Lulu femme nue – un film de Solveig Anspach

J’ai découvert la bande dessinée de Davodeau il y a un peu plus d’un an et demi et c’est avec beaucoup de curiosité que je suis allée voir le film qui en a été tiré.

Karin Viard est merveilleuse dans le rôle de Lulu, cette femme qui décide de s’offrir quelques jours rien que pour elle loin de son mari et de ses enfants, après un énième entretien d’embauche raté. Elle profite du moment présent, rencontre des gens avec qui elle n’aurait sans doute jamais osé parler auparavant et vit enfin pour elle. Elle ne s’appitoie pas sur son sort et le film ne s’attarde pas sur les raisons de son besoin de liberté. Ce qui compte, c’est l’instant.

J’avais été franchement déçue par le dénouement de la BD. je préfère de loin celui du film qui laisse la place à l’espoir, au bonheur, à la vie, la vraie. Je suis ressortie du cinéma le sourire aux lèvres et, quelques jours après, au moment où j’écris ce billet, je me souviens avec beaucoup de plaisir du jeu de Karin Viard.

Aifelle a beaucoup aimé elle aussi.

Lulu Femme Nue – Étienne Davodeau

 

Difficile de passer à côté de cette BD. On en entend parler partout sur la blogosphère et pourtant elle est sortie il y a un moment déjà…

A l’issu d’un énième entretien d’embauche raté, Lulu, la quarantaine, décide de partir sans prévenir personne. Pour combien de temps ? Elle ne sait pas. Mari, enfants et amis s’inquiètent et se demandent où elle est passée. Lulu n’a rien prémédité et ne sait pas où elle va aller. Elle se retrouve par hasard en bord de mer, fait divers rencontres et profite de ces moments de liberté sans aucun sentiment de culpabilité. Prendre le temps, vivre au gré de ses envies, profiter du moment présent, c’est un luxe pour cette mère de trois enfants et femme d’un macho qui ne fait rien à la maison et ne semble jamais prendre soin de sa femme. 

Les dessins d’Étienne Davodeau décrivent avec talent l’errance de Lulu, ses silences, ses questionnements. Les couleurs traduisent sa mélancolie mais aussi les questions de ses amis qui ne comprennent que progressivement sa disparition soudaine.

Si j’ai dévoré le premier tome qui nous offre de délicieuses tranches de vie, j’ai beaucoup moins apprécié le deuxième. Les personnages sont toujours terriblements humains, fragiles et attachants mais le dénouement m’a franchement déçue. ATTENTION SPOILER. Qu’une femme qui s’offre une longue échappée et apprend tellement sur la vie en si peu de temps retourne avec son c… de mari, franchement, ça me dégoûte. Faire la révolution pour renoncer ensuite à sa liberté, c’est vraiment dommage…

DAVODEAU, Étienne, Lulu Femme Nue : premier livre, Futuropolis, 2008.

DAVODEAU, Étienne, Lulu Femme Nue : second livre, Futuropolis, 2010.

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