Le loup en slip se les gèle méchamment – Lupano, Itoïz et Cauuet

Un loup, ça fait peur. Mais un loup en slip, c’est tout de suite plus inoffensif ! Wilfrid Lupano se sert de cette idée absolument géniale de Mayana Itoïz pour se jouer de nos frayeurs. Dans le premier tome, intitulé Le loup en slip, il s’attaquait au commerce de le peur et à l’absurdité du comportement des habitants de la forêt vis à vis d’un animal qui les effraie uniquement parce qu’ils ne le connaissent pas.

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Un mot, une photo #2 : peur

Cette semaine, le thème d’AmeGraphique, l’atelier photo proposé par Sabeli du blog Le petit carré jaune est PEUR. Quel rapport entre cette photo et la peur, me direz-vous ?

Et bien sachez, chers lecteurs, que cette jolie lampe est la gardienne des ombres de la nuit de ma fille. Sans elle, impossible de s’endormir. Elle n’est pas dans la chambre car Mademoiselle ne pourrait pas dormir mais juste à l’entrée. Et attention à ne pas trop ouvrir ou trop fermer la porte !

Cela n’empêche malheureusement pas notre Miss de se réveiller certaines nuits complètement effrayée. Est-ce que ces cauchemars ressemblent à cela ?

Pour la petite histoire, ces photos ont été prises en 2010 à la médiathèque de La Rochelle lors de l’exposition Rendez-vous contes conçue par l’auteur et illustrateur François Place.

La petite fille en rouge – Roberto Innocenti

« Approchez, les enfants, que je vous raconte une histoire. » Tels sont les premiers mots de cet album qui nous propose de suivre les aventures de Sophia, une petite fille en robe rose et manteau à capuche rouge qui habite dans une forêt un peu particulière.

Dans cette forêt, les arbres ont laissé la place au béton, aux immeubles, aux voitures, à la foule. La pollution sonore et visuelle agresse tout de suite le lecteur. Des hommes dorment par terre, le sol est jonché de détritus, les murs recouverts de tags. Le dessin fourmille de détails et après plusieurs lectures, on découvre encore des choses. Sophia, elle, semble habituée à cette forêt. Elle est même attirée par les miroirs aux alouettes que proposent les publicités et les magasins.

Sa grand-mère n’étant pas très en forme, la petite fille remplit son sac de biscuits, de miel et d’oranges pour aller lui rendre visite à l’autre bout de la ville. Sa maman lui recommande de ne pas s’écarter de son chemin, un conseil que Sophia suit scrupuleusement jusqu’à cet endroit que tout le monde appelle « The Wood », le centre commercial. Attirée par une vitrine, elle perd sa route et se trompe de sortie. Dans une ruelle déserte, elle est prise au piège par des chacals. Un chasseur qui connaît la forêt comme sa poche vole à son secours. Sophia ne se méfie pas de ce redoutable carnassier…

Vous l’aurez compris, La petite fille en rouge est une réécriture moderne du Petit Chaperon Rouge. Roberto Innocenti transpose le conte dans l’univers de la ville, un univers tout aussi féroce, voire même plus, que celui de l’histoire d’origine. Les tentations sont nombreuses, la richesse ne voit même pas la misère qui est à ses pieds et les loups cachent bien leur jeu. Comment ne pas se faire avoir quand on vit dans un tel univers ?

Le dénouement laisse une place à l’espoir puisque la tricoteuse, cette vieille dame qui raconte l’histoire, propose une fin heureuse aux enfants après les avoir fait pleurer. Et oui, les histoires sont magiques, elles peuvent avoir plusieurs fins ! Et puis, ce qu’il y a de bien avec les livres, c’est que l’on peut jouer à se faire peur et apprendre des choses tout en étant en sécurité dans son canapé ou au fond de son lit.

Un excellent album à découvrir à partir de 8-9 ans et jusqu’à… 120 ans tant les interprétations du texte et des illustrations peuvent être variées.

Encore une fois, c’est Noukette et Jérôme qui m’ont fait découvrir ce livre.

INNOCENTI, Roberto, La petite fille en rouge, Gallimard jeunesse, 2013.

Faim de loup – Éric Pintus et Rémi saillard

Tel est prit qui croyait prendre pourrait être la morale de cette histoire qui met en scène un loup affamé.

La faim, c’est la faim, tu as faim.

Cette phrase rythme la première partie. Le malheureux loup qui cherche à manger finit par tomber dans une fosse très profonde, un piège tendu par les hommes. Il n’a aucun moyen de s’en sortir quand un bruit de pas se fait entendre. Est-ce un enfant ? Non, c’est un lapin arrogant qui profite de sa position de supériorité, bien en sécurité sur le bord de la fosse.

Aberration de la nature, Béni-oui-oui, Cérumen tout baveux, Dégonflé du cerveau, etc.

Une pluie d’injure s’abat au rythme des lettres de l’alphabet sur le loup. Mais, retournement de situation, le lapin finit par tomber dans le trou et le lecteur frémit devant cette gueule géante et ces dents bien aiguisées. Ah, il fait moins le malin, le lapin !

Des couleurs oranges et marron, un loup au pelage noir bleuté, un texte très rythmé et plein d’humour, Faim de loup est un joli album qui permet au lecteur de se faire peur tout en étant en sécurité devant son livre.

PINTUS, Éric, SAILLARD Rémi, Faim de loup, Didier jeunesse, 2009.

Lulu et le loup bleu – Daniel Picouly et Frédéric Pillot

Elle me l’avait offert lors du swap littérature de jeunesse et je n’avais pas encore pris le temps de le lire. Hier soir, fatiguée et en panne de lecture depuis la rentrée, j’avais envie de quelque chose de rapide et sympa à lire. Lulu et le loup bleu s’y prêtait parfaitement et m’a redonné l’envie de bouquiner !

Dès les premières phrases, j’ai accroché :

« Lulu se promène dans la forêt joliette.

                           Elle se sent toute joyeuse et pimpette.

                          Car aujourd’hui : d’école, que nenni,

                     puisque c’est mercredi !« 

C’est l’histoire de Lulu vroumette, une petite tortue, qui rencontre un loup dans la forêt. Le pauvre loup est très malheureux car il ne fait peur à personne. Au contraire, tout le monde pouffe de rire quand il hurle ! Le loup a très peur de rater son examen et ne pas pouvoir rentrer chez ses parents à cause de ses problèmes de bégaiement. C’est sans compter sur l’aide de la gentille Lulu !

Une bien jolie histoire pleine de finesse, de poésie et d’humour. Les jeux sur les sonorités et sur les mots donnent beaucoup de vie au texte qui mériterait d’être lu à haute voix. Les illustrations, très colorées, sont magnifiques. Voilà un joli album que je mets de côté pour mon Oihane baby. Quand elle arrêtera de manger et de déchirer les livres, je pense que je lui ferai la collec’ car on retrouve Lulu dans plusieurs histoires. Si elles sont toutes aussi bien que celle là, je vais me régaler autant que ma fille !

PICOULY, Daniel, PILLOT, Frédéric, Lulu et le loup bleu, Magnard jeunesse, 2004.

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