Désorientale – Négar Djavadi

desorientaleAlors qu’elle attend, seule, dans la partie réservée à la procréation médicalement assistée de l’hôpital Cochin à Paris, Kimiâ repense à son pays d’origine, l’Iran. Là-bas, cette salle d’attente ressemblerait à un joyeux foutoir dans lequel tout le monde se parlerait. On n’hésiterait pas à manger ou à raconter sa vie à un inconnu. Grâce à des allers-retours entre passé et présent, Kimiâ revient sur son histoire familiale, permettant ainsi au lecteur de comprendre qui elle est et comment elle s’est construite.

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#Bleue – Florence Hinckel

indx« […] j’ai plusieurs bleus sur les bras et sur les cuisses […]. A mesure qu’ils disparaissent, j’ai le sentiment qu’ils pénètrent en moi. On ne les voit plus à l’extérieur car ils ont colonisé l’intérieur. La peau n’est plus bleue, c’est l’âme qui le devient. Je souffre tant que je deviens bleue de l’âme, sans que cela soit visible. Pour que cela se voie, il faudrait créer le mot-clé : #bleue. » p.200

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L’été des pas perdus – Rachel Hausfater

indexLe grand-père de Madeleine a de plus en plus de moments d’absence. Il oublie des choses, la confond avec sa tante disparue depuis longtemps, répète sans cesse des évènements du passé.

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Rue des boutiques obscures – Patrick Modiano

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Patrick Modiano fait partie de ces auteurs connus que je n’avais encore jamais lu. L’été est le moment idéal pour combler ce genre de « lacune » littéraire car j’ai du temps devant moi. Sur les conseils d’une amie, j’ai donc découvert Rue des boutiques obscures, sixième roman de l’auteur et prix Goncourt 1978.

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« Valse avec Bachir » d’Ari Folman

Résumé :

« N’ayant aucun souvenir de son expérience lors de la première guerre du Liban au début des années 80, Ari Folman décide de partir à la rencontre de ses anciens camarades de guerre maintenant éparpillés dans le monde entier. Au fur et à mesure des ses rencontres, Ari plonge dans le mystère et sa mémoire commence à être parasitée par des images de plus en plus surréalistes…« .

J’ai commencé à regarder ce film un soir où j’étais fatiguée et je me suis endormie devant… Le lendemain, je me suis dit « quand même, la première partie était un peu lente mais j’aimerais bien voir la fin ». Et là j’ai vraiment accroché. Au final, Valse avec Bachir est donc un bon film qui mérite d’être vu. Il a pour cadre la première guerre du Liban, guerre dont je n’ai aucun souvenir puisque j’étais très jeune enfant à l’époque…  Pour moi, le massacre de Sabra et Chatila dont il est question dans tout le film et surtout à la fin, restait quelque chose de très flou. Maintenant, c’est on ne peut plus clair ! Merci les bonus qui expliquent bien tout le contexte. 

Le choix du film d’animation est, de mon point de vue, très judicieux. Il rend le film plus supportable et les couleurs et les images retranscrivent bien ce qui se passe dans la tête du personnage principal (ses souvenirs, ses doutes, etc.). A la fin, les images d’archives qui arrivent de manière soudaine rendent l’horreur plus réelle.

Valse avec Bachir est un film qui fait réfléchir sur ce qui s’est passé au Liban mais aussi sur la guerre en général. Cette histoire pourrait être racontée quasi à l’identique au sujet du Vietnam, de l’Algérie, de l’Irak, etc.

Merci à Suzanne de Chez les filles et aux Éditions Montparnasse pour l’envoi gratuit.

Lire les avis d’Ori, de Cathe, d’Alain, de Kathel et de Thaïs.

La mémoire, le secret, l’oubli…

Franz-Georg n’a aucun souvenir de sa petite enfance, de tout ce qui s’est passé dans sa vie avant ses 5 ans. Le seul témoin de ce passé est son ours en peluche, Magnus, qu’il gardera à ses côtés tout au long de sa vie ou presque.

L’histoire se passe en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. Les parents de Franz-Georg sont nazis, son père est médecin dans un camp de concentration. Bien entendu, le jeune garçon ne comprend rien de tout cela au début mais au fur et à mesure qu’il grandit, il commence à ouvrir les yeux et à découvrir l’innommable…

Devenu adulte, il fait quelques découvertes sur ce passé qui le hante mais sa mémoire reste percée de nombreux trous…

                               

Voilà un roman dont je n’avais jamais entendu parler (honte à moi !). C’est Malice qui me l’a offert dans le cadre du swap Eternel féminin. Quelle bonne idée elle a eue !

Le secret, l’oubli, les failles de la mémoire, la quête d’une identité : tels sont les thème majeurs de ce roman. J’ai bien aimé ce héros écorché vif, incapable de se sentir bien dans sa vie car il a été trahi et ne sait pas d’où il vient.

L’écriture de Sylvie Germain est assez particulière. Elle nous livre l’histoire de Franz-Georg et de Magnus petit à petit, par fragments. C’est un peu comme un puzzle qu’on a hâte de terminer pour le voir dans sa globalité et lui donner du sens. Seul petit bémol : le texte est entrecoupé de citations, de poèmes et de biographies qui m’ont parfois gênée et dont je n’ai pas toujours bien compris le sens.

Lire les avis de Florinette, Bellesahi, Malice, Cathulu, Sylire qui proposent toutes des liens vers d’autres billets. Ce livre semble avoir fait le tour d’une bonne partie de la blogosphère !

GERMAIN, Sylvie, Magnus, Gallimard, Folio, 2007.

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