Échappée à la montagne

Aujourd’hui, je vous propose une petite balade à Saint-Lary Soulan, une charmante ville de montagne située dans les Pyrénées. C’est un endroit que j’aime autant l’été -on peut faire de nombreuses randonnées dans le secteur- que l’hiver. L’ambiance y est familiale, décontractée, vraiment sympa.

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Échappée entre mer et montagne, au Jaizkibel

A l’origine, ce blog à pour nom Échappées car j’avais l’intention de parler de tout ce qui me permet de m’évader du quotidien : la lecture bien entendu mais aussi le cinéma, la musique, les voyages ou les balades. Mais le temps passe vite et je m’aperçois que 99% de mes chroniques concernent la littérature. Je vais donc essayer de remédier à ça de temps en temps !

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4 jours sur le GR 10 # 4 : de Gourette à Arrens Marsous

Après la blessure de la veille, nous ne repartons qu’à deux pour l’ultime étape de notre petite escapade : Gourette – Arrens Marsous.

Le trajet nous paraît vraiment simple et surtout très court (environ 5h de marche) par rapport à celui de la veille.

A 1200 mètres d’altitude, surprise ! Nous rencontrons un névé recouvert de terre et d’herbe grillée. Les vaches passent dessous pour s’abriter à l’ombre. Je dois avouer que nous sommes restés assez perplexe devant ce mystère de la nature. Comment de la neige, située à une altitude aussi basse, n’a t-elle pas fondu ? Comment la végétation a pu pousser par dessus ? Si quelqu’un peut me donner une explication, ça m’intéresse !

Pour finir, quelques mots sur cette randonnée de quelques jours.

4 jours de marche, c’est peu ! Mais pour nous qui avons des obligations familiales, c’est déjà beaucoup. Lâcher l’ordinateur, le téléphone portable, vivre un peu à l’écart de l’agitation et de la civilisation permet de se ressourcer et de se retrouver soi même. En montagne, on regarde le paysage, on prend du recul sur beaucoup de choses et on retrouve l’essentiel. Mis à part ma fille, rien ne m’a manqué. J’avais emporté un seul livre, un livre audio. Je l’ai écouté les deux premiers soirs puis je l’ai laissé au fond de mon sac. Je préférais discuter puis dormir, l’esprit tranquille.

Je m’étais pas mal préparée physiquement avant de partir et je dois dire que j’étais plutôt en forme. Le dernier jour, seule avec Monsieur, je l’ai même suivi sans problème et je sentais que j’avais encore de la réserve. C’est agréable d’être en forme et de ne pas lutter tout le temps pour suivre le rythme !

Bref, tout cela pour dire que nous repartirons en montagne dès que possible, c’est certain. D’ailleurs, nous commençons déjà à faire des petites randonnées avec notre Miss. En vacances avec nous en Auvergne, elle a bien marché et le faible dénivelé était bien adapté à ses petites jambes d’enfant de cinq ans et demi. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’en grandissant, elle aime toujours autant ça !

4 jours sur le GR 10 #3 : de Gabas à Gourette

Gabas-Gourrette, c’est L’ÉTAPE que nous attendons depuis que nous avons programmé ces quatre jours de randonnée sur le GR 10. 9h de marche au minimum et 1800 mètres de dénivelé positif… A la clef, de superbes paysages.

Dès le début, ça commence mal. Un départ assez tardif (presque 8h) pour des raisons indépendantes de notre volonté. Puis, deux chemins se présentent à nous. Un assez vertigineux, la corniche de Alhas, et l’autre plus classique. L’un d’entre nous a le vertige, Nous décidons donc de nous séparer pour une trentaine de minutes. Sauf que le point de RDV n’est pas où nous le pensions. On s’attend un moment puis on se rend compte de l’erreur. Le temps de se retrouver, nous avons perdu 40 minutes.

La pause pique-nique dans la vallée du Soussouéou est la bienvenue. La vue est magnifique. En face de nous, le petit train d’artouste. Dans le ciel, un hélicoptère qui fait des rotations.

En milieu d’après-midi, le temps se couvre. Aux environs de 1900 mètres, les premiers névés apparaissent. Et là, ça ne rigole plus. L’eau coule en dessous, c’est dangereux, il ne reste plus qu’à rebrousser chemin pour trouver un moyen de traverser le torrent un peu plus bas. Les rochers sont glissants. Pour éviter de faire un triple axel, je préfère me déchausser !

Plus nous montons, plus nous rencontrons de névés. Le pierrier, en contrebas de la Hourquette d’Arre, n’est qu’un immense névé en dévers. Nous ne voyons pas à plus de 30 mètres. Pas de cairns, plus de chemin. Le GPS nous indique que le GR 10 est à moins de 50 mètres mais où ??? A l’aide d’un peu de logique et de beaucoup de chance, nous le retrouvons : ouf !

Après avoir perdu pas mal de temps, nous arrivons en haut de la Hourquette d’Arre (2465 mètres) à 17h. Théoriquement, il nous reste 2 heures de descente jusqu’à Gourette. C’est sans compter la tendinite de l’un des membres de notre trio. La douleur fait que nous avançons très très lentement. Nous sommes inquiets. Allons nous finir à la lampe frontale ? Il faut encore traverser des névés. Les batteries de nos deux téléphones portables nous lachent : impossible de prévenir de notre arrivée tardive ! Et pour combler le tout, le GPS tombe par terre. Il nous faudra 10 longues minutes pour le retrouver.

Nous mettons finalement 4 heures à descendre dans un brouillard impressionnant. Je ne fais plus aucune photo. On n’y voit rien et le coeur n’y est pas. Nous apercevons le lac d’Anglas au moment où nous passons juste à côté puis, les anciennes mines de fer et enfin Gourette. 21 heures : une garbure bien méritée, une douche et au dodo !

Et vous savez quoi ? Je ne regrette pas d’avoir vécu cette journée. Non, non, je ne suis pas folle. J’ai appris des choses sur moi, sur Monsieur, sur l’ami qui nous accompagnait et sur la montagne. Et puis, encore une fois, j’ai passé une journée dans un endroit de rêve (enfin, jusqu’au milieu de l’après-midi 🙂 !

4 jours sur le GR 10 # 2 : Le tour du Pic du midi d’Ossau

Du brouillard, de la pluie, du vent, du froid qui pique les mains : mais pourquoi j’ai décidé de faire de la rando pendant mes vacances ?????? Voici la vue, le matin du 2ème jour :

Nous faisons une petite infidélidé au GR 10 puisque nous le quittons pendant quelques heures pour faire le tour du pic du midi d’Ossau avant de rejoindre Gabas. Malheureusement, nous n’aurons pas la chance de voir l’Ossau, mauvais temps oblige.

 

En haut de ce pierrier, nous croisons une demoiselle en sandalettes ! Je pense qu’elle a du oublier son cerveau en cours de route…

Des bruits de cailloux au milieu du silence. Nous levons le nez. Des isards !

Petit à petit, on aperçoit un peu plus de lumière. Le soleil daignerait-il faire son apparition ?

21 km, 9h de marche, 1000 mètres de dénivelé positif, 2000 mètres de dénivelé négatif. Une belle étape, même si le soleil ne s’est levé que tardivement !

4 jours sur le GR 10 #1 : d’Etsaut au refuge d’Ayous

C’était fin juillet. 4 jours de rando sur le GR 10. Un vrai bonheur. Le premier jour, petite mise en jambe d’environ 5h30 entre Etsaut et le refuge d’Ayous, dans les Pyrénées Atlantiques.

Le chemin de la mature pour commencer. 1200 mètres de long, 4 mètres de large. Et 200 mètres plus bas, les gorges d’Enfer. Ce chemin a été cresé pour permettre aux boeufs de descendre des troncs d’arbres dans la vallée au XVIIIème siècle.

Un petit torrent à traverser, des iris sauvages, des chevaux….

… et en haut du col d’Ayous, le fameux Pic du midi d’Ossau. Malheureusement, le temps n’était pas vraiment de la partie !

Nous avons passé la nuit au refuge d’Ayous, un refuge de montagne « familial » vraiment propre et bien entretenu. Il a été rénové il y a une dizaine d’années et la cuisine y est délicieuse.

Pour ceux qui n’ont jamais dormi dans un tel refuge, on ne peut y accéder qu’à pied, on dort dans des couchettes alignées les unes à côté des autres, l’eau est gelée et parfois, il n’y a pas de douche. Quelle horreur, me direz vous ! Oui, mais l’ambiance y est souvent chaleureuse et surtout, ça permet de passer une bonne nuit de repos avant de partir à la découverte de nouveaux paysages. Des paysages qui se méritent et qu’on ne pourrait pas voir autrement !

Petit balade à Saint-Jean-Pied-de-Port et dans les environs

Saint-Jean-Pied-de-Port est une ville située en plein coeur du pays basque. C’est une étape importante pour les marcheurs qui se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle mais c’est aussi et surtout un bel endroit où il fait bon se promener. Nous avons profité du week-end du 14 juillet pour aller y faire un petit tour.

Après une longue balade dans la ville, nous avons été faire un petit tour dans la montagne, en direction d’Arnéguy. Des routes sinueuses, aucune maison, quelques bergeries, des chevaux et des moutons en liberté, un vrai bonheur !

Dans tout juste une semaine, je retourne en montagne pour une rando de quatre jours sur le GR10, du côté du Pic du Midi d’Ossau cette fois-ci. J’ai hâte !

La Rhune

La Rhune, c’est un incontournable du pays basque. J’y suis montée il y a une quinzaine d’années, pendant des vacances, sous un soleil d’enfer. J’en garde un souvenir terrible… Depuis que j’habite dans la région, je n’y étais jamais retournée à pied (en petit train, c’est de la triche), jusqu’à hier ! Et admirez la superbe vue arrivé au sommet :

Deux heures de monté et 700 mètres de dénivelé positif pour voir ça, c’est génial ! Heureusement, on a vu nos amis les Pottok, toujours fidèles au rendez-vous, eux.

Il y en a même un qui attendait l’ouverture de la venta Yasola. Cette venta est perdue en pleine montagne à la frontière franco-espagnole et accessible uniquement à pied. Quand on tombe dessus, on est un peu surpris de voir ça à cet endroit !

Grâce à un copain qui commence la traversée des Pyrénées à pied aujourd’hui et qui m’a demandé de lui cacher deux bouteilles d’eau dans une cabane où il va passer la prochaine nuit, j’ai découvert l’Arrano Xola, la cabane de la chasse aux vautours.

C’est un petit coin de paradis sur terre pour randonneurs désireux de faire une pause ou de passer la nuit à l’abri. Et en plus, le confort y est digne d’un trois étoiles !

A l’intérieur, on trouve un petit cahier caché sur une poutre dans lequel chacun peut écrire un mot. Je me suis régalée à lire ce livre d’or.

Au final, même si je n’ai pas vu la mer depuis le sommet de La Rhune, j’ai passé une fois de plus un agréable moment en montagne. Et puis, j’ai ressorti les chaussures de rando pour la première fois de la saison et ça, c’est le bonheur !

Une part de ciel – Claudie Gallay

Un manteau et des gants de femme rouges, une boule de neige tenue entre les mains comme un oisillon ou un objet fragile dont il faut prendre soin, je trouve que cette première de couverture donne vraiment envie de découvrir le dernier Claudie Gallay et correspond bien à l’atmosphère du roman.

L’atmosphère, parlons-en justement. Elle tient un place prépondérante, comme dans tous les récits de l’auteur. Ici, il y a la montagne et la neige mais aussi la vie dans une vallée isolée. A cela s’ajoutent des êtres fragiles qui se posent beaucoup de questions et que la vie a parfois malmenés.

Nous sommes au début du mois de décembre. Carole vient de recevoir une boule de neige de la part de Curtil, son père. Gaby, sa soeur et Philippe, son frère en ont reçu une eux aussi. C’est le signal du retour. Un rendez-vous sans date précise. Curtil va revenir dans le massif de la Vanoise, au village dans lequel il vivait avec sa femme et ses enfants. Enfin, c’est plutôt eux qui vivaient au Val-des-Seuls. Lui, il partait régulièrement sans que personne ne sache ni où ni pourquoi. Il revenait régulièrement et avait l’habitude de prévenir de son retour mais sans jamais donner de date précise. Sa famille pouvait ainsi l’attendre pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. 

Carole est partie vivre sa vie ailleurs. Aujourd’hui, elle est divorcée et ses deux filles sont grandes. Gaby et Philippe, eux, vivent toujours dans le village. Carole décide donc d’aller les rejoindre pour attendre avec eux le retour de leur père. Elle loue un gîte à côté de la scierie et du café pour quelques jours. Elle attend Curtil comme on attend Godot.

La neige, le froid et la montagne et les lacs gelés tiennent une place importante dans le roman. Tout comme les quelques personnes qui font partie de l’entourage de Carole et qui vivent dans cette vallée divisée par la création d’une piste de ski. Il y a Gaby qui habite seule avec La Môme dans un bungalow de misère et espère que Ludo, son homme, sortira bientôt de prison. Il y a Philippe qui est garde forestier et travaille sur un projet de sentier de randonnée qui suvrait la traversée d’Hannnibal à travers les Alpes. Il y a aussi Jean, l’amoureux d’enfance qui dame les pistes et dégage la neige des routes. Et puis aussi la Baronne et son chenil, Francky et son bar, la serveuse qui secoue ses draps à la fenêtre tous les matins entre 11 heures et midi, le vieux Sam, etc.

Soyons honnête, j’ai mis un peu de temps à renter dans l’atmosphère d’Une part de ciel. Il m’a fallu lire un bon tiers avant d’avoir du mal à refermer le livre pour faire autre chose. Et puis je me suis laissée porter par ce décor magnifique, par l’intimité de ces personnages, par ce rythme lent et douillet qui vous colle à la peau. Au final, je ne regrette absolument pas cette lecture et j’avoue que j’aurais bien aimé rester un peu plus longtemps dans ce cadre hors du temps.

GALLAY, Claudie, Une part de ciel, Actes Sud, 2013.

Le Mondarrain, encore un endroit magnifique dans le Pays Basque !

C’était dimanche dernier. Courageux, nous sommes partis pour 5h de marche dans la montagne basque, près d’Itxassou.

Point de départ de notre randonnée : le pas de Roland dont je vous ai déjà parlé ici.


La Nive

Notre destination : le Mondarrain

Rencontre avec un troupeau de pottioks, ces petits chevaux qui vivent en liberté, en montagne, dans le Pays Basque.

Les moutons sont eux aussi de la partie. Si on ne les voit pas, on entend les bêlements et le son des cloches. J’adore !

Sommet du Mondarrain

750m d’altitude -et autant de dénivelé depuis notre point de départ !-.

Une vue magnifique sur la vallée et l’océan.

Ah, que la montagne est belle…

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