proie au doute et au questionnement mais voilà, je n’ai pas accroché plus que ça. Je suis restée un peu en dehors de l’histoire. Rien à voir avec ma lecture de This is not a love song par exemple. C’est pas grave, ça ne m’empêchera pas de lire le prochain JPB avec autant d’empressement que pour celui-ci !

Un extrait :
« pour supporter toute la longueur de cette vie, il faut des filets de sécurité. Pas un, pas deux, mais dix, vingt, cent. Un emploi, un amour plus grand que les autres, des enfants, des livres, des musiques, des films, des tableaux, tout ce qu’on peut raccrocher à l’idée de continuer le chemin. Tout ce qui fait qu’on ne se lève pas un matin avec l’envie de se tirer une balle dans la tête. Des raisons de vivre« . p.126

Lire les avis de Julie, Clarabel, Laure et Amanda.

Merci Clarabel !

BLONDEL, Jean-Philippe, A contretemps, Robert Laffont, 2009.

Vent de panique à Buckingham Palace !

Il a suffit d’un pur moment de hasard pour que la Reine d’Angleterre se découvre soudainement une passion dévorante pour la lecture. Et ce n’est pas du tout du goût de son entourage… Imaginez, une Reine qui expédie les cérémonies officielles au plus vite et qui boude tous ses devoirs pour passer des heures entières à dévorer des livres ! La maison Windsor ne sait plus où donner de la tête ni comment faire pour rattraper le coup quand la reine pète un plomb. Car oui, on peut le dire, la Reine n’est plus du tout la même et c’est bien ennuyeux dans une maison où les protocoles ont l’habitude d’être respectés à la lettre depuis des années et des années.

Voilà un roman sans prétentions, léger et drôle. J’ai entendu ici ou là quelques critiques très élogieuses et je m’attendais à rire beaucoup plus que ça mais j’ai quand même passé un moment très distrayant. ça change un peu des lectures « sérieuses » et avoir le sourire aux lèvres n’a jamais fait de mal à personne !

A signaler tout de même : La Reine des lectrices n’est pas fait pour ceux qui ont une LAL ou une PAL très importante : les références littéraires sont très nombreuses !

Quelques extraits :

« Le choix de La Poursuite de l’amour se révéla particulièrement judicieux et à sa manière décisif. Si Sa Majesté était encore tombée sur un ouvrage ennuyeux […] elle aurait fort bien pu renoncer définitivement à la lecture, novice comme elle était dans cet art. » p.22

« Elle découvrit également que chaque livre l’entraînait vers d’autres livres, que les portes ne cessaient de s’ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n’étaient pas assez longues pour lire autant qu’elle l’aurait voulu. » p.33

« Il lisait pour son seul plaisir, non pour accroître ses connaissances -même si cet accroissement participait de son plaisir, il en avait bien conscience. » p. 46

« On cherche dans un livre la confirmation de ses propre convictions. » p. 166

Les avis d’Amanda Meyre, Clarabel, Cathulu, Ys, Lou et Émeraude.

BENNETT, Alan, La Reine des lectrices, Denoël & D’ailleurs, 2009. Traduit de l’anglais pas Pierre Ménard.

%d blogueurs aiment cette page :